Dernièrement, je réfléchissais à une question : dans le monde des cryptomonnaies, faut-il se limiter à faire du long ou faut-il aussi apprendre à faire du short ? Beaucoup pensent que le short permet de gagner lors des baisses, ce qui semble logique. Mais en y regardant de plus près, je réalise que faire du long et faire du short ne sont pas vraiment des options équivalentes.



Commençons par les raisons qui rendent le short attrayant. Effectivement, le marché monte et descend ; si on ne fait que du long, on ne peut gagner qu’en période de hausse. Le short offre la possibilité de gagner aussi lors des baisses. De plus, le short se fait généralement via des contrats, avec la possibilité de lever des fonds (leverage), et la transition vers cette technique est peu coûteuse en compétences — on peut utiliser l’analyse technique pour prévoir la hausse, et logiquement, on peut aussi prévoir la baisse. Dans cette optique, le short semble être un outil de trading complet.

Mais il y a un problème crucial. J’ai examiné les données historiques du Bitcoin : entre 2013 et 2021, le nombre de jours de hausse et de baisse était à peu près équilibré, mais au final, le Bitcoin a augmenté de 350 fois. Qu’est-ce que cela indique ? La hausse dépasse largement la baisse. Quand tu fais du long, tu peux gagner gros lors des hausses, et perdre peu lors des baisses. Mais en short, c’est l’inverse : tu ne peux gagner que peu lors des gains, mais tu risques de perdre beaucoup lors des pertes. Ce rapport de gains et pertes est extrêmement déséquilibré, ce qui donne un avantage permanent au long.

Encore plus fort, le short fonctionne selon un modèle de déflation des gains. Par exemple, si tu investis 100 dollars en long et que le prix passe de 1 à 50, tu finis avec 5000 dollars. Mais si tu fais un short avec un levier de 1x, et que le prix passe de 50 à 1, tu ne finis qu’avec 198 dollars. Quelle différence ! Même avec du levier, le short ne peut pas changer cette réalité fondamentale.

Autre point : la cryptomonnaie est encore à ses débuts, et la tendance à long terme est à la hausse. Faire du long, c’est suivre la grande tendance, alors que faire du short, c’est suivre la petite tendance à l’encontre de la grande. Peu importe combien tu gagnes à court terme, c’est comme ramasser des pièces devant un bulldozer.

Certains disent : « Je fais du long en marché haussier, et du short en marché baissier, comme ça c’est parfait. » Faux. Le problème du short ne disparaît pas parce que tu ne l’utilises que dans un marché baissier. Le faible ratio de gains, la déflation des rendements, le fait d’aller à l’encontre de la tendance principale — ces caractéristiques restent valides en marché baissier aussi. Le short, c’est comme un poison : en boire un peu, ce n’est pas sans danger.

Et si tu es vraiment sûr que le marché va baisser ? Ce n’est pas nécessairement faire du short. La stratégie raisonnable, c’est d’ajuster ta taille de position. Lorsqu’on est certain d’une hausse, on met 70 à 100 % de son capital en position ; lorsqu’on pense à une baisse, on réduit à 30 %, et en cas d’incertitude, on se limite à 50 %. Ainsi, on peut profiter de la hausse pour gagner des coins, tout en étant prêt à se défendre lors d’une baisse.

Ma logique est en fait très simple : puisque le ratio gains/pertes du long est supérieur, et puisque la tendance à long terme est à la hausse, pourquoi s’embêter avec le short, qui offre un rendement déflationniste ? Faire uniquement du long, c’est la décision la plus rationnelle.
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