
Une plateforme sud-coréenne de cryptomonnaies a annoncé la fin de ses opérations au 29 janvier 2024, invoquant un environnement commercial jugé difficile.
La plateforme a confirmé le maintien du support pour les retraits d’actifs des utilisateurs. L’avis de fermeture, publié sur le site officiel, cite l’environnement économique complexe comme raison de l’arrêt des activités. Par cette décision, la plateforme suit d’autres acteurs sud-coréens, notamment Cashierest et Coinbit, qui ont fermé en novembre. CoreDAX, quant à elle, a suspendu le trading en raison de difficultés financières.
Aujourd’hui, la plateforme avait déjà limité certains services et menait des mises à jour de sa marque et de ses systèmes pour améliorer la qualité de service. Elle a déclaré :
« Nous remercions sincèrement tous nos clients pour leur confiance. À nos utilisateurs fidèles, nous exprimons nos regrets et notre déception de ne plus pouvoir fournir de services de trading d’actifs virtuels. »
En janvier 2023, la plateforme a rompu sa relation avec sa société affiliée d’origine. Le président Jo Gukbong a repris la majorité détenue auparavant par le fondateur Lee Lin. La société prévoyait de changer de marque et de nom tout en continuant à proposer des services de trading de cryptomonnaies.
Le marché sud-coréen des cryptomonnaies est aujourd’hui dominé par quelques acteurs majeurs. Selon la Financial Services Commission, en juin 2023, les cinq principales plateformes — Upbit, Bithumb, Coinone, Korbit et Gopax — concentraient 99,6 % du volume des échanges domestiques. La Corée du Sud applique un cadre réglementaire strict, structuré par la révision de la loi sur la déclaration financière de 2021.
La réglementation impose aux plateformes nationales de s’associer à des banques locales pour fournir des services fiat-to-crypto. Ce dispositif vise à limiter les risques de blanchiment d’argent et de manipulation du marché. Cependant, cette plateforme et d’autres acteurs plus modestes n’ont pu obtenir de partenariat bancaire, se limitant ainsi à des services crypto-to-crypto.
La Loi sur la protection des investisseurs en actifs virtuels est entrée en vigueur en juillet 2024. Ce texte renforce les obligations des plateformes, qui doivent désormais conserver au moins 80 % des fonds utilisateurs ou actifs équivalents dans des cold wallets. Elles doivent aussi souscrire une assurance couvrant les utilisateurs en cas de piratage ou d’incident technique.
Ces nouvelles mesures illustrent la volonté de la Corée du Sud de renforcer le cadre réglementaire, pour protéger les investisseurs et garantir la stabilité du marché. Les plateformes qui ne peuvent répondre à ces exigences quittent le marché, accentuant la concentration du secteur.
Les utilisateurs sud-coréens peuvent accéder à de nombreuses plateformes internationales majeures, telles que Binance, Coinbase et Gate.com, ainsi qu’à d’autres plateformes globales. Elles proposent des paires de trading en won coréen, une large sélection de tokens et une forte liquidité pour répondre à la diversité des besoins des investisseurs.
Les cryptomonnaies ne sont pas interdites en Corée du Sud. Le gouvernement encadre le secteur, impose une licence aux plateformes et exige le respect des réglementations anti-blanchiment d’argent. Le trading de cryptomonnaies est autorisé, à condition de respecter les normes réglementaires en vigueur.
Binance ne propose plus de services aux utilisateurs sud-coréens. Les investisseurs locaux souhaitant échanger des cryptomonnaies doivent se tourner vers d’autres plateformes internationales ou vers des opérateurs nationaux conformes à la réglementation.











