Elon Musk négocie un règlement avec la SEC concernant le retard de 2022 dans la divulgation de sa participation sur Twitter, ce qui est considéré comme la dernière étape pour lever les obstacles juridiques à l’introduction en bourse de SpaceX, valorisée à 1,75 billion de dollars ; en parallèle, X a payé une amende de 120 millions d’euros à l’Union européenne, et SpaceX AI ainsi que Tesla annoncent continuer à acheter massivement des puces NVIDIA.
(Précédent : La dette américaine dépasse 39 000 milliards de dollars, le rendement à 30 ans frôle 4,9 % ; mais le Japon, le Royaume-Uni et la Chine continuent d’augmenter leurs positions)
(Contexte supplémentaire : Trump dément toute implication dans le raid israélien « Je ne sais pas » : il n’y aura plus d’attaque contre le champ gazier de Naphar, mais toute provocation contre l’armée américaine entraînera une réplique sans précédent)
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Le compte à rebours pour l’IPO de SpaceX est entaché par un différend sur la divulgation des titres datant de trois ans — mais cette ombre semble s’éloigner. Selon AXIOS, citant des documents de la SEC, Musk négocie un règlement avec la SEC concernant le retard de mars à avril 2022 dans la divulgation de sa participation sur Twitter. La motivation principale : les banquiers de SpaceX veulent régler définitivement cette affaire juridique en suspens avant de lancer l’IPO.
En janvier 2025, la SEC a officiellement poursuivi Musk, l’accusant d’avoir tardé 21 jours à révéler sa participation supérieure à 5 % après l’acquisition de Twitter en 2022, dépassant ainsi le délai légal de 10 jours de plus de 100 %.
Ce délai de 11 jours n’a pas été sans coût — la SEC accuse Musk d’avoir profité de cette période pour continuer à acheter à bas prix, économisant ainsi plus de 500 millions de dollars en coûts d’achat. La SEC demande une amende civile et la restitution des 150 millions de dollars « économisés ».
Plus complexe encore, Musk a déclaré avoir rempli un formulaire « 13G » — destiné aux investisseurs passifs, indiquant « je suis un petit actionnaire, je n’interviens pas dans la gestion ». Cependant, ses actions ultérieures — achats massifs, acquisitions, licenciements — relèvent d’un engagement actif, qui aurait dû nécessiter le formulaire « 13D ». Musk affirme que ce retard était « purement involontaire » et accuse la SEC d’atteinte à sa liberté d’expression.
Il est à noter que l’avocat de Musk a indiqué ce mois-ci que le règlement en cours se fait sans la participation des avocats de la SEC, ce qui montre une communication très particulière entre les deux parties.
Par ailleurs, la pression réglementaire en Europe s’intensifie. La Commission européenne a confirmé que X a payé avant la date limite une amende de 120 millions d’euros, et a soumis un plan de correction concernant la vérification par badge bleu (Blue Check).
L’amende provient d’une enquête sur le Digital Services Act (DSA) de l’UE, qui a conclu que le système de vérification payante de X induisait en erreur les utilisateurs. Le paiement ne constitue pas une admission de culpabilité — X a aussi annoncé faire appel de cette décision, laissant la voie ouverte à une contestation.
Malgré la pression réglementaire, Musk a récemment exprimé publiquement son admiration pour NVIDIA, affirmant être un « super fan » de Jensen Huang et annonçant que SpaceX AI et Tesla continueront à acheter massivement des puces NVIDIA.
Ce commentaire est intriguant. Jusqu’ici, Tesla et xAI ont mis en avant le développement de leurs propres puces IA pour réduire leur dépendance aux fournisseurs externes. Maintenant, Musk loue NVIDIA et confirme ses achats, ce qui pourrait indiquer que la demande en puissance de calcul pour des projets comme Grok ou FSD ne peut pas être entièrement satisfaite en interne, ou que cela envoie un signal de « stabilité des investissements dans l’infrastructure IA » avant l’IPO de SpaceX.
Si la valorisation de SpaceX atteint réellement 1,75 billion de dollars, elle surpassera Meta et Tesla pour devenir la plus grande IPO technologique de l’histoire. La résolution de la SEC pourrait permettre de lever toute incertitude juridique, et les banquiers pourraient commencer la tournée de présentation dès juin.
Pour le marché des actifs cryptographiques, cela envoie plusieurs signaux : d’une part, si les investissements en puissance de calcul de Musk via ses entités (xAI, Tesla, SpaceX) continuent d’augmenter, la reprise de la tolérance au risque dans les actions technologiques et la thématique du calcul pourrait stimuler l’ensemble du marché ; d’autre part, si l’IPO de SpaceX se réalise à un bon prix, cela validera à nouveau l’idée d’un « premium de liquidité pour les grandes entreprises technologiques », renforçant la position des crypto-monnaies à grande capitalisation comme le Bitcoin dans l’allocation institutionnelle.
Une fois les obstacles réglementaires levés, l’empire technologique de Musk pourrait entrer dans une nouvelle phase plus transparente et plus orientée marché.