La grande majorité des gens, au cours de leur vie, ne posséderont en réalité jamais ce que l’on appelle un « vrai ami ». Les idées sur le meilleur ami, le frère de cœur, la confidente, proviennent souvent de la littérature, du cinéma ou d’illusions de la jeunesse. En réalité, l’amitié repose essentiellement sur la proximité des niveaux de vie. Ce que l’on appelle « frère de cœur » ou « amie proche » n’est pas dû à une relation émotionnelle profonde, mais parce que : le niveau de revenu est similaire, le mode de vie comparable, la capacité de consommation équivalente, le rythme de vie aligné. Lorsqu’un de ces « critères » est brisé, la relation ne se rompt pas soudainement, mais se refroidit naturellement, s’éloignant peu à peu. Par exemple, deux personnes vivaient à peu près de la même façon, puis l’un d’eux s’en est sorti nettement mieux : les sujets de conversation deviennent inégaux, le rythme de consommation ne correspond plus, la valeur émotionnelle ne peut plus être mutuellement apportée, et même partager un repas peut devenir une source de stress psychologique. À ce moment-là, les deux ne se disputent pas, ne coupent pas contact, mais maintiennent simplement une distance tacite. Le terme « frères de galère » illustre bien cela : la solidité de l’amitié est souvent la plus forte lorsqu’on traverse ensemble des épreuves ou que l’on se trouve dans des situations similaires. Mais dès qu’un des deux s’en sort, l’autre reste dans l’eau, cette relation a peu de chances de durer. Ce n’est pas une question de faute, mais une réalité humaine. Donc, lorsque vous ne vous en sortez pas bien, mais qu’un ancien ami s’en sort très bien : ne pas le contacter activement, c’est aussi une forme de protection pour soi-même. S’il ne vous contacte pas non plus, ce n’est pas forcément de la froideur, mais simplement que cette relation a perdu sa « durabilité ». En fin de compte, un ami ne se maintient pas uniquement par l’émotion, mais par la synchronisation des niveaux de vie. Une différence de revenu trop grande, une rupture dans le niveau de vie, rendent difficile de continuer à appeler cette personne un « ami » ; on ne peut que la qualifier de « connaissance ». Ce n’est pas du pessimisme, c’est la réalité.
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La grande majorité des gens, au cours de leur vie, ne posséderont en réalité jamais ce que l’on appelle un « vrai ami ». Les idées sur le meilleur ami, le frère de cœur, la confidente, proviennent souvent de la littérature, du cinéma ou d’illusions de la jeunesse. En réalité, l’amitié repose essentiellement sur la proximité des niveaux de vie. Ce que l’on appelle « frère de cœur » ou « amie proche » n’est pas dû à une relation émotionnelle profonde, mais parce que : le niveau de revenu est similaire, le mode de vie comparable, la capacité de consommation équivalente, le rythme de vie aligné. Lorsqu’un de ces « critères » est brisé, la relation ne se rompt pas soudainement, mais se refroidit naturellement, s’éloignant peu à peu. Par exemple, deux personnes vivaient à peu près de la même façon, puis l’un d’eux s’en est sorti nettement mieux : les sujets de conversation deviennent inégaux, le rythme de consommation ne correspond plus, la valeur émotionnelle ne peut plus être mutuellement apportée, et même partager un repas peut devenir une source de stress psychologique. À ce moment-là, les deux ne se disputent pas, ne coupent pas contact, mais maintiennent simplement une distance tacite. Le terme « frères de galère » illustre bien cela : la solidité de l’amitié est souvent la plus forte lorsqu’on traverse ensemble des épreuves ou que l’on se trouve dans des situations similaires. Mais dès qu’un des deux s’en sort, l’autre reste dans l’eau, cette relation a peu de chances de durer. Ce n’est pas une question de faute, mais une réalité humaine. Donc, lorsque vous ne vous en sortez pas bien, mais qu’un ancien ami s’en sort très bien : ne pas le contacter activement, c’est aussi une forme de protection pour soi-même. S’il ne vous contacte pas non plus, ce n’est pas forcément de la froideur, mais simplement que cette relation a perdu sa « durabilité ». En fin de compte, un ami ne se maintient pas uniquement par l’émotion, mais par la synchronisation des niveaux de vie. Une différence de revenu trop grande, une rupture dans le niveau de vie, rendent difficile de continuer à appeler cette personne un « ami » ; on ne peut que la qualifier de « connaissance ». Ce n’est pas du pessimisme, c’est la réalité.