En 2014, un jeune Canadien nommé Alexandre Cazes a créé la plateforme AlphaBay sur le dark web. Ce marché a rapidement surpassé la précédente “Silk Road” pour devenir le plus grand centre de commerce clandestin au niveau mondial. À son apogée, AlphaBay rassemblait plus de 40 000 vendeurs et 200 000 utilisateurs, avec un volume d’affaires quotidien atteignant plusieurs millions de dollars.
drogues, faux documents, logiciels malveillants, blanchiment d’argent — presque toutes les marchandises illégales y étaient échangées. Cazes réalisait d’énormes profits en prélevant des commissions, avec un revenu annuel atteignant plusieurs millions. Il achetait des villas, des voitures de luxe à Bangkok, investissait dans l’hôtellerie, semblant être un homme d’affaires prospère. Mais personne ne savait que ce génie de la technologie contrôlait en réalité le pouls du marché noir mondial.
La difficulté des forces de l’ordre à suivre la piste
L’anonymat d’AlphaBay était presque parfait. Des serveurs répartis dans le monde entier, communications cryptées, identités anonymes, paiements en Bitcoin — tout cela rendait la traque extrêmement difficile. Les agences internationales ont tenté à plusieurs reprises de faire tomber la plateforme, sans succès. Des agents ont essayé d’acheter des produits interdits sur le dark web pour remonter à la source, même en utilisant des adresses d’expédition, mais le “roi du dark web” semblait invulnérable.
Un e-mail fatal
Le tournant crucial est survenu en 2017. Lors de la création d’AlphaBay, Cazes a commis une erreur apparemment insignifiante : les nouveaux utilisateurs recevaient un e-mail de bienvenue, qui révélait son adresse email réelle. Bien qu’il ait rapidement corrigé cette faille, le mal était fait.
Un informateur anonyme a sauvegardé cet e-mail et l’a transmis aux autorités. Ce détail apparemment mineur est devenu la clé pour ouvrir la porte. Grâce à cette adresse, les enquêteurs ont pu remonter à ses comptes sur les réseaux sociaux, retrouver des photos et vidéos de sa jeunesse, et finalement identifier sa véritable identité — Alexandre Cazes, originaire du Québec, Canada.
Une enquête plus approfondie a révélé que Cazes était autrefois développeur de logiciels libres, et qu’il gérait une entreprise technologique. Ces indices ont progressivement dirigé l’enquête vers Bangkok, en Thaïlande.
Une arrestation soigneusement planifiée
En juillet 2017, le FBI, la police royale thaïlandaise et d’autres agences internationales ont surveillé Cazes. Ils ont recueilli des informations sur ses habitudes quotidiennes, et ont finalement orchestré un “accident” ingénieux — une voiture de police a percuté la porte de sa résidence pour l’attirer dehors. Lorsqu’il est sorti pour enquêter, une dizaine d’agents l’ont instantanément encerclé.
Ce qui a été le plus critique, c’est que son ordinateur était déverrouillé. Les agents y ont découvert des comptes cryptés, des mots de passe clés et l’adresse des serveurs du dark web — la clé de tout l’empire contrôlé par Cazes, qui est ainsi tombée entre les mains de la justice.
L’effondrement de l’empire, le mystère demeure
Le 4 juillet 2017, le ministère américain de la Justice a annoncé la fermeture d’AlphaBay. Alexandre Cazes a été arrêté en Thaïlande, face à des accusations de trafic de drogue, de vol d’identité, de blanchiment d’argent, et autres. Cependant, alors qu’il attendait son extradition vers les États-Unis, Cazes est décédé en prison à Bangkok — la version officielle évoque un suicide.
Avec la chute de Cazes, les autorités ont confisqué ses actifs valant plusieurs millions, comprenant des cryptomonnaies, des voitures de luxe et des biens immobiliers. Mais le dark web ne s’est pas tu. De nouveaux marchés émergent sans cesse, et cette “guerre du chat et de la souris” entre la police et les opérateurs du marché noir continue.
La chute d’un empire naît souvent d’un tout petit oubli. Cazes, maître dans l’art de dissimuler son identité, a trébuché sur une petite erreur initiale. Et le prochain “roi du dark web” est-il déjà en train de se lever dans l’ombre ? La réponse restera peut-être à jamais inconnue.
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Comment un seul e-mail peut faire tomber l'empire du dark web : l'arrogance technologique d'Alexandre Cazes
L’Empire AlphaBay émergeant des ombres
En 2014, un jeune Canadien nommé Alexandre Cazes a créé la plateforme AlphaBay sur le dark web. Ce marché a rapidement surpassé la précédente “Silk Road” pour devenir le plus grand centre de commerce clandestin au niveau mondial. À son apogée, AlphaBay rassemblait plus de 40 000 vendeurs et 200 000 utilisateurs, avec un volume d’affaires quotidien atteignant plusieurs millions de dollars.
drogues, faux documents, logiciels malveillants, blanchiment d’argent — presque toutes les marchandises illégales y étaient échangées. Cazes réalisait d’énormes profits en prélevant des commissions, avec un revenu annuel atteignant plusieurs millions. Il achetait des villas, des voitures de luxe à Bangkok, investissait dans l’hôtellerie, semblant être un homme d’affaires prospère. Mais personne ne savait que ce génie de la technologie contrôlait en réalité le pouls du marché noir mondial.
La difficulté des forces de l’ordre à suivre la piste
L’anonymat d’AlphaBay était presque parfait. Des serveurs répartis dans le monde entier, communications cryptées, identités anonymes, paiements en Bitcoin — tout cela rendait la traque extrêmement difficile. Les agences internationales ont tenté à plusieurs reprises de faire tomber la plateforme, sans succès. Des agents ont essayé d’acheter des produits interdits sur le dark web pour remonter à la source, même en utilisant des adresses d’expédition, mais le “roi du dark web” semblait invulnérable.
Un e-mail fatal
Le tournant crucial est survenu en 2017. Lors de la création d’AlphaBay, Cazes a commis une erreur apparemment insignifiante : les nouveaux utilisateurs recevaient un e-mail de bienvenue, qui révélait son adresse email réelle. Bien qu’il ait rapidement corrigé cette faille, le mal était fait.
Un informateur anonyme a sauvegardé cet e-mail et l’a transmis aux autorités. Ce détail apparemment mineur est devenu la clé pour ouvrir la porte. Grâce à cette adresse, les enquêteurs ont pu remonter à ses comptes sur les réseaux sociaux, retrouver des photos et vidéos de sa jeunesse, et finalement identifier sa véritable identité — Alexandre Cazes, originaire du Québec, Canada.
Une enquête plus approfondie a révélé que Cazes était autrefois développeur de logiciels libres, et qu’il gérait une entreprise technologique. Ces indices ont progressivement dirigé l’enquête vers Bangkok, en Thaïlande.
Une arrestation soigneusement planifiée
En juillet 2017, le FBI, la police royale thaïlandaise et d’autres agences internationales ont surveillé Cazes. Ils ont recueilli des informations sur ses habitudes quotidiennes, et ont finalement orchestré un “accident” ingénieux — une voiture de police a percuté la porte de sa résidence pour l’attirer dehors. Lorsqu’il est sorti pour enquêter, une dizaine d’agents l’ont instantanément encerclé.
Ce qui a été le plus critique, c’est que son ordinateur était déverrouillé. Les agents y ont découvert des comptes cryptés, des mots de passe clés et l’adresse des serveurs du dark web — la clé de tout l’empire contrôlé par Cazes, qui est ainsi tombée entre les mains de la justice.
L’effondrement de l’empire, le mystère demeure
Le 4 juillet 2017, le ministère américain de la Justice a annoncé la fermeture d’AlphaBay. Alexandre Cazes a été arrêté en Thaïlande, face à des accusations de trafic de drogue, de vol d’identité, de blanchiment d’argent, et autres. Cependant, alors qu’il attendait son extradition vers les États-Unis, Cazes est décédé en prison à Bangkok — la version officielle évoque un suicide.
Avec la chute de Cazes, les autorités ont confisqué ses actifs valant plusieurs millions, comprenant des cryptomonnaies, des voitures de luxe et des biens immobiliers. Mais le dark web ne s’est pas tu. De nouveaux marchés émergent sans cesse, et cette “guerre du chat et de la souris” entre la police et les opérateurs du marché noir continue.
La chute d’un empire naît souvent d’un tout petit oubli. Cazes, maître dans l’art de dissimuler son identité, a trébuché sur une petite erreur initiale. Et le prochain “roi du dark web” est-il déjà en train de se lever dans l’ombre ? La réponse restera peut-être à jamais inconnue.