Dépenses fédérales débridées du Pork Barrel : exemples concrets du budget américain

Lorsque l’argent des contribuables commence à affluer vers des projets inhabituels — comme des programmes de retrait de tatouages ou des services de taxi sur l’eau — c’est souvent le signe qu’une pratique de dépense clientéliste s’est installée à Washington. Cette pratique, où les commissions d’allocation insèrent discrètement des financements pour des projets locaux ou d’intérêts particuliers dans des lois plus larges, est devenue une caractéristique persistante du budget gouvernemental américain. Comprendre ces exemples de dépenses clientélistes révèle comment des milliards de fonds publics sont alloués via un processus souvent dépourvu de transparence et de responsabilité.

Qu’est-ce qui qualifie une dépense comme étant du clientélisme ?

Les dépenses clientélistes, aussi appelées earmarks, représentent une catégorie spécifique d’autorisations gouvernementales. Selon le Oxford English Dictionary, il s’agit de « projets conçus pour plaire… et gagner des votes ». La terminologie remonte à plusieurs siècles — à l’époque précédant la guerre de Sécession, lorsque des barils de porc salé servaient de récompenses pour un comportement loyal.

Citizens Against Government Waste (CAGW) a établi sept critères précis pour identifier de véritables exemples de dépenses clientélistes. Un projet est considéré comme une dépense inutile s’il remplit l’une des conditions suivantes : il a été demandé par une seule chambre du Congrès ; il n’a pas été spécifiquement autorisé ; il n’a pas été attribué par appel d’offres compétitif ; le Président ne l’a pas demandé ; il dépasse significativement la demande budgétaire du Président ou les niveaux de financement des années précédentes ; le Congrès n’a pas tenu d’audiences à son sujet ; ou il sert principalement des intérêts locaux ou étroits.

L’ampleur du problème : exemples dans le budget fédéral

En 2010, malgré les déclarations publiques des politiciens sur la réduction des dépenses inutiles, le Congrès a inclus 7,7 milliards de dollars d’exemples de dépenses clientélistes dans un plan de relance de 410 milliards de dollars. Selon l’analyse de CAGW, le problème restait massif : plus de 9 000 projets clientélistes cette année-là ont consommé 16,5 milliards de dollars — ce qui représentait une baisse de 10 % du nombre d’ earmarks et de 15 % en valeur par rapport à l’année précédente.

Ce qui rend ces exemples cruciaux à comprendre, c’est que des projets anonymes représentaient plus de la moitié des dépenses — à hauteur de 6 milliards de dollars, uniquement pour 35 projets non nommés dans la loi de finances pour la défense. Cette anonymat permet aux législateurs de distribuer des récompenses à leurs électeurs tout en évitant la responsabilité publique.

Exemples concrets de dépenses clientélistes en action

Les exemples les plus douteux de 2010 illustrent comment des fonds publics sont détournés vers des intérêts étroits :

Financement de sociétés historiques : La Sewall-Belmont House à Washington, D.C., a reçu 1 million de dollars, alors qu’elle sert déjà de siège au National Women’s Party et fonctionne comme lieu d’événements sociaux.

Technologie en petite ville : Hartselle, Alabama — une ville de seulement 13 888 habitants — a obtenu 250 000 dollars pour un projet d’infrastructure de réseau sans fil.

Restauration de musée : La Fondation du musée d’art de Saint-Louis a reçu 225 000 dollars pour la restauration et l’installation d’expositions, alors qu’elle dispose déjà d’un fonds de 148 millions de dollars et affiche parmi les taux de fréquentation par habitant les plus élevés des musées d’art du pays.

Exemples agricoles : La recherche sur la pomme de terre a consommé 2,5 millions de dollars répartis dans quatre États, pour des programmes de sélection compétitive (1,5 million), de gestion des nuisibles (700 000) et de recherche sur les nématodes (350 000). Des crédits séparés ont également alloué 693 000 dollars pour la recherche d’amélioration du bétail au Missouri et au Texas.

Projets environnementaux : 500 000 dollars ont été consacrés au contrôle du serpent brun des arbres à Guam — dans le cadre d’un effort de 15,1 millions de dollars depuis 1996 pour gérer cette espèce invasive.

Recherche spécialisée : Les centres de recherche sur l’utilisation du bois ont reçu 4,8 millions de dollars via un programme de subventions destiné à promouvoir l’indépendance énergétique et la durabilité du bois.

Les exemples les plus flagrants de dépenses clientélistes

Les exemples à gros budget montrent comment les priorités de dépense peuvent diverger des besoins nationaux :

Initiatives au niveau des États : Le programme de subventions Harkin de l’Iowa a reçu 7,2 millions de dollars alors que le sénateur demandeur avait initialement sollicité 10 millions pour son propre programme d’aide à l’éducation au profit des écoles publiques de l’État.

Droits de nommage d’institutions : L’Institut Robert C. Byrd pour les systèmes avancés de fabrication flexible a obtenu 7 millions de dollars — une attribution dirigée par feu le sénateur Robert C. Byrd, qui présidait la commission des crédits. CAGW a décerné à la fois ce projet et celui de Harkin leur « Prix du Narcissiste » pour leur auto-promotion inutile.

Financement international : Le Fonds international pour l’Irlande a reçu 17 millions de dollars, malgré des évaluations indiquant que la situation politique en Irlande du Nord s’était stabilisée en 2009, selon les déclarations de l’ancien ambassadeur irlandais aux États-Unis.

Pourquoi ces exemples sont importants pour la responsabilité gouvernementale

Ces exemples de dépenses clientélistes illustrent un problème fondamental : le processus d’autorisation des crédits fonctionne souvent sans supervision significative ni appel d’offres compétitifs. Des projets passent inaperçus parce qu’ils sont intégrés dans des lois plus larges, dissimulés derrière des désignations anonymes, ou justifiés comme étant bénéfiques pour les électeurs plutôt que pour l’intérêt national.

Les citoyens ont le pouvoir de contester ces modes de dépense en contactant directement leurs représentants pour leur demander comment les fonds publics sont distribués. Comprendre ces exemples concrets fournit les informations nécessaires pour participer à un débat éclairé sur les priorités gouvernementales et la responsabilité des contribuables.

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