On finit par devenir ce que l’on veut vraiment être.


Ce n’est qu’avec de l’argent qu’on peut se permettre d’être socialement anxieux.
À l’époque, je postulais aussi à des centaines d’offres par jour sur les sites de recrutement.
Je faisais plusieurs entretiens dans différentes entreprises en une journée.
Je cherchais qui voudrait bien m’embaucher.
À part les entreprises manifestement frauduleuses, j’acceptais n’importe quel emploi.
Pourquoi je ne faisais pas de choix ? Parce qu’à chaque fois, je dépensais tout mon argent jusqu’à être à découvert sur ma carte de crédit, et je me voyais obligé de chercher du travail.
Je n’avais presque aucune conscience de ma propre valeur.
Je pensais ne rien savoir faire.
Même les compétences que j’avais ne me permettaient pas de gagner de l’argent.
Jusqu’à aujourd’hui, je considère encore que les métiers les plus adaptés pour moi sont éboueur et agent de sécurité.
Mais maintenant, je ne vais plus envoyer de CV, ni aller travailler, encore moins devenir éboueur ou agent de sécurité.
J’ai de l’argent, je lève le pied, je joue sur l’ordinateur tous les jours.
J’ai la vie que je voulais, je suis devenu celui que je voulais être.
Je suis devenu socialement anxieux, peut-être que je l’ai toujours été, mais je n’avais pas le luxe de l’être ; pour survivre, je devais surmonter cette anxiété.
Ce n’est qu’avec de l’argent qu’on peut se permettre d’être socialement anxieux.
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