Royal Caribbean peut-il naviguer sur la montée du marché des croisières en 2026 ?

Une dynamique opérationnelle forte en avant

Royal Caribbean Cruises (NYSE : RCL) connaît un succès opérationnel sans précédent qui défie la volatilité typique de l’industrie des croisières. La société a atteint un taux d’occupation de 112 % au troisième trimestre 2025, démontrant que la demande pour les vacances en croisière reste robuste malgré les incertitudes économiques plus larges.

Cette performance exceptionnelle a incité l’opérateur de croisières à lancer deux nouveaux navires en août et novembre 2025, répondant directement à l’appétit croissant des clients. Plus révélateur encore, les tendances de réservation pour 2026 dépassent celles de 2025 à périodes équivalentes, suggérant que la société fait face à une pression décroissante pour pratiquer des remises agressives — un levier critique pour la marge, tant en termes de revenus qu’en rentabilité.

La reprise financière s’accélère malgré le surendettement

Le tableau financier raconte une histoire convaincante. Royal Caribbean a généré environ $14 milliard de dollars de revenus au cours des trois premiers trimestres 2025, enregistrant une hausse de 7 % en glissement annuel tout en maintenant une gestion disciplinée des coûts. La réussite phare : une réduction de 45 % des dépenses d’intérêts par rapport à l’année précédente, ce qui s’est traduit par 3,5 milliards de dollars de bénéfice net — une amélioration de 51 %.

Cette trajectoire est importante car Royal Caribbean a accumulé près de 20,8 milliards de dollars de dette pendant la pandémie pour soutenir ses opérations, et les contraintes de capital restent réelles. Cependant, le refinancement agressif de la dette et le remboursement régulier ont commencé à réduire significativement le fardeau financier. Le niveau actuel de dette de 20,8 milliards de dollars n’est que légèrement inférieur à celui de 21,4 milliards de dollars l’an dernier, mais la forte baisse des coûts de service de la dette prouve que la direction met en œuvre une stratégie de désendettement efficace.

La valorisation et la position concurrentielle créent un paradoxe

Avec une capitalisation boursière dépassant $80 milliard — plus du double de Carnival — Royal Caribbean a surperformé le S&P 500 au cours des douze derniers mois, malgré la domination du deuxième plus grand volume de passagers dans l’industrie. Son ratio P/E de 20x semble raisonnable jusqu’à ce qu’il soit comparé au secteur global des croisières.

L’émergence de Viking Holdings représente un défi notable. Bien que Viking contrôle moins de 1 % des passagers en croisière, sa position haut de gamme capte plus de 4 % des revenus de l’industrie, démontrant un pouvoir de fixation des prix. Cotée à un multiple de 34x les bénéfices, Viking attire les investisseurs cherchant une exposition à une clientèle de loisirs haut de gamme, moins vulnérable aux ralentissements économiques. Le modèle traditionnel de milieu de gamme de Royal Caribbean, bien que supérieur opérationnellement, subit une pression de valorisation face à ce concurrent plus agile.

La résilience économique sera mise à l’épreuve

Historiquement, la demande en croisière s’est révélée résiliente en période de récession, et les réservations solides actuelles suggèrent que ce schéma pourrait perdurer. Cependant, une faiblesse économique prolongée pourrait modifier le comportement des consommateurs, notamment pour les voyages de loisir. Les importantes obligations de dette de Royal Caribbean laissent peu de flexibilité financière si les marges se compressent.

La capacité de la société à déployer continuellement du capital pour la construction de nouveaux navires tout en remboursant sa dette témoigne de sa confiance opérationnelle, mais la patience des investisseurs a ses limites. La question est de savoir si 2026 maintiendra un pouvoir de fixation des prix soutenu ou cédera à la pression des remises.

Perspectives pour 2026 : une progression modérée attendue

Royal Caribbean semble positionnée pour des gains modestes d’ici 2026, en supposant que les conditions économiques restent stables et que les tendances de la demande se maintiennent. La combinaison de réservations solides, d’un meilleur service de la dette et d’une valorisation raisonnable crée une base pour une appréciation progressive. L’écart important entre le multiple de 20x de Royal Caribbean et le multiple de 34x de Viking laisse penser qu’un potentiel de valorisation modérée reste disponible.

Cependant, les risques persistent. Les niveaux d’endettement restent importants par rapport à la valeur comptable (10,3 milliards de dollars), et une détérioration économique pourrait rapidement compromettre les réservations à venir. Les investisseurs devraient considérer cela comme une position de croissance modérée plutôt qu’une opportunité de constitution de richesse agressive — une qui permet à la compagnie de croisière de continuer à avancer, mais prudemment.

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