D’un point de vue historique, l’or a toujours joué un rôle clé. Ses propriétés physiques uniques — haute densité, forte ductilité, durabilité exceptionnelle — en font non seulement un moyen d’échange, mais aussi le favori dans la joaillerie et l’industrie. Mais ce qui a réellement changé le destin de l’or, c’est la révolution monétaire de 1971.
Du système de Bretton Woods à la flottation libre : le chemin de la libération de l’or
Le 15 août 1971, le président américain Nixon annonce la rupture du lien entre le dollar et l’or, mettant fin à 27 ans de système de Bretton Woods. Dans ce système, le prix de l’or était gelé à 35 dollars l’once, le dollar servant de bon d’échange contre l’or.
Au moment de la rupture, l’or entame véritablement son parcours de marché libre. Au cours des 50 dernières années, le prix de l’or a connu quatre vagues de croissance spectaculaires :
Première vague (1970-1975) : de 35 dollars à 183 dollars, une hausse de plus de 400 %. La confiance dans le dollar s’érode, aggravée par la crise pétrolière, faisant de l’or une valeur refuge de premier choix.
Deuxième vague (1976-1980) : de 104 dollars à 850 dollars, une hausse de 700 %. La crise au Moyen-Orient, les turbulences géopolitiques, l’inflation mondiale élevée, ont encore renforcé l’or comme arme contre l’inflation. Mais les 20 années suivantes, il est resté en sommeil, oscillant entre 200 et 300 dollars.
Troisième vague (2001-2011) : de 260 dollars à 1921 dollars, encore une hausse de 700 %. Les événements du 11 septembre, la lutte anti-terroriste mondiale, la crise financière de 2008, la politique de QE de la Fed ont tous contribué à faire grimper le prix de l’or.
Quatrième vague (2015 à aujourd’hui) : de 1060 dollars, avec un pic à plus de 2000 dollars, puis une nouvelle poussée au-delà. Taux négatifs, dédollarisation, conflit russo-ukrainien, tensions au Moyen-Orient — chaque événement Black Swan mondial a alimenté une nouvelle dynamique haussière pour l’or.
2024-2025 : une accélération historique
Les tendances récentes ont dépassé toutes les prévisions. En 2024, la hausse annuelle dépasse 104 %, et en 2025, de début d’année à octobre, le prix est passé de 2690 dollars à 4300 dollars, battant de nouveaux records historiques.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : depuis 1971, l’or a augmenté de plus de 120 fois. Pendant ce temps, le Dow Jones est passé d’environ 900 points à près de 46000 points, soit une multiplication par environ 51. Cela signifie qu’à long terme, le rendement de l’or n’est pas inférieur à celui des actions, voire parfois supérieur.
Mais il y a un piège crucial — l’augmentation du prix de l’or n’est pas répartie uniformément. Entre 1980 et 2000, l’or, comme asset oublié, stagnait dans une fourchette étroite de 200-300 dollars. Si vous avez conservé votre position durant ces 20 ans, votre rendement aurait été presque nul. C’est pourquoi certains disent que l’or ne convient pas à une stratégie buy-and-hold à long terme.
Cinq voies pour investir dans l’or
Or physique, carnet d’épargne or, ETF or, contrats à terme et CFD — chaque méthode a ses avantages et inconvénients.
L’or physique est le plus direct, mais aussi le moins pratique. Le carnet d’épargne or ressemble à une ancienne bon d’échange en dollars, pratique mais avec un écart de prix élevé. Les ETF or offrent une meilleure liquidité, mais la gestion des frais peut éroder la performance en période de stagnation prolongée.
Les contrats à terme et CFD sont préférés par les traders à court terme. Ces produits permettent une opération bidirectionnelle, avec possibilité de prendre des positions longues ou courtes, à faible coût et avec un levier flexible. Pour les petits investisseurs, ces outils permettent de contrôler une position plus importante avec un capital limité, pour capter les fluctuations à court terme.
Quelle que soit la méthode choisie, l’essentiel est de maîtriser le timing — suivre la tendance haussière en achetant lors des phases de marché favorable, oser vendre à la baisse, plutôt que de se lancer dans une détention à long terme aveugle en espérant un miracle.
Or vs actions vs obligations : la sagesse de la répartition triangulaire
Les trois classes d’actifs ont des mécanismes de rendement totalement différents :
L’or profite de l’écart de prix, sans intérêt, ce qui exige de bien choisir ses moments d’entrée et de sortie
Les obligations génèrent des coupons, nécessitant une analyse des politiques des banques centrales
Les actions reposent sur la croissance des entreprises, nécessitant une sélection rigoureuse des sociétés
En termes de difficulté : obligations les plus simples, or en second, actions les plus complexes. Mais en termes de rendement, ces 50 dernières années, l’or a été le meilleur, tandis que ces 30 dernières années, les actions ont surpassé.
La règle d’or du marché : favoriser les actions en période de croissance économique, privilégier l’or en période de récession.
Quand l’économie va bien, les profits des entreprises augmentent, les actions montent, tandis que obligations et or sont délaissés. Lorsqu’une récession arrive, les actions perdent de leur attrait, et l’or ainsi que les obligations, en tant que valeurs refuges, deviennent privilégiés.
La stratégie la plus sûre est la répartition dynamique — ajuster en permanence la proportion entre actions, obligations et or selon votre tolérance au risque et le cycle économique. Les événements Black Swan comme la guerre russo-ukrainienne, l’inflation en spirale, les conflits géopolitiques ne disparaîtront pas, mais un portefeuille diversifié peut maintenir sa résilience face à la tempête.
L’or brillera-t-il à nouveau dans les 50 prochaines années ?
D’un point de vue logique, la rareté de l’or et ses coûts d’extraction ne feront qu’augmenter, même après un cycle haussier, le prix de l’or se redressera progressivement. Cela donne confiance aux investisseurs à long terme — pas besoin de craindre que le prix chute à zéro.
Mais la réalité est que la performance des 50 dernières années est difficile à reproduire. Dans les 50 prochaines années, l’or jouera probablement plus un rôle d’outil de diversification que de secteur unique. Dans une économie mondiale complexe et changeante, un seul actif a du mal à continuer à dominer.
Ceux qui agissent au bon moment, en faisant les bons choix, seront les véritables gagnants.
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Le chemin brillant d'un demi-siècle|De 35 dollars à 4300 dollars, le or peut-il encore augmenter dans les 50 prochaines années ?
D’un point de vue historique, l’or a toujours joué un rôle clé. Ses propriétés physiques uniques — haute densité, forte ductilité, durabilité exceptionnelle — en font non seulement un moyen d’échange, mais aussi le favori dans la joaillerie et l’industrie. Mais ce qui a réellement changé le destin de l’or, c’est la révolution monétaire de 1971.
Du système de Bretton Woods à la flottation libre : le chemin de la libération de l’or
Le 15 août 1971, le président américain Nixon annonce la rupture du lien entre le dollar et l’or, mettant fin à 27 ans de système de Bretton Woods. Dans ce système, le prix de l’or était gelé à 35 dollars l’once, le dollar servant de bon d’échange contre l’or.
Au moment de la rupture, l’or entame véritablement son parcours de marché libre. Au cours des 50 dernières années, le prix de l’or a connu quatre vagues de croissance spectaculaires :
Première vague (1970-1975) : de 35 dollars à 183 dollars, une hausse de plus de 400 %. La confiance dans le dollar s’érode, aggravée par la crise pétrolière, faisant de l’or une valeur refuge de premier choix.
Deuxième vague (1976-1980) : de 104 dollars à 850 dollars, une hausse de 700 %. La crise au Moyen-Orient, les turbulences géopolitiques, l’inflation mondiale élevée, ont encore renforcé l’or comme arme contre l’inflation. Mais les 20 années suivantes, il est resté en sommeil, oscillant entre 200 et 300 dollars.
Troisième vague (2001-2011) : de 260 dollars à 1921 dollars, encore une hausse de 700 %. Les événements du 11 septembre, la lutte anti-terroriste mondiale, la crise financière de 2008, la politique de QE de la Fed ont tous contribué à faire grimper le prix de l’or.
Quatrième vague (2015 à aujourd’hui) : de 1060 dollars, avec un pic à plus de 2000 dollars, puis une nouvelle poussée au-delà. Taux négatifs, dédollarisation, conflit russo-ukrainien, tensions au Moyen-Orient — chaque événement Black Swan mondial a alimenté une nouvelle dynamique haussière pour l’or.
2024-2025 : une accélération historique
Les tendances récentes ont dépassé toutes les prévisions. En 2024, la hausse annuelle dépasse 104 %, et en 2025, de début d’année à octobre, le prix est passé de 2690 dollars à 4300 dollars, battant de nouveaux records historiques.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : depuis 1971, l’or a augmenté de plus de 120 fois. Pendant ce temps, le Dow Jones est passé d’environ 900 points à près de 46000 points, soit une multiplication par environ 51. Cela signifie qu’à long terme, le rendement de l’or n’est pas inférieur à celui des actions, voire parfois supérieur.
Mais il y a un piège crucial — l’augmentation du prix de l’or n’est pas répartie uniformément. Entre 1980 et 2000, l’or, comme asset oublié, stagnait dans une fourchette étroite de 200-300 dollars. Si vous avez conservé votre position durant ces 20 ans, votre rendement aurait été presque nul. C’est pourquoi certains disent que l’or ne convient pas à une stratégie buy-and-hold à long terme.
Cinq voies pour investir dans l’or
Or physique, carnet d’épargne or, ETF or, contrats à terme et CFD — chaque méthode a ses avantages et inconvénients.
L’or physique est le plus direct, mais aussi le moins pratique. Le carnet d’épargne or ressemble à une ancienne bon d’échange en dollars, pratique mais avec un écart de prix élevé. Les ETF or offrent une meilleure liquidité, mais la gestion des frais peut éroder la performance en période de stagnation prolongée.
Les contrats à terme et CFD sont préférés par les traders à court terme. Ces produits permettent une opération bidirectionnelle, avec possibilité de prendre des positions longues ou courtes, à faible coût et avec un levier flexible. Pour les petits investisseurs, ces outils permettent de contrôler une position plus importante avec un capital limité, pour capter les fluctuations à court terme.
Quelle que soit la méthode choisie, l’essentiel est de maîtriser le timing — suivre la tendance haussière en achetant lors des phases de marché favorable, oser vendre à la baisse, plutôt que de se lancer dans une détention à long terme aveugle en espérant un miracle.
Or vs actions vs obligations : la sagesse de la répartition triangulaire
Les trois classes d’actifs ont des mécanismes de rendement totalement différents :
En termes de difficulté : obligations les plus simples, or en second, actions les plus complexes. Mais en termes de rendement, ces 50 dernières années, l’or a été le meilleur, tandis que ces 30 dernières années, les actions ont surpassé.
La règle d’or du marché : favoriser les actions en période de croissance économique, privilégier l’or en période de récession.
Quand l’économie va bien, les profits des entreprises augmentent, les actions montent, tandis que obligations et or sont délaissés. Lorsqu’une récession arrive, les actions perdent de leur attrait, et l’or ainsi que les obligations, en tant que valeurs refuges, deviennent privilégiés.
La stratégie la plus sûre est la répartition dynamique — ajuster en permanence la proportion entre actions, obligations et or selon votre tolérance au risque et le cycle économique. Les événements Black Swan comme la guerre russo-ukrainienne, l’inflation en spirale, les conflits géopolitiques ne disparaîtront pas, mais un portefeuille diversifié peut maintenir sa résilience face à la tempête.
L’or brillera-t-il à nouveau dans les 50 prochaines années ?
D’un point de vue logique, la rareté de l’or et ses coûts d’extraction ne feront qu’augmenter, même après un cycle haussier, le prix de l’or se redressera progressivement. Cela donne confiance aux investisseurs à long terme — pas besoin de craindre que le prix chute à zéro.
Mais la réalité est que la performance des 50 dernières années est difficile à reproduire. Dans les 50 prochaines années, l’or jouera probablement plus un rôle d’outil de diversification que de secteur unique. Dans une économie mondiale complexe et changeante, un seul actif a du mal à continuer à dominer.
Ceux qui agissent au bon moment, en faisant les bons choix, seront les véritables gagnants.