## Liste des taux d'imposition sur les cryptomonnaies : en quoi les systèmes japonais et américain diffèrent autant
La manière dont la fiscalité des cryptomonnaies est appliquée varie considérablement selon les pays. En prenant l'exemple du Japon et des États-Unis, la différence est évidente dès la méthode de fixation des taux, le moment de la taxation, jusqu’aux futures politiques réglementaires.
### Caractéristiques visibles du système fiscal américain
L'Internal Revenue Service (IRS) considère les cryptomonnaies comme des **actifs**. Cette classification influence directement le taux d'imposition, qui varie selon la durée de détention.
En cas de détention à court terme (moins d’un an), la plus-value est imposée dans la tranche de 10% à 37%, équivalente à l’impôt fédéral sur le revenu. En revanche, si la détention dépasse un an, un taux réduit de 0% à 20% s’applique, favorisant ainsi la détention à long terme.
Aux États-Unis, les bénéfices non réalisés détenus par des entreprises ne sont pas actuellement imposés. Cependant, l’administration Biden propose d’introduire la règle de « wash sale » pour les transactions en cryptomonnaies, potentiellement dès 2025. Cela empêcherait les contribuables de réduire leur charge fiscale en enregistrant délibérément des pertes.
### Système de taux progressifs au Japon
L’Agence nationale des impôts (NTA) du Japon classe les cryptomonnaies comme des **revenus divers**. Cette classification entraîne l’application d’un impôt progressif sur le revenu, avec un taux allant de 5% à 45%. De plus, une taxe résidentielle de 10% s’ajoute, ce qui peut faire atteindre une **charge fiscale maximale de 55%**. La structure est plus lourde pour les hauts revenus.
Les bénéfices non réalisés sur les cryptomonnaies détenues par des entreprises japonaises sont actuellement soumis à un impôt sur les sociétés de 30%, mais leur suppression est à l’étude pour 2024.
### Différences dans le moment de la taxation
**Les événements imposables au Japon** sont nombreux. L’échange de cryptomonnaies contre des monnaies légales, contre d’autres cryptomonnaies, ou leur utilisation comme moyen de paiement, sont concernés. De plus, les revenus issus du minage, du staking ou des airdrops doivent également être déclarés. Si le revenu annuel dépasse 200 000 yens (environ 1 600 dollars), la déclaration fiscale devient obligatoire.
**Les événements imposables aux États-Unis** sont plus limités. La vente de cryptomonnaies ou leur échange contre des biens ou services sont soumis à l’impôt. Les revenus issus du minage, du staking ou des airdrops sont généralement considérés comme des revenus ordinaires. Cependant, les dons de cryptomonnaies dans le cadre de l’exemption annuelle de l’impôt sur les dons ne sont pas immédiatement imposés.
### Activités non imposables communes aux deux pays
Fait intéressant, certains activités ne sont pas taxées dans les deux pays. La simple détention ou le transfert entre portefeuilles est non imposable dans chacun d’eux. Au Japon, les dons à des organisations à but non lucratif reconnues sont également non imposables. Aux États-Unis, les dons dans la limite de l’exemption sont aussi exonérés d’impôt.
### Perspectives réglementaires futures
Le Japon tend à supprimer la taxation des bénéfices non réalisés. De leur côté, les États-Unis prévoient, dès 2025, l’introduction de nouvelles réglementations telles que la règle de wash sale pour les cryptomonnaies. Les autorités réglementaires des deux pays continuent d’adapter leur cadre fiscal pour répondre à la croissance du marché des actifs numériques.
En raison de la grande différence dans les systèmes de taux, il est nécessaire d’adopter une stratégie fiscale adaptée à chaque pays lors d’investissements en cryptomonnaies dans ces deux juridictions.
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## Liste des taux d'imposition sur les cryptomonnaies : en quoi les systèmes japonais et américain diffèrent autant
La manière dont la fiscalité des cryptomonnaies est appliquée varie considérablement selon les pays. En prenant l'exemple du Japon et des États-Unis, la différence est évidente dès la méthode de fixation des taux, le moment de la taxation, jusqu’aux futures politiques réglementaires.
### Caractéristiques visibles du système fiscal américain
L'Internal Revenue Service (IRS) considère les cryptomonnaies comme des **actifs**. Cette classification influence directement le taux d'imposition, qui varie selon la durée de détention.
En cas de détention à court terme (moins d’un an), la plus-value est imposée dans la tranche de 10% à 37%, équivalente à l’impôt fédéral sur le revenu. En revanche, si la détention dépasse un an, un taux réduit de 0% à 20% s’applique, favorisant ainsi la détention à long terme.
Aux États-Unis, les bénéfices non réalisés détenus par des entreprises ne sont pas actuellement imposés. Cependant, l’administration Biden propose d’introduire la règle de « wash sale » pour les transactions en cryptomonnaies, potentiellement dès 2025. Cela empêcherait les contribuables de réduire leur charge fiscale en enregistrant délibérément des pertes.
### Système de taux progressifs au Japon
L’Agence nationale des impôts (NTA) du Japon classe les cryptomonnaies comme des **revenus divers**. Cette classification entraîne l’application d’un impôt progressif sur le revenu, avec un taux allant de 5% à 45%. De plus, une taxe résidentielle de 10% s’ajoute, ce qui peut faire atteindre une **charge fiscale maximale de 55%**. La structure est plus lourde pour les hauts revenus.
Les bénéfices non réalisés sur les cryptomonnaies détenues par des entreprises japonaises sont actuellement soumis à un impôt sur les sociétés de 30%, mais leur suppression est à l’étude pour 2024.
### Différences dans le moment de la taxation
**Les événements imposables au Japon** sont nombreux. L’échange de cryptomonnaies contre des monnaies légales, contre d’autres cryptomonnaies, ou leur utilisation comme moyen de paiement, sont concernés. De plus, les revenus issus du minage, du staking ou des airdrops doivent également être déclarés. Si le revenu annuel dépasse 200 000 yens (environ 1 600 dollars), la déclaration fiscale devient obligatoire.
**Les événements imposables aux États-Unis** sont plus limités. La vente de cryptomonnaies ou leur échange contre des biens ou services sont soumis à l’impôt. Les revenus issus du minage, du staking ou des airdrops sont généralement considérés comme des revenus ordinaires. Cependant, les dons de cryptomonnaies dans le cadre de l’exemption annuelle de l’impôt sur les dons ne sont pas immédiatement imposés.
### Activités non imposables communes aux deux pays
Fait intéressant, certains activités ne sont pas taxées dans les deux pays. La simple détention ou le transfert entre portefeuilles est non imposable dans chacun d’eux. Au Japon, les dons à des organisations à but non lucratif reconnues sont également non imposables. Aux États-Unis, les dons dans la limite de l’exemption sont aussi exonérés d’impôt.
### Perspectives réglementaires futures
Le Japon tend à supprimer la taxation des bénéfices non réalisés. De leur côté, les États-Unis prévoient, dès 2025, l’introduction de nouvelles réglementations telles que la règle de wash sale pour les cryptomonnaies. Les autorités réglementaires des deux pays continuent d’adapter leur cadre fiscal pour répondre à la croissance du marché des actifs numériques.
En raison de la grande différence dans les systèmes de taux, il est nécessaire d’adopter une stratégie fiscale adaptée à chaque pays lors d’investissements en cryptomonnaies dans ces deux juridictions.