Le 14 juillet, le département américain du Travail a publié les données de l’IPC de juin 2026. En juin, l’IPC hors ajustement saisonnier a augmenté de 3,5% en glissement annuel, en dessous des attentes du marché de 3,8%, et nettement inférieur à la valeur précédente de 4,2%. L’IPC sous-jacent a progressé de 2,6% en glissement annuel, également sous les prévisions de 2,8% et la valeur précédente de 2,9%. Après ajustement saisonnier, l’IPC a reculé de 0,4% en variation mensuelle, enregistrant le plus fort repli mensuel depuis avril 2020, et c’est la première fois en six ans qu’on observe une croissance négative de l’IPC en rythme mensuel.



Ce rapport sur l’inflation était censé devenir un catalyseur pour des transactions orientées vers un assouplissement monétaire. Après la publication des données, les rendements des bons du Trésor américain et l’indice du dollar ont reculé tous deux, le prix de l’or a rebondi et les futures sur actions américaines ont progressé. Toutefois, cette bonne nouvelle sur l’inflation, « arrivée en retard », n’aura duré moins de 48 heures : l’escalade soudaine du conflit militaire entre l’Iran et Israël est en train de réécrire les perspectives d’inflation et la trajectoire de politique de la Fed à un rythme nettement supérieur aux attentes du marché.

IPC de juin : un « refroidissement technique » dominé par les prix de l’énergie

Le recul plus fort que prévu de l’IPC en juin correspond, en substance, à un refroidissement technique tiré par les prix de l’énergie. En juin, les prix de l’énergie ont baissé de 5,7% en variation mensuelle, après une hausse de 3,9% auparavant. Rien que la composante « énergie » a pesé pour 0,43 point de pourcentage sur la variation mensuelle de l’IPC, ce qui permet d’expliquer pratiquement l’intégralité de la baisse mensuelle de l’IPC en juin. Parmi elles, les biens énergétiques ont reculé de 9,5% en variation mensuelle, et le prix de l’essence aux États-Unis a baissé pendant l’ensemble du mois de juin, sur 4 semaines consécutives. Les prix des biens hors énergie ont diminué de 0,1% en variation mensuelle, avec deux mois consécutifs de baisse ; le rythme de hausse des services hors énergie en variation mensuelle est passé de 0,3% (valeur précédente) à 0%.

Autrement dit, le refroidissement généralisé de l’inflation en juin dépend dans une large mesure des prix du pétrole à l’international
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L’IPC américain se calme tandis que le prix du pétrole explose : comment le conflit Iran–Israël pourrait-il infléchir la trajectoire des taux de la Réserve fédérale ?
Le 14 juillet, le Bureau américain des statistiques du travail a publié les données d’IPC (CPI) pour juin 2026. L’IPC de juin, non ajusté des variations saisonnières, a augmenté de 3,5% en glissement annuel, soit en deçà des attentes du marché (3,8%) et nettement inférieur au chiffre précédent (4,2%) ; l’IPC sous-jacent a augmenté de 2,6% en glissement annuel, également en dessous des prévisions (2,8%) et de la valeur précédente (2,9%). Après ajustement saisonnier, l’IPC a baissé de 0,4% en vari
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· Il y a 12h
On y va, et c’est réglé 👊
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