

Le front running désigne l’action de passer des ordres sur la base d’informations privilégiées afin de profiter des mouvements de marché qui précèdent l’exécution d’une transaction importante.
Sur les marchés des cryptomonnaies, le front running est courant sur les exchanges décentralisés (DEX), où des traders ou des bots tirent parti de la transparence des transactions et de la tolérance au slippage.
Pour se prémunir contre le front running, les traders DeFi peuvent réduire leur tolérance au slippage, privilégier des méthodes de transaction privées et utiliser des outils de protection MEV tels que les MEV blockers.
Le front running désigne, dans le secteur financier, une pratique de trading à la fois illégale et contraire à l’éthique. Elle consiste à exploiter une information confidentielle sur une transaction à venir pour en tirer un bénéfice personnel.
Le front running intervient lorsqu’un courtier, un trader ou un professionnel de la finance agit sur la base d’informations privilégiées. Son objectif est d’anticiper un ordre important en plaçant ses propres transactions, en pariant sur une évolution favorable du marché à l’exécution de la transaction principale.
Le front running implique généralement un courtier ou un trader disposant d’informations sur une transaction majeure à venir. Ces données sont confidentielles et non accessibles au public.
Le courtier, conscient de l’impact potentiel de la transaction sur le prix de l’actif, achète ou vend le même actif pour son propre compte avant d’exécuter l’ordre du client. Il se positionne ainsi pour profiter du mouvement de prix attendu.
Une fois l’ordre du client exécuté et le prix évoluant comme prévu, le courtier revend ses titres à un cours supérieur, réalisant ainsi un bénéfice rapide. Ce gain se fait au détriment du client et des autres intervenants du marché.
Le front running est interdit dans de nombreux pays pour plusieurs raisons majeures :
Exploitation d’informations confidentielles : Les professionnels de la finance ont l’obligation d’agir au mieux des intérêts de leurs clients. Utiliser des informations confidentielles à des fins personnelles viole cette confiance et leur devoir de loyauté.
Atteinte à l’intégrité du marché : Le front running fausse l’équité des marchés et confère un avantage indu à ceux disposant d’informations privilégiées. Cela compromet le principe d’égalité des chances entre tous les intervenants.
Préjudice pour les investisseurs : Les clients comme les autres participants peuvent subir des pertes financières à cause des manipulations de prix liées au front running. Cela crée un environnement déséquilibré où certains traders ont un avantage injuste.
Sur les marchés actions, les courtiers peuvent exploiter la connaissance d’ordres d’achat ou de vente importants pour réaliser des transactions à leur profit. Cette pratique est particulièrement répandue dans les environnements de trading haute fréquence, où l’accès aux ordres en attente offre un avantage compétitif notable.
Sur les marchés des matières premières ou des devises, le front running est pratiqué par des traders ayant accès à des informations sur des transactions majeures. Ces marchés sont d’autant plus vulnérables qu’ils sont décentralisés et caractérisés par des volumes importants.
Avec l’essor du trading de cryptomonnaies, le front running est devenu une préoccupation majeure. Il sévit surtout sur les plateformes décentralisées, où la transparence des transactions et l’automatisation favorisent ce type de stratégie.
Dans l’univers des cryptomonnaies, le front running prend la forme de transactions blockchain sur des plateformes de finance décentralisée (DeFi). Il est particulièrement courant sur les exchanges décentralisés (DEX) et les automated market makers (AMM), où les transactions sont orchestrées par des smart contracts et apparaissent sur la blockchain avant d’être confirmées.
Le déroulement type est le suivant :
Observation des transactions en attente : Sur les blockchains publiques, les transactions sont visibles avant confirmation. Des traders malveillants ou des bots surveillent le réseau pour détecter les opérations importantes en attente.
Envoi d’une transaction prioritaire : Sur Ethereum et BNB Chain, des bots paient des frais de gas plus élevés pour garantir le traitement prioritaire de leurs transactions. Sur Solana, le front running s’effectue généralement via les priority fees.
Obtention de la priorité de transaction : En augmentant les frais de gas, le trader malveillant s’assure que sa transaction est traitée avant celle de la cible. Ce positionnement est déterminant pour réussir la stratégie de front running.
Profit sur le mouvement de prix : Si la transaction en attente concerne l’achat massif d’un token, le front runner achète ce token au prix en vigueur. Lorsque l’ordre initial fait monter le cours, il revend le token avec une plus-value.
La tolérance au slippage correspond à la variation de prix qu’un trader accepte pour s’assurer de l’exécution de son ordre. Sur les marchés peu liquides, une tolérance élevée au slippage rend plus vulnérable au front running. Les traders qui fixent un slippage trop large ouvrent une fenêtre d’opportunité aux front runners, qui en tirent profit à leur dépens.
Solana rencontre également des problèmes de front running, principalement du fait du Maximal Extractable Value (MEV). Le MEV désigne les profits que des validateurs ou des bots peuvent générer en modifiant l’ordre des transactions dans un bloc. Cela offre aux front runners la possibilité de capter de la valeur sur les transactions d’autres utilisateurs.
Pour limiter les risques de front running sur le marché crypto, plusieurs stratégies peuvent être mises en œuvre :
Réduire la tolérance au slippage : Un paramétrage plus strict limite la plage de prix d’exécution et réduit l’exposition aux attaques de front running.
Utiliser des méthodes de transaction privées : Les solutions axées sur la confidentialité masquent les ordres aux bots et empêchent la détection des transactions en attente par les front runners.
Fractionner les ordres importants : Diviser une opération de grande ampleur en plusieurs ordres plus petits réduit la visibilité et complique la tâche des front runners.
Recourir à des outils de protection MEV : Les MEV blockers et les mempools privés apportent une couche de protection supplémentaire contre le front running et les pratiques extractives.
Le front running constitue une atteinte grave à l’éthique et à la confiance sur les marchés. Que ce soit dans la finance traditionnelle ou dans l’écosystème crypto, cette pratique compromet l’équité et l’intégrité du marché. Comprendre les mécanismes du front running et mettre en place des mesures de prévention permet aux traders, investisseurs et autorités de mieux protéger l’environnement de trading. À mesure que les marchés évoluent, la lutte contre le front running s’impose comme un enjeu crucial pour préserver la confiance et la sécurité des participants.
Le front running consiste à exécuter une transaction avant celle d’un autre utilisateur qui est encore en attente, dans le but de profiter du mouvement de prix. Le front runner identifie un ordre important dans le mempool, soumet une transaction avec des frais de gas plus élevés pour passer en priorité, puis profite de l’impact sur le prix avant que l’opération initiale ne soit traitée.
Le front running perturbe les marchés en manipulant artificiellement les prix, infligeant un slippage injuste aux utilisateurs ordinaires, gonflant les volumes de trading et sapant la confiance. Il permet à des acteurs malveillants de tirer profit au détriment des traders honnêtes, nuisant à l’intégrité du marché et aux mécanismes de découverte des prix équitables.
La détection du front running passe par l’analyse de schémas de trading à haute fréquence inhabituels et de suites de transactions suspectes. La prévention repose sur la réduction de la tolérance au slippage, l’utilisation de méthodes de transaction privées pour masquer les ordres, et le fractionnement des transactions importantes.
Le front running consiste à placer son ordre avant celui d’autrui afin de profiter d’un mouvement de prix. L’attaque sandwich va plus loin : l’attaquant place un ordre avant et un autre après la transaction cible. Tandis que le front running vise une transaction, l’attaque sandwich implique trois opérations pour manipuler les prix.
Solana et les DEX sur Ethereum sont particulièrement vulnérables au front running, en raison du MEV (Maximum Extractable Value) et de l’ordonnancement des transactions. Binance Smart Chain présente également des risques similaires de manipulation d’ordre.
Des cas concrets de front running incluent l’extraction de MEV sur les blockchains, lorsque des validateurs ou mineurs réordonnent les transactions pour leur profit. On retrouve également les attaques sandwich sur les DEX, où des attaquants insèrent des transactions avant et après celles des utilisateurs pour profiter des variations de prix. D’autres exemples concernent des employés de desks de trading exploitant l’avance d’informations sur de gros ordres avant leur exécution publique.
Non, ils ne peuvent pas éliminer complètement le front running. Les mempools privés et les mécanismes MEV-Burn limitent fortement les risques, mais ne résolvent pas l’intégralité du problème. D’autres dispositifs de protection restent indispensables.











