L'ukrainisation de la situation en Iran : un complot de Trump ?

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Auteur : ariel reyez romero ; Source : X, @ReyezAriel

« La guerre n’a pas pour but de gagner, mais de la maintenir. » — Orwell

La guerre contre l’Iran, peut-être, est justement cela.

La guerre contre l’Iran ne se limite pas au champ de bataille. Elle ressemble davantage à une variable contrainte par le système financier, intégrée entre les prix des actifs, les taux d’intérêt, l’inflation et la liquidité, dont l’évolution dépend de la capacité du marché à supporter la pression.

一、Pourquoi les États-Unis « ne résolvent pas » le problème iranien

Si un problème peut être résolu mais ne l’est pas depuis longtemps, ce n’est généralement pas une question de capacité, mais de structure.

Le problème iranien en est un exemple.

Sur le plan militaire, les États-Unis ont la capacité de détruire rapidement les infrastructures clés de l’Iran. Sur le plan politique, il existe aussi une fenêtre d’opportunité.

Mais ce problème est toujours « géré » plutôt que « résolu ».

La raison est simple : résoudre le problème pourrait déstabiliser un système qui profite aux États-Unis.

Un Iran complètement résolu au Moyen-Orient signifierait :

  • La perte de la prime de risque sur le prix du pétrole ;

  • La réévaluation des marchés de l’énergie ;

  • La baisse des besoins en sécurité géopolitique ;

  • La contraction cyclique des commandes militaires.

Ces changements se répercuteraient directement sur les variables clés américaines : les prix des actifs, les profits des entreprises et la stabilité financière.

En d’autres termes, la paix n’est pas forcément la meilleure solution.

二、Les véritables contraintes de la guerre : pas la puissance militaire, mais le marché

Pour Trump et les États-Unis, la guerre contre l’Iran comporte trois frontières invisibles :

  • Le marché boursier ne doit pas entrer en baisse tendancielle (effet richesse) ;

  • Le prix du pétrole ne doit pas devenir incontrôlable (chaîne inflationniste) ;

  • La liquidité ne doit pas poser problème (stabilité du système).

Ces trois éléments constituent les « frontières financières » de la guerre.

Les ménages américains ont leurs actifs fortement liés au marché boursier, le financement des entreprises dépend de la liquidité, et l’inflation influence directement la dynamique politique.

Une fois ces frontières franchies, il ne s’agit plus d’une guerre, mais d’un risque systémique.

Ainsi, ce qui détermine réellement l’intensité de la guerre, ce n’est pas la puissance militaire, mais : la capacité du marché à supporter la volatilité.

La guerre est déjà « anticipée » avant même son déclenchement ; elle est donc aussi « qualifiée » avant même de commencer.

三、Ce n’est pas une guerre, mais un contrôle

Sous ces contraintes, la stratégie optimale des États-Unis au Moyen-Orient n’est pas la victoire, mais le contrôle. Ce n’est ni une paix totale, ni une guerre totale, mais un état de tension durable et modulable.

Elle présente plusieurs caractéristiques :

  • Elle peut s’intensifier ou se calmer ;

  • Elle ne se terminera pas rapidement ;

  • Elle ne deviendra pas totalement hors de contrôle (dans la majorité des cas).

Ce mode de fonctionnement offre une série de bénéfices stables :

  • La prime de risque sur le détroit d’Ormuz soutient les prix de l’énergie ;

  • La dépendance continue des alliés européens et asiatiques à la sécurité ;

  • Le système de défense militaire reçoit des commandes à long terme ;

  • Les systèmes ISR et militaires basés sur l’IA évoluent en continu lors de conflits de faible intensité ;

  • La possibilité de montée en puissance à tout moment pour neutraliser le plus grand concurrent.

Ce n’est pas une guerre, mais plutôt une structure géopolitique opérationnelle.

四、La ligne rouge de Trump : pas la victoire, mais le marché

Dans ce cadre, la contrainte principale de Trump ne se trouve pas sur le champ de bataille, mais sur le marché.

Sa ligne rouge n’est pas la victoire, mais : que le marché boursier ne s’effondre pas, que le prix du pétrole ne s’emballe pas, que la liquidité ne se tarisse pas.

Tant que ces trois conditions ne sont pas violées, le conflit peut exister.

Cela explique une stratégie apparemment paradoxale : l’action peut être ferme, mais doit rester contrôlable ; le conflit peut s’intensifier, mais ne doit pas devenir hors de contrôle ; le pire n’est pas l’échec, mais la désorganisation du marché.

Même en cas d’issue « sans résultat », le régime iranien reste en place, la région demeure tendue, mais cela n’a pas d’importance, car l’objectif central du système est atteint :

  • La tension est maintenue ;

  • Les alliés sont liés ;

  • Les adversaires (notamment les pays dépendants de l’énergie) sont contraints.

C’est une stratégie de « ne pas perdre d’abord, puis de chercher à gagner ». Mais la définition de la victoire a changé. Dès que Trump déclenche une opération, peu importe le résultat, la victoire ou la défaite sont déjà décidées.

五, Externalisation de la sécurité et partage des coûts

Dans une structure plus large, les États-Unis n’ont pas besoin d’assumer seuls le coût.

Ils favorisent un mécanisme :

  • Externalisation de la sécurité ;

  • Partage des coûts ;

  • Coopération multinationale.

En créant ou en maintenant l’incertitude, ils incitent leurs alliés à continuer à investir dans la sécurité. Par ailleurs, via des systèmes technologiques (défense antimissile, systèmes d’alerte précoce, etc.), ils créent une dépendance.

Plus le monde est instable, plus cette dépendance se renforce.

L’ordre ne se construit pas en éliminant le risque, mais en le gérant.

六、Le vrai risque : la perte de contrôle du système

Le problème, c’est que tout système sous contrôle précis a ses limites. Lorsqu’on dépasse ces limites, le système entre rapidement dans un état non linéaire.

L’Iran en est conscient. Sa stratégie n’est pas de rivaliser avec la supériorité américaine, mais de tester constamment les limites.

Car il sait que le plus grand risque pour les États-Unis n’est pas la guerre elle-même, mais la perte de contrôle de la guerre.

C’est ce qu’on appelle le risque de queue (tail risk).

Mais la probabilité qu’il se produise reste faible, car la Garde révolutionnaire, aussi, est composée d’êtres humains avec des intérêts. Tant qu’il y a des intérêts, il y a possibilité de compromis.

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