
La plateforme d’analyse Bubblemaps a réalisé une étude approfondie portant sur 38 projets d’altcoins controversés, qui ont suscité une forte attention en raison de caractéristiques jugées problématiques. Ces projets présentent des signaux d’alerte similaires : forte concentration des portefeuilles, absence de transparence opérationnelle et effondrements spectaculaires des cours ayant occasionné d’importantes pertes pour les investisseurs. La méthodologie repose sur des outils avancés d’analyse blockchain permettant de retracer l’origine géographique de ces projets via l’examen de la distribution des portefeuilles, la localisation des équipes de développement et les informations d’enregistrement. L’objectif est d’apporter un éclairage sur les schémas géographiques associés aux projets de cryptomonnaies potentiellement frauduleux et de permettre aux investisseurs d’identifier les facteurs de risque liés à certaines régions ou structures opérationnelles.
L’étude révèle une forte concentration géographique des projets d’altcoins controversés. Selon les données Bubblemaps, plus de 50 % des projets analysés ont été lancés aux États-Unis, ce qui en fait la principale région d’origine de ces tokens à risque. L’Europe constitue la deuxième zone contributrice, suivie par l’Inde. Ce schéma suggère que les cadres réglementaires, les infrastructures technologiques et l’accès au marché dans ces régions favorisent, parfois involontairement, l’émergence de projets de cryptomonnaies à haut risque. La part importante des États-Unis est d’autant plus remarquable que le pays dispose d’un environnement réglementaire relativement mature, laissant penser que des acteurs sophistiqués exploitent les failles ou complexités juridiques. Les projets européens présentent des caractéristiques similaires, tandis que les tokens d’origine indienne se distinguent souvent par une volatilité rapide des prix.
L’évolution des prix de ces 38 altcoins illustre l’ampleur des pertes subies par les investisseurs concernés. La quasi-totalité des tokens a connu des chutes catastrophiques, comprises entre -97 % et -100 % par rapport à leur pic, entraînant l’effacement quasi total du capital engagé. On peut citer notamment MELANIA, qui a perdu toute sa valeur, CR7 Fake (un token contrefait exploitant l’image d’une célébrité), FRIES et ZEUS, tous ayant affiché des pertes proches ou équivalentes à -100 %. Le rapport détaille rigoureusement pour chaque projet le pays d’origine et le pourcentage de variation du prix, démontrant que ces pertes massives ne se limitent pas à une région donnée, mais affectent les projets américains, européens et indiens. Ce schéma universel de dépréciation extrême, quelle que soit l’origine géographique, souligne l’existence de faiblesses structurelles dans les fondamentaux, avec des facteurs récurrents tels que l’absence d’utilité réelle, des tokenomics manipulés ou des schémas coordonnés de pump-and-dump.
Les résultats de cette analyse Bubblemaps ont un impact considérable sur l’ensemble du secteur des cryptomonnaies et les dispositifs de protection des investisseurs. Les schémas de concentration des portefeuilles traduisent une mainmise coordonnée de groupes restreints d’initiés, capables de manipuler prix et liquidités. Les données géographiques constituent un outil précieux pour les autorités de régulation, qui peuvent ainsi cibler les schémas à risque et adapter leurs mesures de surveillance. Pour les investisseurs, cette étude rappelle l’importance essentielle de réaliser une due diligence approfondie avant d’investir dans un altcoin, en vérifiant les compétences de l’équipe, la répartition des tokens, et en évaluant l’utilité réelle ainsi que les indicateurs d’adoption. Les effondrements quasi totaux de ces projets montrent clairement que toutes les cryptomonnaies ne se valent pas et qu’en l’absence de mécanismes de transparence et de modèles économiques légitimes, les pertes sont inévitables. À l’avenir, la coordination réglementaire entre juridictions et l’amélioration des outils d’analyse blockchain seront déterminantes pour identifier et prévenir ces schémas frauduleux avant qu’ils ne provoquent des dégâts financiers majeurs.
Les altcoins désignent les cryptomonnaies autres que Bitcoin et Ethereum. Ces 38 altcoins se sont effondrés en raison du resserrement macroéconomique qui limite les flux de capitaux, de la domination des ETF Bitcoin absorbant la liquidité, et de l’absence de nouveaux récits porteurs. La consolidation du marché autour des grands acteurs a accéléré leur déclin.
Les altcoins controversés manquent généralement de technologie réelle ou de modèle économique viable, utilisent des noms trompeurs proches de projets populaires, s’appuient sur une promotion excessive sur les réseaux sociaux, impliquent des adresses à risque provenant d’escroqueries ou de jeux, manquent de transparence sur l’équipe et l’audit, et présentent des signes de concentration coordonnée des gros portefeuilles (« whale accumulation »).
Les investisseurs doivent diversifier leurs portefeuilles et analyser les fondamentaux des projets. Une chute de -100 % indique que le token est devenu sans valeur, souvent à la suite d’une fraude ou de l’échec du projet. Il est essentiel de surveiller le volume des échanges et la crédibilité de l’équipe.
Ces altcoins proviennent de différentes modifications et variantes du protocole Bitcoin. L’analyse met en évidence que certains projets présentent des indices clairs de fraude ou de failles techniques, comme des promesses trompeuses ou des vulnérabilités dans le code, ce qui a provoqué de fortes chutes de prix. Les risques varient selon les projets et nécessitent une évaluation spécifique.
Les altcoins sont associés à des risques nettement supérieurs en raison de leur volatilité accrue, de leur dépendance aux facteurs exogènes et de l’absence de soutien institutionnel. Les principales cryptomonnaies comme Bitcoin et Ethereum offrent une meilleure stabilité et attirent davantage d’investissements institutionnels, ce qui contribue à rendre leur comportement de marché plus prévisible.











