La prévision audacieuse d’Eric Trump, selon laquelle les capitaux migreraient de l’or vers le Bitcoin, se voit confirmée par la récente volatilité des marchés. Le 30 décembre, l’or au comptant a connu une chute brutale en séance de plus de 15 dollars, passant sous le seuil des 4 330 dollars l’once et clôturant la journée en baisse de 4,47 %. Parallèlement, le Bitcoin a également subi une correction, passant brièvement sous les 88 000 dollars, mais s’est depuis stabilisé au-dessus des 87 000 dollars.
Signaux du marché
Les données de marché du 30 décembre 2025 révèlent les premiers signes d’une rotation des actifs. Le cours de l’or au comptant a subi un recul significatif, clôturant en baisse de 4,47 % sur la journée. La volatilité a été encore plus marquée sur le marché de l’argent, l’argent au comptant ayant plongé de 9 %. Cette vague de ventes sur les métaux précieux traditionnels contraste fortement avec la résilience affichée par le marché du Bitcoin.
Le cours du Bitcoin a également connu des fluctuations sur la même période, passant brièvement sous les 88 000 dollars. Cependant, il a enregistré un gain modeste de 0,09 % sur 24 heures. Le Bitcoin a établi une zone de soutien solide autour de 87 500 dollars.
Explication de la prévision
La prévision d’Eric Trump n’est pas dénuée de fondement. Le macro-investisseur chevronné de Wall Street, Jordi Visser, en a proposé une lecture professionnelle, qualifiant le Bitcoin d’« or avec des ailes » et soulignant sa volatilité supérieure ainsi que son potentiel de hausse par rapport à l’or. Visser précise que si le Nasdaq repart à la hausse, le Bitcoin a de fortes chances de surperformer l’or.
Cette migration des capitaux s’appuie sur des différences générationnelles marquées dans les préférences d’investissement. Visser observe que l’attrait de l’or se concentre principalement chez les investisseurs plus âgés, tandis que les jeunes générations se tournent vers le Bitcoin. Ce changement structurel redessine la répartition mondiale des actifs.
Facteurs politiques
Le soutien de la famille Trump au Bitcoin s’appuie sur des mesures politiques concrètes. En mars 2025, l’ancien président Trump a signé un décret instituant la Réserve stratégique américaine de Bitcoin, qui comprend environ 198 000 bitcoins saisis dans le cadre d’affaires pénales. Cette mesure a positionné le Bitcoin comme « l’or numérique », suscitant l’optimisme dans un contexte de réformes favorables aux crypto-actifs.
Les propositions fiscales de Trump ont également contribué indirectement à cette tendance. Selon Jordi Visser, la politique fiscale de Trump privilégie la redistribution de la richesse à l’intérieur du pays, plutôt qu’une simple baisse d’impôts pour les plus aisés. Ce contexte politique a créé des conditions favorables pour les actifs alternatifs, dont le Bitcoin.
Axes de migration des capitaux
Eric Trump observe une migration mondiale des capitaux sur trois principaux axes. Les fonds institutionnels, les fortunes royales et les family offices privés se tournent de plus en plus vers le Bitcoin, à la fois comme couverture et comme stratégie d’allocation à long terme. Les flux entrants quotidiens sur le marché du Bitcoin atteignent plusieurs milliards de dollars, et ce déséquilibre entre l’offre et la demande constitue un moteur clé de la rareté croissante du Bitcoin. Détenir ne serait-ce que 0,1 bitcoin pourrait représenter une fortune conséquente à l’avenir.
Perspectives de prix
Au 30 décembre 2025, les dernières données de Gate indiquent que le Bitcoin trouve un soutien autour de 88 000 dollars. L’analyse technique montre que le Bitcoin n’a pas encore franchi la résistance des 90 000 dollars et consolide actuellement au-dessus du seuil de 87 500 dollars. Les principaux niveaux de résistance à court terme se situent autour de 88 000 et 88 500 dollars ; un franchissement de ces seuils pourrait déclencher une hausse vers les 90 000 dollars.
Compte tenu de la structure actuelle du marché, des flux de capitaux institutionnels et du contexte politique, l’évolution du prix du Bitcoin en 2026 pourrait suivre deux scénarios. En cas de franchissement de la résistance clé des 90 000 dollars, le Bitcoin pourrait tester la zone des 95 000 à 100 000 dollars.
Eric Trump se montre encore plus optimiste, ayant prédit que le Bitcoin pourrait atteindre une fourchette de 150 000 à 175 000 dollars.
Opportunités et risques
Dans ce contexte de migration des capitaux, Gate met à disposition des utilisateurs des outils essentiels pour saisir cette tendance. Les investisseurs peuvent facilement se positionner sur le Bitcoin via le marché au comptant de Gate, ou utiliser les produits dérivés pour couvrir leurs positions et recourir à l’effet de levier. Les coûts de minage constituent un facteur de risque à surveiller. Actuellement, le coût moyen pour miner un bitcoin se situe entre 80 000 et 90 000 dollars. Si le prix du Bitcoin descend sous ce seuil, cela pourrait entraîner une pression vendeuse de la part des mineurs. Pour les investisseurs recherchant une approche plus stable, l’investissement progressif (DCA) dans le Bitcoin ou la génération de rendement via les produits de gestion de patrimoine de Gate sont des options à considérer.
La corrélation inverse entre l’or et le Bitcoin s’est particulièrement affirmée en cette fin d’année 2025. Au 30 décembre, l’or a enregistré une chute de plus de 4 % en une seule journée, tandis que le Bitcoin, après une brève correction, s’est maintenu solidement au-dessus des 88 000 dollars. La description du Bitcoin par Wall Street comme « de l’or avec des ailes » se révèle pertinente : il conserve la fonction de réserve de valeur de l’or tout en offrant une liquidité et un potentiel de croissance supérieurs. Les jeunes investisseurs expriment leurs préférences à travers leurs choix de capitaux, privilégiant les actifs numériques porteurs d’avenir, tandis que les décideurs politiques réorientent leur stratégie. La création de la Réserve stratégique américaine de Bitcoin marque un tournant majeur dans l’acceptation institutionnelle des crypto-actifs. La direction de la migration des capitaux est désormais claire : la question n’est plus de savoir si elle aura lieu, mais à quelle vitesse et dans quelle ampleur.


