Comment une opération de redevance énergétique a fait fuir un investisseur majeur : l'histoire de la vente massive de $12M Viper Energy

Lorsque les investisseurs institutionnels quittent discrètement leurs positions, cela raconte souvent une histoire qui vaut la peine d’être écoutée. Récemment, le groupe Nemes Rush basé dans le Michigan a clôturé son investissement dans Viper Energy (NASDAQ : VNOM), une démarche qui soulève d’importantes questions sur la direction des flux de capitaux dans le marché de l’énergie actuel.

La sortie : par les chiffres

Le 13 novembre, un dépôt auprès de la Securities and Exchange Commission (SEC) a révélé que Nemes Rush Group avait entièrement liquidé ses avoirs en Viper Energy au cours du T3, en cédant 319 503 actions d’une valeur d’environ 12,18 millions de dollars. La position, qui représentait 1,33 % des actifs reportables du fonds, est désormais réduite à zéro.

Le timing est notable : les actions de Viper Energy ont chuté d’environ 20 % au cours de l’année écoulée, enregistrant un retard significatif par rapport à la hausse de 15,5 % du S&P 500 sur la même période. Il ne s’agissait pas d’un simple ajustement pour sous-performance — c’était un départ complet.

Comprendre le modèle économique de Viper Energy

Pour saisir cette sortie, il est utile de comprendre ce que fait réellement Viper Energy. La société ne forage pas de puits ni ne développe d’infrastructures. Elle possède et gère des intérêts miniers dans les bassins pétroliers et gaziers clés des États-Unis, notamment le Permian Basin et la formation Eagle Ford Shale. Elle fonctionne comme un collecteur de redevances : les opérateurs extraient le pétrole et le gaz des terrains de Viper, et la société reçoit des paiements en fonction des volumes de production.

Ce modèle présente de solides avantages opérationnels. Viper Energy a généré 1,19 milliard de dollars de revenus sur douze mois, avec un bénéfice net de 243,66 millions de dollars. Au T3 seul, la société a produit plus de 108 000 barils équivalent pétrole par jour et a affiché $165 millions de dollars en trésorerie disponible pour distribution en pro forma. La société a redistribué 85 % de cette trésorerie aux actionnaires via un dividende de base et variable de 0,58 dollar par action, ainsi que $90 millions de dollars en rachats d’actions — créant un rendement annualisé supérieur à 6 % à des prix récents.

Sur le papier, c’est un moteur de revenu puissant : stable, générant de la trésorerie, et favorable aux actionnaires.

Pourquoi la performance boursière ne correspond pas aux fondamentaux

Pourtant, il existe une déconnexion : les résultats du T3 comprenaient une perte nette, principalement due à des charges d’amortissement non monétaires liées à des transferts d’actifs — et non à une faiblesse opérationnelle sous-jacente. L’activité fonctionnait bien, mais le bilan a subi un coup dur qui a effrayé le marché.

Viper Energy se négocie aujourd’hui à 38,48 dollars par action. Pour un fonds diversifié détenant une position représentant moins de 2 % des actifs, une chute de 20 % crée un point de décision : conserver pour une reprise opérationnelle ou réallouer le capital ailleurs ? Pour Nemes Rush Group, la réponse était claire.

La santé du portefeuille d’un fonds diversifié

Cela ne signifie peut-être pas un doute fondamental sur le modèle économique de Viper Energy. Les sorties institutionnelles de positions inférieures à 2 % après des ventes massives représentent souvent un rééquilibrage de portefeuille plutôt qu’un changement de conviction. Un fonds qui réduit ses positions dans ses holdings technologiques — AVGO ($55,44M, 5,5 % de l’AUM), AAPL ($52,14M, 5,2 %), MSFT ($42,41M, 4,2 %), GOOGL ($38,28M, 3,8 %), et NVDA ($37,42M, 3,7 %) — peut simplement réorienter ses investissements vers des paris à plus forte conviction.

La leçon plus large pour les investisseurs en revenu

Ce qui rend cette sortie remarquable, ce n’est pas la mécanique — c’est ce qu’elle révèle sur la tolérance au risque des investisseurs. Les entreprises de redevances convertissent l’exposition aux matières premières en distributions de cash et rachats d’actions, mais leur cours reste volatile. Lorsque cette volatilité s’intensifie, même les opérateurs de qualité ressentent la pression. La question pour les investisseurs à long terme : Viper Energy offre-t-elle une décote temporaire avec un rendement de 5,5 % attractif, ou le début d’une sous-performance à plus long terme ?

Avec 1,19 milliard de dollars de revenus annuels et des retours de capital constants, le cas de base reste solide. Mais comme le suggère le départ de Nemes Rush, la patience face à la volatilité du cours a ses limites — même lorsque les fondamentaux tiennent bon.

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