## Les pourparlers de paix font plonger le pétrole brut ; plusieurs vents contraires pèsent sur les marchés de l'énergie



Les matières premières énergétiques ont connu une forte correction vendredi alors que les signaux de négociation entre l'Ukraine et la Russie ont suscité un sentiment de prudence sur l'ensemble des marchés. Le contrat de pétrole brut WTI de février (CLG26) a reculé de -1,61 point pour clôturer en baisse de -2,76 %, tandis que l'essence RBOB de février (RBG26) a chuté de -0,0467 ou -2,66 %. La faiblesse était centrée sur les développements diplomatiques, avec le président ukrainien Zelensky annonçant son intention de rencontrer le président Trump dimanche en Floride pour faire avancer un cadre de paix proposé, qui serait apparemment à 90 % achevé, sous réserve de négociations avec Washington, Moscou et les acteurs européens.

Cependant, tous les moteurs n'ont pas poussé les prix à la baisse. Plusieurs facteurs ont continué à soutenir la valorisation du brut malgré le dégel géopolitique. L'armée américaine a intensifié ses opérations antiterroristes au Nigeria — un membre de l'OPEP — par des frappes coordonnées contre des cibles de l'EI, dans le cadre d'efforts plus larges contre l'insurrection régionale. De plus, Washington a maintenu son blocus maritime contre les pétroliers sanctionnés facilitant les exportations de brut vénézuélien. La Coast Guard a contraint le navire sanctionné Bella 1 à abandonner son approche des eaux vénézuéliennes et à faire marche arrière dans l'Atlantique, avec des actifs navals américains surveillant la zone dans le cadre de la stratégie de confinement de l'administration Trump.

**Les contraintes d'approvisionnement offrent un plancher aux prix**

Les perturbations de la production continuent de façonner le paysage des matières premières. Les forces ukrainiennes ont mené des campagnes soutenues de drones et de missiles ciblant environ 28 installations de raffinage russes au cours du dernier trimestre, limitant considérablement la capacité d'exportation. Les attaques maritimes se sont également intensifiées, avec au moins six tankers frappés en mer Baltique depuis la fin novembre. Ces opérations offensives, combinées aux sanctions accrues des États-Unis et de l'UE visant l'infrastructure pétrolière russe et les navires de transport, ont significativement limité les approvisionnements énergétiques en provenance des grands producteurs.

L'OPEP+ a renforcé sa position prudente le 30 novembre, en confirmant ses plans de pause dans l'expansion de la production tout au long du premier trimestre 2026. Bien que le cartel ait autorisé une augmentation modeste de +137 000 b/j par mois pour décembre, les trimestres suivants verront une gelée des volumes alors que la demande mondiale de brut se modère. Le groupe continue de travailler sur un objectif de restauration de 1,2 million de b/j à partir des coupures de production antérieures, tandis que l'Agence Internationale de l'Énergie prévoit un surplus inédit de 4,0 millions de b/j en 2026.

**Les données sur les stocks et la production montrent des signaux mitigés**

Les dernières statistiques de l'EIA révèlent que les stocks restent plus serrés que la norme saisonnière. Au 12 décembre, les stocks de brut étaient en baisse de -4,0 % par rapport à la moyenne sur 5 ans, les stocks d'essence étaient en baisse de -0,4 % par rapport à la moyenne, et les stocks de distillats étaient inférieurs de -5,7 % aux attentes saisonnières. La production de brut aux États-Unis a légèrement diminué de -0,1 % semaine après semaine, atteignant 13,843 millions de b/j, restant cependant proche du record de novembre à 13,862 millions de b/j. L'EIA a relevé son estimation de production pour 2025 à 13,59 millions de b/j.

Par ailleurs, les données de Baker Hughes montrent que le nombre de plateformes pétrolières actives aux États-Unis a augmenté de trois unités pour atteindre 409 pour la semaine se terminant le 26 décembre, bien que ce chiffre reste fortement inférieur au pic de décembre 2022 à 627 plateformes. Sur le marché des tankers, les stocks de brut stationnaires — navires inactifs depuis sept jours ou plus — ont diminué de 7 % semaine après semaine, pour atteindre 107,15 millions de barils au 19 décembre, ce qui suggère une meilleure absorption de la demande.

La production de l'OPEP en novembre a reculé de 10 000 b/j pour atteindre 29,09 millions de b/j. L'organisation a également révisé ses perspectives pour le troisième trimestre, passant d'un déficit prévu à un excédent prévu, car la production américaine de brut a dépassé les attentes. Le cartel estime désormais un surplus mondial de 500 000 b/j contre un déficit prévu le mois précédent.
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