
La Securities and Exchange Commission (SEC) de Thaïlande a annoncé une mesure réglementaire décisive visant à bloquer cinq grandes plateformes d’échange de cryptomonnaies à compter du 28 juin 2025. Ces plateformes sont bloquées en raison de violations présumées de la législation financière thaïlandaise et de préoccupations liées à la lutte contre le blanchiment d’argent (AML). Cette décision traduit la volonté affirmée des autorités thaïlandaises de renforcer le contrôle des opérateurs crypto non enregistrés et non conformes.
Dans un communiqué officiel, la SEC a précisé que ces plateformes n’avaient pas satisfait aux exigences réglementaires locales, exposant ainsi les investisseurs et le système financier à des risques potentiels. Elles font l’objet d’inquiétudes concernant l’insuffisance des dispositifs de lutte contre le blanchiment d’argent et le non-respect des standards Know Your Customer (KYC), essentiels à la réglementation financière contemporaine.
Dans le cadre de ces mesures, la SEC recommande à tous les investisseurs thaïlandais d’entamer immédiatement le retrait de leurs actifs des plateformes concernées. Les investisseurs disposent d’un délai déterminé pour effectuer le transfert de leurs fonds. Passé ce délai, l’accès à ces plateformes sera bloqué sur le territoire national.
La SEC rappelle que tout retard pourrait entraîner des complications, notamment des difficultés potentielles d’accès aux fonds. Il est donc essentiel que les utilisateurs sécurisent leurs actifs numériques avant la fermeture effective. L’autorité de régulation a publié des consignes claires pour accompagner les investisseurs dans la migration de leurs avoirs vers des plateformes conformes ou des portefeuilles personnels sécurisés.
La SEC thaïlandaise intensifie depuis plusieurs années la réglementation du secteur des cryptomonnaies, alors que les actifs numériques connaissent un engouement croissant auprès des investisseurs locaux. Cette action s’inscrit dans un contexte mondial de mise en place de normes de transparence, d’application des règles Know Your Customer (KYC) et d’adoption de politiques anti-blanchiment (AML) sur les plateformes d’échange de cryptomonnaies.
En ciblant les plateformes internationales opérant sans licence ou sans infrastructure de conformité adaptée, le gouvernement thaïlandais entend instaurer une économie numérique plus sûre et mieux encadrée. Cette démarche vise à protéger les investisseurs particuliers contre la fraude, la manipulation de marché et les risques de blanchiment. L’initiative reflète l’engagement de la Thaïlande à aligner sa régulation crypto sur les standards internationaux tout en protégeant son système financier contre les activités illicites.
Ce type d’action réglementaire devient de plus en plus fréquent, à mesure que les États reconnaissent la nécessité de concilier innovation dans les actifs numériques avec la protection des consommateurs et la stabilité financière.
La SEC thaïlandaise interdit à compter du 28 juin les plateformes non enregistrées pour non-respect des exigences réglementaires locales, ce qui expose investisseurs et stabilité du système financier à des risques.
L’interdiction vise cinq grandes plateformes opérant en Thaïlande sans licence appropriée. Les utilisateurs doivent migrer leurs actifs vers des plateformes réglementées et conformes, disposant d’une autorisation légale d’exercer dans la région.
Les utilisateurs peuvent recourir à des plateformes internationales et à des solutions de trading pair-à-pair (P2P) opérant hors de la juridiction thaïlandaise, offrant flexibilité et accès aux marchés mondiaux via des solutions décentralisées.
Le renforcement réglementaire entraînera une hausse des coûts de conformité et une baisse de la liquidité du marché. Les investisseurs pourraient se tourner vers des plateformes décentralisées, tandis que l’infrastructure de marché légitime se consolidera. À long terme, un contrôle renforcé pourrait accroître la crédibilité du marché et attirer la participation institutionnelle dans l’écosystème crypto thaïlandais.
L’interdiction en Thaïlande concerne avant tout son marché intérieur et n’influencera pas directement les politiques réglementaires des autres pays d’Asie du Sud-Est, chaque État conservant un cadre indépendant adapté à ses spécificités de marché.











