L’or n’est plus simplement un métal précieux… Il est désormais le sujet principal dans chaque salle de réunion des investisseurs et des banques centrales. En 2025, le marché de l’or a connu des mouvements spectaculaires : les prix ont atteint 4381 dollars l’once à la mi-octobre, avant de redescendre à des niveaux autour de 4000 dollars en novembre. Cette volatilité a suscité une question qui occupe l’esprit de tous ceux qui suivent les marchés : cette dynamique vers 5000 dollars se poursuivra-t-elle l’année prochaine, ou sommes-nous face à une bulle prête à éclater ?
Les chiffres parlent : que s’est-il passé pour l’or en 2025 ?
Les données concrètes révèlent l’ampleur réelle du mouvement. Le prix moyen de l’or en 2025 s’est élevé à environ 3455 dollars l’once, soit une hausse de 38% par rapport à la moyenne de l’année précédente qui était de 2860 dollars. Mais l’essentiel est de savoir d’où vient cette demande ?
Les données du Conseil mondial de l’or ont montré que la demande totale a atteint 1249 tonnes au deuxième trimestre 2025, en hausse de 3% en glissement annuel, mais la valeur totale a explosé à 132 milliards de dollars, en augmentation de 45%. Les fonds négociés en bourse (ETFs) ont absorbé la majeure partie de cette demande, avec des actifs sous gestion atteignant 472 milliards de dollars et des avoirs de 3838 tonnes, proches du sommet historique de 3929 tonnes.
Pourquoi tout le monde achète-t-il de l’or maintenant ?
La réponse n’est pas simple, car les raisons sont multiples et imbriquées :
Premièrement : les banques centrales entrent massivement dans la danse de l’or
Dans une démarche sans précédent, les banques centrales du monde ont ajouté 244 tonnes d’or au premier trimestre 2025, soit une augmentation de 24% par rapport à la moyenne des cinq années précédentes. La Chine, la Turquie et l’Inde ont mené la charge : la banque centrale chinoise a ajouté plus de 65 tonnes, poursuivant ainsi ses achats pendant 22 mois consécutifs. La Turquie a porté ses réserves à plus de 600 tonnes.
Ce qui est frappant : 44% des banques centrales mondiales détiennent désormais des réserves en or, contre 37% en 2024. La raison est claire : fuir le dollar et chercher des alternatives sûres dans un monde rempli de risques.
Deuxièmement : les investisseurs particuliers rejoignent la fête
Les données de Bloomberg montrent que 28% des nouveaux investisseurs sur les marchés développés ont acheté de l’or pour la première fois en 2025. Pourquoi ? Parce que l’or n’est plus considéré comme une simple matière première, mais comme une valeur refuge stratégique dans un monde où les crises se multiplient.
Troisièmement : l’industrie minière ne peut suivre la demande
C’est ici que réside le vrai problème : la production n’a pas augmenté aussi vite qu’attendu. La production minière a atteint 856 tonnes au premier trimestre, en hausse marginale de 1% seulement en glissement annuel. Parallèlement, l’or recyclé a diminué de 1%, car les propriétaires d’or préfèrent le conserver en attendant de voir ses prix continuer à grimper.
Résultat : un écart grandissant entre l’offre et la demande, alimentant la hausse des prix.
Inflation et dettes mondiales : le vrai carburant de l’or
La Banque mondiale prévoit une hausse des prix de l’or de 35% en 2025, mais la raison ne se limite pas à l’incertitude économique. Le Fonds monétaire international a averti que la dette publique mondiale dépasse 100% du PIB, un niveau record qui suscite de véritables inquiétudes sur la soutenabilité des économies.
Dans ce contexte, l’or devient le premier choix pour se protéger contre la perte de pouvoir d’achat. 42% des grands fonds spéculatifs ont renforcé leurs positions en or au troisième trimestre 2025, reflétant une confiance institutionnelle dans la poursuite de la hausse.
La politique monétaire : le facteur de volatilité principal
La Réserve fédérale a réduit ses taux d’intérêt à deux reprises en 2025 : la première en décembre 2024, la seconde en octobre 2025, de 25 points de base à une fourchette de 3,75-4,00%. Cette baisse a été une musique pour les oreilles du marché de l’or.
L’essentiel : les marchés à terme anticipent une troisième baisse de 25 points de base lors de la réunion de décembre 2025, ce qui pourrait ramener le taux directeur dans une nouvelle tendance baissière. Les rapports de BlackRock indiquent que la Fed pourrait viser un taux de 3,4% d’ici la fin 2026, un scénario très favorable pour l’or.
Pourquoi ? Parce que des taux faibles réduisent le coût d’opportunité d’investir dans un actif sans rendement comme l’or, le rendant plus attractif.
Dollar faible et rendements en baisse : un cocktail idéal pour l’or
La relation inverse entre l’or et le dollar est fondamentale : lorsque le dollar baisse, l’or monte, et vice versa. En 2025, l’indice du dollar a chuté de 7,64% depuis son sommet en début d’année jusqu’au 21 novembre.
Dans le même temps, les rendements des obligations américaines à 10 ans sont passés de 4,6% à 4,07%. Ce double recul du dollar et des rendements réels a créé un environnement parfait pour la montée de l’or.
Les analystes de Bank of America estiment que la poursuite de cette tendance pourrait soutenir les prix de l’or en 2026, surtout avec des rendements réels stabilisés autour de 1,2%, un niveau très bas qui réduit l’attractivité des actifs traditionnels.
Tensions géopolitiques : le catalyseur inattendu
L’incertitude géopolitique s’est révélée être un levier puissant pour faire monter l’or. Selon Reuters, l’instabilité géopolitique en 2025 a augmenté la demande de 7% en glissement annuel. Les conflits commerciaux entre les États-Unis et la Chine, ainsi que les tensions au Moyen-Orient et dans le détroit de Taiwan, ont poussé les investisseurs vers les refuges sûrs.
Lorsque les tensions autour de Taiwan et des approvisionnements énergétiques se sont intensifiées en juillet 2025, les prix ont dépassé 3400 dollars l’once. Puis, en octobre, la hausse s’est accélérée pour atteindre 4300 dollars.
Voici la grande question. Les banques et grandes institutions financières n’hésitent pas dans leurs prévisions :
HSBC prévoit que l’or atteindra 5000 dollars au premier semestre 2026, avec une moyenne annuelle de 4600 dollars. La logique : risques géopolitiques, dettes croissantes et une nouvelle vague d’investisseurs.
Bank of America a relevé ses prévisions à 5000 dollars comme sommet potentiel, avec une moyenne de 4400 dollars, mais avertit d’un possible correction à court terme si les investisseurs commencent à prendre leurs bénéfices.
Goldman Sachs a ajusté ses prévisions à 4900 dollars, en soulignant des flux plus importants vers les fonds en or et des achats continus par les banques centrales.
J.P. Morgan a été encore plus ambitieux : 5055 dollars d’ici mi-2026, avec une moyenne de 3675 dollars au quatrième trimestre 2025.
La tendance est claire : le scénario le plus répandu parmi les analystes oscille entre 4800 et 5000 dollars, avec une moyenne annuelle entre 4200 et 4800 dollars.
Analyse technique : ces graphiques confirment-ils ces prévisions ?
Au 21 novembre 2025, l’or clôturait à 4065 dollars, après avoir touché un sommet de 4381 dollars le 20 octobre. L’analyse technique révèle une image complexe :
Le support principal est solide à 4000 dollars. Une cassure claire en dessous pourrait ouvrir la voie vers 3800 dollars (50% de retracement de Fibonacci). De l’autre côté, une cassure au-dessus de 4200 dollars pourrait ouvrir la voie vers 4400 dollars puis 4680.
L’indicateur RSI (RSI) est neutre à 50, indiquant que le marché est en zone médiane. Le MACD reste au-dessus de zéro, confirmant une tendance haussière à long terme.
Résumé technique : le prix pourrait évoluer latéralement dans une fourchette 4000-4220 dollars à court terme, mais la tendance générale reste favorable à la hausse tant que l’or reste au-dessus de la ligne de tendance principale.
Prévisions de l’or au Moyen-Orient : chiffres locaux
Au Caire, les prévisions de CoinCodex indiquent que le prix de l’or pourrait atteindre environ 522 580 livres égyptiennes l’once en 2026, soit une augmentation de 258% par rapport aux niveaux actuels.
En Arabie saoudite, si les prix de l’or atteignent réellement 5000 dollars l’once (comme le prévoient les banques), cela se traduirait par environ 18750-19000 riyals saoudiens l’once à taux de change stable.
Aux Émirats arabes unis, le même scénario donnerait 18375-19000 dirhams émiratis l’once.
Mais une remarque importante : ces prévisions supposent une stabilité des taux de change et l’absence de chocs économiques majeurs.
Risques potentiels : le piège à ne pas ignorer
Malgré l’optimisme, les analystes ne négligent pas les risques :
HSBC met en garde contre une correction vers 4200 dollars au second semestre 2026 si les investisseurs commencent à prendre leurs bénéfices, tout en excluant une chute en dessous de 3800 dollars sauf en cas de choc économique majeur.
Goldman Sachs indique que si les prix restent au-dessus de 4800 dollars, le marché pourrait subir une « épreuve de crédibilité » des prix, surtout si la demande industrielle faiblit.
Mais J.P. Morgan et Deutsche Bank confirment que l’or a pénétré une « nouvelle zone de prix difficile à casser à la baisse » grâce à la transformation stratégique de la perception qu’ont les investisseurs de cet actif, désormais considéré comme un investissement à long terme plutôt qu’un simple outil de spéculation à court terme.
Conclusion : le voyage de l’or vers 2026
L’or reste le sujet principal, et les chiffres soutiennent la tendance haussière attendue. Les prévisions oscillent entre 4200 et 5000 dollars, avec une moyenne potentielle autour de 4600 dollars.
Mais le parcours ne sera pas linéaire. Des corrections sont possibles, tout comme de véritables tests des nouveaux niveaux de prix. Les banques centrales continueront d’acheter, les politiques monétaires resteront accommodantes, et la dette mondiale restera une source d’inquiétude.
Si tout se déroule comme prévu, 5000 dollars n’est pas impossible. Mais en cas de choc économique ou de remontée des taux réels, la situation pourrait changer radicalement. L’or, comme toujours, sera le miroir de l’état de l’économie et de la politique mondiales.
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L'or atteint des sommets : 5000 dollars, une réalité ou un rêve d'investissement en 2026 ?
L’or n’est plus simplement un métal précieux… Il est désormais le sujet principal dans chaque salle de réunion des investisseurs et des banques centrales. En 2025, le marché de l’or a connu des mouvements spectaculaires : les prix ont atteint 4381 dollars l’once à la mi-octobre, avant de redescendre à des niveaux autour de 4000 dollars en novembre. Cette volatilité a suscité une question qui occupe l’esprit de tous ceux qui suivent les marchés : cette dynamique vers 5000 dollars se poursuivra-t-elle l’année prochaine, ou sommes-nous face à une bulle prête à éclater ?
Les chiffres parlent : que s’est-il passé pour l’or en 2025 ?
Les données concrètes révèlent l’ampleur réelle du mouvement. Le prix moyen de l’or en 2025 s’est élevé à environ 3455 dollars l’once, soit une hausse de 38% par rapport à la moyenne de l’année précédente qui était de 2860 dollars. Mais l’essentiel est de savoir d’où vient cette demande ?
Les données du Conseil mondial de l’or ont montré que la demande totale a atteint 1249 tonnes au deuxième trimestre 2025, en hausse de 3% en glissement annuel, mais la valeur totale a explosé à 132 milliards de dollars, en augmentation de 45%. Les fonds négociés en bourse (ETFs) ont absorbé la majeure partie de cette demande, avec des actifs sous gestion atteignant 472 milliards de dollars et des avoirs de 3838 tonnes, proches du sommet historique de 3929 tonnes.
Pourquoi tout le monde achète-t-il de l’or maintenant ?
La réponse n’est pas simple, car les raisons sont multiples et imbriquées :
Premièrement : les banques centrales entrent massivement dans la danse de l’or
Dans une démarche sans précédent, les banques centrales du monde ont ajouté 244 tonnes d’or au premier trimestre 2025, soit une augmentation de 24% par rapport à la moyenne des cinq années précédentes. La Chine, la Turquie et l’Inde ont mené la charge : la banque centrale chinoise a ajouté plus de 65 tonnes, poursuivant ainsi ses achats pendant 22 mois consécutifs. La Turquie a porté ses réserves à plus de 600 tonnes.
Ce qui est frappant : 44% des banques centrales mondiales détiennent désormais des réserves en or, contre 37% en 2024. La raison est claire : fuir le dollar et chercher des alternatives sûres dans un monde rempli de risques.
Deuxièmement : les investisseurs particuliers rejoignent la fête
Les données de Bloomberg montrent que 28% des nouveaux investisseurs sur les marchés développés ont acheté de l’or pour la première fois en 2025. Pourquoi ? Parce que l’or n’est plus considéré comme une simple matière première, mais comme une valeur refuge stratégique dans un monde où les crises se multiplient.
Troisièmement : l’industrie minière ne peut suivre la demande
C’est ici que réside le vrai problème : la production n’a pas augmenté aussi vite qu’attendu. La production minière a atteint 856 tonnes au premier trimestre, en hausse marginale de 1% seulement en glissement annuel. Parallèlement, l’or recyclé a diminué de 1%, car les propriétaires d’or préfèrent le conserver en attendant de voir ses prix continuer à grimper.
Résultat : un écart grandissant entre l’offre et la demande, alimentant la hausse des prix.
Inflation et dettes mondiales : le vrai carburant de l’or
La Banque mondiale prévoit une hausse des prix de l’or de 35% en 2025, mais la raison ne se limite pas à l’incertitude économique. Le Fonds monétaire international a averti que la dette publique mondiale dépasse 100% du PIB, un niveau record qui suscite de véritables inquiétudes sur la soutenabilité des économies.
Dans ce contexte, l’or devient le premier choix pour se protéger contre la perte de pouvoir d’achat. 42% des grands fonds spéculatifs ont renforcé leurs positions en or au troisième trimestre 2025, reflétant une confiance institutionnelle dans la poursuite de la hausse.
La politique monétaire : le facteur de volatilité principal
La Réserve fédérale a réduit ses taux d’intérêt à deux reprises en 2025 : la première en décembre 2024, la seconde en octobre 2025, de 25 points de base à une fourchette de 3,75-4,00%. Cette baisse a été une musique pour les oreilles du marché de l’or.
L’essentiel : les marchés à terme anticipent une troisième baisse de 25 points de base lors de la réunion de décembre 2025, ce qui pourrait ramener le taux directeur dans une nouvelle tendance baissière. Les rapports de BlackRock indiquent que la Fed pourrait viser un taux de 3,4% d’ici la fin 2026, un scénario très favorable pour l’or.
Pourquoi ? Parce que des taux faibles réduisent le coût d’opportunité d’investir dans un actif sans rendement comme l’or, le rendant plus attractif.
Dollar faible et rendements en baisse : un cocktail idéal pour l’or
La relation inverse entre l’or et le dollar est fondamentale : lorsque le dollar baisse, l’or monte, et vice versa. En 2025, l’indice du dollar a chuté de 7,64% depuis son sommet en début d’année jusqu’au 21 novembre.
Dans le même temps, les rendements des obligations américaines à 10 ans sont passés de 4,6% à 4,07%. Ce double recul du dollar et des rendements réels a créé un environnement parfait pour la montée de l’or.
Les analystes de Bank of America estiment que la poursuite de cette tendance pourrait soutenir les prix de l’or en 2026, surtout avec des rendements réels stabilisés autour de 1,2%, un niveau très bas qui réduit l’attractivité des actifs traditionnels.
Tensions géopolitiques : le catalyseur inattendu
L’incertitude géopolitique s’est révélée être un levier puissant pour faire monter l’or. Selon Reuters, l’instabilité géopolitique en 2025 a augmenté la demande de 7% en glissement annuel. Les conflits commerciaux entre les États-Unis et la Chine, ainsi que les tensions au Moyen-Orient et dans le détroit de Taiwan, ont poussé les investisseurs vers les refuges sûrs.
Lorsque les tensions autour de Taiwan et des approvisionnements énergétiques se sont intensifiées en juillet 2025, les prix ont dépassé 3400 dollars l’once. Puis, en octobre, la hausse s’est accélérée pour atteindre 4300 dollars.
Prévisions 2026 : l’or atteindra-t-il vraiment 5000 dollars ?
Voici la grande question. Les banques et grandes institutions financières n’hésitent pas dans leurs prévisions :
HSBC prévoit que l’or atteindra 5000 dollars au premier semestre 2026, avec une moyenne annuelle de 4600 dollars. La logique : risques géopolitiques, dettes croissantes et une nouvelle vague d’investisseurs.
Bank of America a relevé ses prévisions à 5000 dollars comme sommet potentiel, avec une moyenne de 4400 dollars, mais avertit d’un possible correction à court terme si les investisseurs commencent à prendre leurs bénéfices.
Goldman Sachs a ajusté ses prévisions à 4900 dollars, en soulignant des flux plus importants vers les fonds en or et des achats continus par les banques centrales.
J.P. Morgan a été encore plus ambitieux : 5055 dollars d’ici mi-2026, avec une moyenne de 3675 dollars au quatrième trimestre 2025.
La tendance est claire : le scénario le plus répandu parmi les analystes oscille entre 4800 et 5000 dollars, avec une moyenne annuelle entre 4200 et 4800 dollars.
Analyse technique : ces graphiques confirment-ils ces prévisions ?
Au 21 novembre 2025, l’or clôturait à 4065 dollars, après avoir touché un sommet de 4381 dollars le 20 octobre. L’analyse technique révèle une image complexe :
Le support principal est solide à 4000 dollars. Une cassure claire en dessous pourrait ouvrir la voie vers 3800 dollars (50% de retracement de Fibonacci). De l’autre côté, une cassure au-dessus de 4200 dollars pourrait ouvrir la voie vers 4400 dollars puis 4680.
L’indicateur RSI (RSI) est neutre à 50, indiquant que le marché est en zone médiane. Le MACD reste au-dessus de zéro, confirmant une tendance haussière à long terme.
Résumé technique : le prix pourrait évoluer latéralement dans une fourchette 4000-4220 dollars à court terme, mais la tendance générale reste favorable à la hausse tant que l’or reste au-dessus de la ligne de tendance principale.
Prévisions de l’or au Moyen-Orient : chiffres locaux
Au Caire, les prévisions de CoinCodex indiquent que le prix de l’or pourrait atteindre environ 522 580 livres égyptiennes l’once en 2026, soit une augmentation de 258% par rapport aux niveaux actuels.
En Arabie saoudite, si les prix de l’or atteignent réellement 5000 dollars l’once (comme le prévoient les banques), cela se traduirait par environ 18750-19000 riyals saoudiens l’once à taux de change stable.
Aux Émirats arabes unis, le même scénario donnerait 18375-19000 dirhams émiratis l’once.
Mais une remarque importante : ces prévisions supposent une stabilité des taux de change et l’absence de chocs économiques majeurs.
Risques potentiels : le piège à ne pas ignorer
Malgré l’optimisme, les analystes ne négligent pas les risques :
HSBC met en garde contre une correction vers 4200 dollars au second semestre 2026 si les investisseurs commencent à prendre leurs bénéfices, tout en excluant une chute en dessous de 3800 dollars sauf en cas de choc économique majeur.
Goldman Sachs indique que si les prix restent au-dessus de 4800 dollars, le marché pourrait subir une « épreuve de crédibilité » des prix, surtout si la demande industrielle faiblit.
Mais J.P. Morgan et Deutsche Bank confirment que l’or a pénétré une « nouvelle zone de prix difficile à casser à la baisse » grâce à la transformation stratégique de la perception qu’ont les investisseurs de cet actif, désormais considéré comme un investissement à long terme plutôt qu’un simple outil de spéculation à court terme.
Conclusion : le voyage de l’or vers 2026
L’or reste le sujet principal, et les chiffres soutiennent la tendance haussière attendue. Les prévisions oscillent entre 4200 et 5000 dollars, avec une moyenne potentielle autour de 4600 dollars.
Mais le parcours ne sera pas linéaire. Des corrections sont possibles, tout comme de véritables tests des nouveaux niveaux de prix. Les banques centrales continueront d’acheter, les politiques monétaires resteront accommodantes, et la dette mondiale restera une source d’inquiétude.
Si tout se déroule comme prévu, 5000 dollars n’est pas impossible. Mais en cas de choc économique ou de remontée des taux réels, la situation pourrait changer radicalement. L’or, comme toujours, sera le miroir de l’état de l’économie et de la politique mondiales.