Le mode de domination des financiaristes : en contrôlant le crédit, les mécanismes de découverte des prix et les canaux de transmission monétaire, les financiaristes maintiennent un système hautement centralisé centré sur la monnaie fiduciaire.
La riposte des souverainistes : ce camp est composé d’États cherchant l’indépendance monétaire, d’institutions et d’entreprises lassées du système bancaire, ainsi que d’individus choisissant le bitcoin comme réserve de valeur. Ils estiment que le bitcoin peut briser le monopole de la monnaie traditionnelle.
La signification du STRC : le STRC lancé par MicroStrategy est un outil financier innovant qui transforme l’épargne en monnaie fiduciaire en rendement réel adossé au bitcoin, tout en renforçant la rareté du bitcoin par la contraction de sa liquidité.
La riposte de JPMorgan : JPMorgan a rapidement lancé des produits financiers synthétiques indexés sur le bitcoin, tentant de ramener l’exposition au bitcoin dans le système bancaire traditionnel, sans jamais impliquer de vrais bitcoins.
Parallèle historique : l’article compare la révolution actuelle du bitcoin à la réorganisation centralisée de l’ère industrielle américaine (1900-1920), en soulignant que cette fois, la base est le bitcoin décentralisé et non un système de dette centré sur la monnaie fiduciaire.
Impacts potentiels :
Pour les particuliers : le bitcoin offre un moyen de protéger sa richesse contre l’inflation, ainsi qu’une possibilité de contourner le système financier traditionnel.
Pour la société : si le bitcoin est largement adopté, il réajustera les incitations monétaires et sociales, pouvant entraîner une profonde transformation économique et éthique.
Pour le système financier : l’essor du bitcoin et des outils comme le STRC pourrait affaiblir le pouvoir des institutions financières traditionnelles, conduisant à une scission et une réorganisation de la base monétaire.
Idées clés :
Le bitcoin n’est pas qu’un actif, c’est aussi un outil pour briser le monopole de la monnaie traditionnelle.
Le STRC est une innovation clé de l’écosystème bitcoin, offrant une entrée légitime et scalable sur le marché des capitaux.
La guerre monétaire actuelle est une lutte profonde sur la structure et les valeurs futures de la société, bien au-delà d’un simple enjeu économique.
Une fois la vérité révélée, le bitcoin décentralisé pourrait rapidement bouleverser l’ordre financier et social établi.
Note TechFlow : contenu résumé à l’aide de GPT4.0.
Dans mon précédent article, j’ai décrit un vaste champ de bataille : la lutte autour des architectures monétaires centrée sur le bitcoin. À présent, il est temps d’approfondir les mécanismes à l’œuvre.
Cet article vise à révéler les leviers concrets et dynamiques structurelles pour expliquer ce qui se passe actuellement. Nous allons analyser en profondeur comment les systèmes de produits dérivés et les nouveaux instruments financiers s’intègrent à ce cadre émergent.
Le tableau se précise progressivement :
Le bitcoin est le champ de bataille, MicroStrategy en est le signal, et ce conflit oppose frontalement les “financiaristes” (Financialists) aux “souverainistes” (Sovereignists).
Il ne s’agit pas seulement d’un débat sur l’allocation d’actifs, mais du début d’une transformation qui s’étendra sur des décennies – comme des plaques tectoniques sociales qui se pressent lentement, jusqu’à ce que des fissures apparaissent.
Marchons sur cette ligne de faille, pour faire face à la vérité.
I. Collision de deux architectures monétaires
Matt @Macrominutes nous offre le cadre d’analyse le plus pertinent à ce jour :
Les financiaristes (The Financialists)
Depuis la transaction occulte de 1913, les financiaristes contrôlent totalement les règles du jeu. Ce camp inclut :
la Réserve fédérale (Federal Reserve),
JPMorgan et les groupes bancaires américains,
les dynasties bancaires européennes,
les élites mondialistes,
un nombre croissant d’hommes politiques sous contrôle,
et un système de produits dérivés qui soutient les flux de capitaux mondiaux depuis plus d’un siècle.
Leur pouvoir repose sur des “signaux monétaires synthétiques” – soit la capacité à créer du crédit, façonner les anticipations, influencer la découverte des prix et réguler toutes les formes majeures de règlement.
Eurodollars, swaps, futures, opérations de repo et forward guidance – ce sont leurs outils. Leur survie dépend du contrôle des couches d’abstraction qui masquent la réalité de la base monétaire sous-jacente.
Les souverainistes (The Sovereignists)
En face, les souverainistes – ceux qui aspirent à une monnaie moins manipulée, plus saine. Ce groupe est hétérogène : amis et ennemis, individus et États, diverses tendances politiques et morales.
On y trouve :
des États souverains cherchant l’indépendance monétaire,
des institutions et entreprises frustrées par les goulets d’étranglement bancaires,
et des individus choisissant de quitter le système de crédit pour une souveraineté personnelle.
Pour eux, le bitcoin est l’antidote au pouvoir monétaire centralisé. Même si beaucoup n’en saisissent pas encore toute la portée, ils sentent instinctivement cette vérité centrale : le bitcoin brise le monopole de la réalité monétaire.
C’est là ce que les financiaristes ne peuvent tolérer.
Point d’ignition : la conversion des rails
La guerre actuelle se concentre sur les rails de conversion – c’est-à-dire les systèmes permettant de convertir la monnaie fiduciaire en bitcoin, et le bitcoin en crédit.
Celui qui contrôle ces rails contrôle :
les signaux de prix,
la base des collatéraux,
la courbe des rendements,
les canaux de liquidité,
et, finalement, le nouvel ordre monétaire émergeant de l’ancien.
@FoundInBlocks
Ce combat n’est plus théorique. Il est là… et s’accélère visiblement.
II. Un précédent historique (1900-1920)
Nous avons déjà vécu des situations similaires… Même si, à l’époque, le protagoniste n’était pas le bitcoin, mais une révolution technologique bouleversant la finance, la gouvernance et la société américaines.
De 1900 à 1920, les élites industrielles américaines ont fait face à :
la colère populiste,
la pression antitrust,
l’hostilité politique,
et la menace d’effondrement de leur monopole.
Leur réaction ne fut pas le repli, mais la centralisation.
Les exemples de ces efforts structurent encore la société actuelle :
Santé
Le rapport Flexner de 1910 a standardisé l’éducation médicale, détruit des millénaires de médecines alternatives et donné naissance au système médical dominé par Rockefeller, qui est la base du pouvoir de l’industrie pharmaceutique américaine moderne.
Éducation
Les industriels ont financé un système scolaire standardisé, destiné à former des travailleurs dociles pour l’industrie centralisée. Ce modèle existe toujours, ajusté pour l’économie de services.
Agroalimentaire
La consolidation des entreprises agricoles a créé un système alimentaire bon marché, calorique mais peu nutritif, saturé de conservateurs et d’additifs. Ce système a remodelé la santé, les incitations et la structure politico-économique des Américains au cours du siècle.
Architecture monétaire
En décembre 1913, le Federal Reserve Act a importé le modèle européen de banque centrale.
Dix mois plus tôt, l’impôt fédéral sur le revenu (1% seulement sur la tranche supérieure à 3 000 dollars, soit environ 90 000 dollars de 2025) a ouvert une source de revenus permanente pour rembourser la dette fédérale.
C’est ainsi qu’est né le système de dette fondé sur la monnaie fiduciaire.
Ce fut le dernier grand tournant du pouvoir américain – une réorganisation silencieuse autour d’un cœur monétaire centralisé, contrôlée par une entité indépendante du pouvoir élu et régie par des mandats opaques.
Aujourd’hui, nous vivons un nouveau tournant.
Mais cette fois, la base est décentralisée… et incorruptible.
Cette base, c’est le bitcoin.
Les acteurs sont familiers : d’un côté, l’écho des géants industriels, de l’autre, des populistes à la Jefferson. Mais cette fois, l’enjeu est plus grand. Les financiaristes disposent d’un siècle d’outils de répression synthétique et de contrôle narratif, tandis que les souverainistes, bien que dispersés, déploient des instruments jamais envisagés par l’ancien système.
Pour la première fois depuis 1913, la lutte s’invite dans la rue.
III. STRC : le grand mécanisme de conversion
En juillet, MicroStrategy a lancé le STRC (“Stretch”). La plupart des observateurs ont minimisé l’événement, y voyant une énième lubie de Saylor – un outil de dette d’entreprise bizarre ou une expérience médiatique éphémère.
Pourtant, ils ont manqué la véritable portée du STRC.
“Le STRC est le grand mécanisme de conversion des marchés de capitaux. C’est le premier outil clé de réalignement des incitations.”
Le STRC est le premier mécanisme scalable et conforme à la régulation qui :
existe au sein du système financier actuel,
s’intègre nativement aux marchés de capitaux,
transforme l’épargne en monnaie fiduciaire à rendement faible en rendement réel adossé au bitcoin.
Lorsque Saylor qualifie le STRC de “moment iPhone de MicroStrategy”, beaucoup le raillent.
Mais sous l’angle des rails de conversion ?
Le STRC pourrait bien être le moment iPhone du bitcoin – le point d’équilibre réflexif qui stabilise la dynamique de prix et inaugure un nouvel ordre monétaire.
Le STRC relie : l’actif bitcoin → la base de collatéral → le crédit et le rendement adossés au bitcoin.
C’est crucial car, dans un système d’inflation et de dévaluation monétaire, la valeur est subtilement extraite des gens non avertis. Ceux qui comprennent la situation accèdent à un “collatéral parfait” – un moyen de stocker et protéger leur énergie vitale et leur richesse à travers le temps et l’espace.
Au final, quand la confiance s’effondre, les gens cherchent instinctivement la vérité… et le bitcoin incarne la vérité mathématique. (Si cela ne résonne pas encore en vous, c’est juste que vous n’avez pas vraiment plongé dans le terrier.)
Quand la confiance disparaît, les gens cherchent la vérité… et le bitcoin est la vérité mathématique. Le STRC transforme ce principe en moteur financier.
Il ne se contente pas d’offrir du rendement, il canalise la liquidité en monnaie fiduciaire vers une boucle ascendante de collatéralisation en bitcoin.
Les financiaristes sentent la menace. Certains d’entre eux perçoivent peut-être déjà à quel point cela met en danger leur système prédateur.
Ils pressentent vaguement ce qui arriverait si ce mécanisme passait à l’échelle.
IV. La boucle de rétroaction positive redoutée par les financiaristes
Alors que les États-Unis tentent de sortir du piège budgétaire par la “croissance économique” (via l’expansion monétaire et le contrôle de la courbe des rendements), les épargnants rechercheront un rendement réel en période de retour de l’inflation.
Or, les canaux traditionnels ne peuvent plus offrir ce rendement :
les banques échouent,
les obligations échouent,
les fonds monétaires échouent. Mais le bitcoin le peut.
MicroStrategy a construit une boucle monétaire d’entreprise :
appréciation du bitcoin
renforcement de la base de collatéral de MicroStrategy
capacité d’emprunt accrue
coût du capital réduit
le STRC offre un rendement adossé au bitcoin très attractif
le capital migre de la monnaie fiduciaire → STRC → collatéral bitcoin
la liquidité du bitcoin se resserre
la boucle se répète à un niveau supérieur
C’est le “moteur de rareté” – un système qui se renforce à mesure que la monnaie fiduciaire s’affaiblit.
L’arbitrage (ARB) entre les rendements comprimés de la monnaie fiduciaire et le rendement structurel interne (IRR) du bitcoin devient un trou noir monétaire.
Si le STRC passe à l’échelle, les financiaristes risquent de perdre le contrôle de :
taux d’intérêt,
rareté du collatéral,
mécanisme de transmission monétaire,
canaux de liquidité,
et du coût du capital lui-même.
C’est le contexte de la première attaque.
V. Action coordonnée de répression
(Ceci est un schéma, pas une preuve formelle.)
Après le pic du bitcoin le 6 octobre :
BTC chute de 126k à 80k,
MSTR passe de la zone des 360 $ à celle des 100 $,
le STRC reste stable malgré la volatilité du marché crypto,
jusqu’au 13 novembre où un vide de liquidité fissure le STRC.
Quelques jours plus tard, le narratif MSCI de “sortie d’indice” refait surface, visant directement MSTR.
Cette séquence ne semble pas naturelle. Elle porte tous les signes d’une première attaque coordonnée contre les rails de conversion. (Encore une fois, il s’agit d’un schéma, pas d’une preuve, mais il est difficile d’ignorer le motif.)
Tant que le STRC restait stable, il montrait à quoi pourrait ressembler un moteur de crédit adossé au bitcoin en fonctionnement normal.
Même si les chiffres étaient modestes sur les deux premières semaines, leur signification est immense :
3-9 novembre : 26,2 M$ de BTC achetés pour un volume de 6,4 Md$ ;
10-16 novembre : 131,4 M$ de BTC achetés pour un volume de 8,3 Md$.
Source : @0xPhii
Ne vous focalisez pas sur les montants en dollars, mais sur le mécanisme.
À l’échelle, la réaction des financiaristes devient évidente.
Si le STRC passe à l’échelle :
le marché monétaire perd toute pertinence,
le marché repo n’est plus central,
les mécanismes de répression des prix des dérivés s’affaiblissent,
les rendements générés par les banques s’effondrent,
les flux de capitaux contournent le système bancaire,
les Trésors perdent le contrôle de l’épargne domestique,
la base monétaire du dollar commence à se fragmenter.
MicroStrategy ne lance pas juste un produit, mais construit un nouveau rail de conversion.
Et JPMorgan a réagi promptement.
VI. La riposte de JPMorgan : l’ombre synthétique
(Ceci est un schéma, pas une preuve.)
Lors d’une semaine de trading raccourcie par les fêtes – moment idéal pour un ajustement structurel discret – JPMorgan a lancé avec fracas une note structurée “indexée sur le bitcoin”.
Sa conception ressemble à une “confession” :
indexée sur IBIT, pas sur le spot,
règlement en cash,
aucun achat de bitcoin,
pas de réduction de la liquidité bitcoin,
rendement à la hausse plafonné,
convexité captée par la banque,
risque baissier transféré au client.
Mais, comme le révèle @Samcallah, le fond de l’affaire est plus sombre : JPMorgan a récemment multiplié les produits structurés indexés sur IBIT.
Source : @samcallah :
Ce n’est pas de l’innovation, c’est la vieille recette centralisée – les gains pour le concepteur, les pertes socialisées.
C’est une tentative de “récupération” – ramener l’exposition bitcoin dans le giron bancaire, sans jamais toucher au vrai bitcoin.
C’est la renaissance du système de “papier-or”. Ici : “ombre synthétique” = quantité de bitcoins papier indétectable.
À l’inverse :
le STRC exige de vrais bitcoins,
le STRC resserre la liquidité du bitcoin,
le STRC renforce le “moteur de rareté”.
Deux produits, deux paradigmes : l’un pour l’avenir, l’autre pour le passé.
VII. Pourquoi MicroStrategy est la première cible
(Ceci est un schéma, pas une preuve.)
MicroStrategy menace le modèle des financiaristes parce que c’est :
la société cotée détenant le plus de bitcoins,
la première à adopter le bitcoin comme réserve d’entreprise,
la seule à monétiser le collatéral bitcoin à l’échelle institutionnelle,
la seule entité réglementée offrant un rendement réel adossé au bitcoin,
le seul pont contournant tous les canaux d’exposition synthétique.
Cela explique le schéma de pression :
MSCI sanctionne les entreprises fortement exposées au bitcoin – voir le post de @martypartymusic :
Source : @martypartymusic
(Remarquez qu’ils évitent Coinbase, Tesla ou Block.)
Les agences de notation (créatures de Wall Street) daignent à peine noter la préférence de MicroStrategy pour les actions, mais s’en prennent “habilement” à Tether, toutes deux visant à affaiblir la légitimité du bitcoin comme collatéral.
Rumeurs sur JPMorgan bloquant le transfert d’actions MicroStrategy.
Chute des prix du BTC et de MSTR en phase avec les annonces MSCI.
Soudain, l’attention des décideurs politiques, positive ou négative.
Les banques se bousculent pour créer une exposition synthétique au bitcoin et rapatrier la demande dans le vieux système.
MicroStrategy est attaquée non à cause de Michael Saylor, mais parce que son modèle de bilan dérange le système des financiaristes.
Toujours un schéma (pas une preuve formelle)… mais des signaux frappants de similarité.
VIII. La couche souveraine – destination finale
À l’échelle macro, l’architecture se clarifie :
les stablecoins domineront le court terme de la courbe des taux,
les BitBonds stabiliseront l’extrémité longue,
les réserves en bitcoin deviendront l’ancre centrale des bilans souverains.
MicroStrategy est le prototype d’une banque de réserve de bitcoin pour les marchés de capitaux.
Les souverainistes n’ont peut-être pas encore formalisé ce plan, mais ils s’en rapprochent.
Le STRC en est le catalyseur en amont.
En réalité, le STRC n’est ni une dette, ni une action. Le STRC est un “mécanisme d’évasion”.
C’est un dérivé qui déclenche une réaction chimique, dissolvant la monnaie fiduciaire dans la rareté.
Il brise le monopole sur :
les rendements,
le collatéral,
et la transmission monétaire.
Mieux encore, il s’attaque au système de l’intérieur, utilisant le cadre de régulation comme levier.
IX. Notre moment
Aujourd’hui, la logique de dévaluation inhérente à la monnaie fiduciaire est devenue un fait mathématique simple et incontestable… et de plus en plus de gens en prennent conscience.
Si les souverainistes utilisent le bitcoin comme outil, l’architecture financiariste pourrait s’effondrer comme le mur de Berlin.
Car, au final, une fois la vérité révélée, elle triomphe toujours rapidement.
Le bitcoin est le champ de bataille de cette guerre.
MicroStrategy en est le signal.
Le STRC est le pont qui relie les deux.
Cette guerre (ouverte, visible, incontestable) est celle des rails de conversion entre monnaie fiduciaire et bitcoin.
Elle définira tout le XXIe siècle.
Et, pour la première fois en 110 ans, les deux camps abattent leurs cartes.
Vivre en une telle époque, quelle extraordinaire aventure.
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La lutte entre Strategy, STRC et Bitcoin pour le changement de paradigme : qui dominera l’ordre monétaire du futur ?
Auteur : MarylandHODL
Traduction : TechFlow
Résumé par TechFlow :
Le mode de domination des financiaristes : en contrôlant le crédit, les mécanismes de découverte des prix et les canaux de transmission monétaire, les financiaristes maintiennent un système hautement centralisé centré sur la monnaie fiduciaire.
La riposte des souverainistes : ce camp est composé d’États cherchant l’indépendance monétaire, d’institutions et d’entreprises lassées du système bancaire, ainsi que d’individus choisissant le bitcoin comme réserve de valeur. Ils estiment que le bitcoin peut briser le monopole de la monnaie traditionnelle.
La signification du STRC : le STRC lancé par MicroStrategy est un outil financier innovant qui transforme l’épargne en monnaie fiduciaire en rendement réel adossé au bitcoin, tout en renforçant la rareté du bitcoin par la contraction de sa liquidité.
La riposte de JPMorgan : JPMorgan a rapidement lancé des produits financiers synthétiques indexés sur le bitcoin, tentant de ramener l’exposition au bitcoin dans le système bancaire traditionnel, sans jamais impliquer de vrais bitcoins.
Parallèle historique : l’article compare la révolution actuelle du bitcoin à la réorganisation centralisée de l’ère industrielle américaine (1900-1920), en soulignant que cette fois, la base est le bitcoin décentralisé et non un système de dette centré sur la monnaie fiduciaire.
Impacts potentiels :
Pour les particuliers : le bitcoin offre un moyen de protéger sa richesse contre l’inflation, ainsi qu’une possibilité de contourner le système financier traditionnel.
Pour la société : si le bitcoin est largement adopté, il réajustera les incitations monétaires et sociales, pouvant entraîner une profonde transformation économique et éthique.
Pour le système financier : l’essor du bitcoin et des outils comme le STRC pourrait affaiblir le pouvoir des institutions financières traditionnelles, conduisant à une scission et une réorganisation de la base monétaire.
Idées clés :
Le bitcoin n’est pas qu’un actif, c’est aussi un outil pour briser le monopole de la monnaie traditionnelle.
Le STRC est une innovation clé de l’écosystème bitcoin, offrant une entrée légitime et scalable sur le marché des capitaux.
La guerre monétaire actuelle est une lutte profonde sur la structure et les valeurs futures de la société, bien au-delà d’un simple enjeu économique.
Une fois la vérité révélée, le bitcoin décentralisé pourrait rapidement bouleverser l’ordre financier et social établi.
Note TechFlow : contenu résumé à l’aide de GPT4.0.
Dans mon précédent article, j’ai décrit un vaste champ de bataille : la lutte autour des architectures monétaires centrée sur le bitcoin. À présent, il est temps d’approfondir les mécanismes à l’œuvre.
Cet article vise à révéler les leviers concrets et dynamiques structurelles pour expliquer ce qui se passe actuellement. Nous allons analyser en profondeur comment les systèmes de produits dérivés et les nouveaux instruments financiers s’intègrent à ce cadre émergent.
Le tableau se précise progressivement :
Le bitcoin est le champ de bataille, MicroStrategy en est le signal, et ce conflit oppose frontalement les “financiaristes” (Financialists) aux “souverainistes” (Sovereignists).
Il ne s’agit pas seulement d’un débat sur l’allocation d’actifs, mais du début d’une transformation qui s’étendra sur des décennies – comme des plaques tectoniques sociales qui se pressent lentement, jusqu’à ce que des fissures apparaissent.
Marchons sur cette ligne de faille, pour faire face à la vérité.
I. Collision de deux architectures monétaires
Matt @Macrominutes nous offre le cadre d’analyse le plus pertinent à ce jour :
Les financiaristes (The Financialists)
Depuis la transaction occulte de 1913, les financiaristes contrôlent totalement les règles du jeu. Ce camp inclut :
la Réserve fédérale (Federal Reserve),
JPMorgan et les groupes bancaires américains,
les dynasties bancaires européennes,
les élites mondialistes,
un nombre croissant d’hommes politiques sous contrôle,
et un système de produits dérivés qui soutient les flux de capitaux mondiaux depuis plus d’un siècle.
Leur pouvoir repose sur des “signaux monétaires synthétiques” – soit la capacité à créer du crédit, façonner les anticipations, influencer la découverte des prix et réguler toutes les formes majeures de règlement.
Eurodollars, swaps, futures, opérations de repo et forward guidance – ce sont leurs outils. Leur survie dépend du contrôle des couches d’abstraction qui masquent la réalité de la base monétaire sous-jacente.
Les souverainistes (The Sovereignists)
En face, les souverainistes – ceux qui aspirent à une monnaie moins manipulée, plus saine. Ce groupe est hétérogène : amis et ennemis, individus et États, diverses tendances politiques et morales.
On y trouve :
des États souverains cherchant l’indépendance monétaire,
des institutions et entreprises frustrées par les goulets d’étranglement bancaires,
et des individus choisissant de quitter le système de crédit pour une souveraineté personnelle.
Pour eux, le bitcoin est l’antidote au pouvoir monétaire centralisé. Même si beaucoup n’en saisissent pas encore toute la portée, ils sentent instinctivement cette vérité centrale : le bitcoin brise le monopole de la réalité monétaire.
C’est là ce que les financiaristes ne peuvent tolérer.
Point d’ignition : la conversion des rails
La guerre actuelle se concentre sur les rails de conversion – c’est-à-dire les systèmes permettant de convertir la monnaie fiduciaire en bitcoin, et le bitcoin en crédit.
Celui qui contrôle ces rails contrôle :
les signaux de prix,
la base des collatéraux,
la courbe des rendements,
les canaux de liquidité,
et, finalement, le nouvel ordre monétaire émergeant de l’ancien.
@FoundInBlocks
Ce combat n’est plus théorique. Il est là… et s’accélère visiblement.
II. Un précédent historique (1900-1920)
Nous avons déjà vécu des situations similaires… Même si, à l’époque, le protagoniste n’était pas le bitcoin, mais une révolution technologique bouleversant la finance, la gouvernance et la société américaines.
De 1900 à 1920, les élites industrielles américaines ont fait face à :
la colère populiste,
la pression antitrust,
l’hostilité politique,
et la menace d’effondrement de leur monopole.
Leur réaction ne fut pas le repli, mais la centralisation.
Les exemples de ces efforts structurent encore la société actuelle :
Santé
Le rapport Flexner de 1910 a standardisé l’éducation médicale, détruit des millénaires de médecines alternatives et donné naissance au système médical dominé par Rockefeller, qui est la base du pouvoir de l’industrie pharmaceutique américaine moderne.
Éducation
Les industriels ont financé un système scolaire standardisé, destiné à former des travailleurs dociles pour l’industrie centralisée. Ce modèle existe toujours, ajusté pour l’économie de services.
Agroalimentaire
La consolidation des entreprises agricoles a créé un système alimentaire bon marché, calorique mais peu nutritif, saturé de conservateurs et d’additifs. Ce système a remodelé la santé, les incitations et la structure politico-économique des Américains au cours du siècle.
Architecture monétaire
En décembre 1913, le Federal Reserve Act a importé le modèle européen de banque centrale.
Dix mois plus tôt, l’impôt fédéral sur le revenu (1% seulement sur la tranche supérieure à 3 000 dollars, soit environ 90 000 dollars de 2025) a ouvert une source de revenus permanente pour rembourser la dette fédérale.
C’est ainsi qu’est né le système de dette fondé sur la monnaie fiduciaire.
Ce fut le dernier grand tournant du pouvoir américain – une réorganisation silencieuse autour d’un cœur monétaire centralisé, contrôlée par une entité indépendante du pouvoir élu et régie par des mandats opaques.
Aujourd’hui, nous vivons un nouveau tournant.
Mais cette fois, la base est décentralisée… et incorruptible.
Cette base, c’est le bitcoin.
Les acteurs sont familiers : d’un côté, l’écho des géants industriels, de l’autre, des populistes à la Jefferson. Mais cette fois, l’enjeu est plus grand. Les financiaristes disposent d’un siècle d’outils de répression synthétique et de contrôle narratif, tandis que les souverainistes, bien que dispersés, déploient des instruments jamais envisagés par l’ancien système.
Pour la première fois depuis 1913, la lutte s’invite dans la rue.
III. STRC : le grand mécanisme de conversion
En juillet, MicroStrategy a lancé le STRC (“Stretch”). La plupart des observateurs ont minimisé l’événement, y voyant une énième lubie de Saylor – un outil de dette d’entreprise bizarre ou une expérience médiatique éphémère.
Pourtant, ils ont manqué la véritable portée du STRC.
“Le STRC est le grand mécanisme de conversion des marchés de capitaux. C’est le premier outil clé de réalignement des incitations.”
Le STRC est le premier mécanisme scalable et conforme à la régulation qui :
existe au sein du système financier actuel,
s’intègre nativement aux marchés de capitaux,
transforme l’épargne en monnaie fiduciaire à rendement faible en rendement réel adossé au bitcoin.
Lorsque Saylor qualifie le STRC de “moment iPhone de MicroStrategy”, beaucoup le raillent.
Mais sous l’angle des rails de conversion ?
Le STRC pourrait bien être le moment iPhone du bitcoin – le point d’équilibre réflexif qui stabilise la dynamique de prix et inaugure un nouvel ordre monétaire.
Le STRC relie : l’actif bitcoin → la base de collatéral → le crédit et le rendement adossés au bitcoin.
C’est crucial car, dans un système d’inflation et de dévaluation monétaire, la valeur est subtilement extraite des gens non avertis. Ceux qui comprennent la situation accèdent à un “collatéral parfait” – un moyen de stocker et protéger leur énergie vitale et leur richesse à travers le temps et l’espace.
Au final, quand la confiance s’effondre, les gens cherchent instinctivement la vérité… et le bitcoin incarne la vérité mathématique. (Si cela ne résonne pas encore en vous, c’est juste que vous n’avez pas vraiment plongé dans le terrier.)
Quand la confiance disparaît, les gens cherchent la vérité… et le bitcoin est la vérité mathématique. Le STRC transforme ce principe en moteur financier.
Il ne se contente pas d’offrir du rendement, il canalise la liquidité en monnaie fiduciaire vers une boucle ascendante de collatéralisation en bitcoin.
Les financiaristes sentent la menace. Certains d’entre eux perçoivent peut-être déjà à quel point cela met en danger leur système prédateur.
Ils pressentent vaguement ce qui arriverait si ce mécanisme passait à l’échelle.
IV. La boucle de rétroaction positive redoutée par les financiaristes
Alors que les États-Unis tentent de sortir du piège budgétaire par la “croissance économique” (via l’expansion monétaire et le contrôle de la courbe des rendements), les épargnants rechercheront un rendement réel en période de retour de l’inflation.
Or, les canaux traditionnels ne peuvent plus offrir ce rendement :
les banques échouent,
les obligations échouent,
les fonds monétaires échouent. Mais le bitcoin le peut.
MicroStrategy a construit une boucle monétaire d’entreprise :
appréciation du bitcoin
renforcement de la base de collatéral de MicroStrategy
capacité d’emprunt accrue
coût du capital réduit
le STRC offre un rendement adossé au bitcoin très attractif
le capital migre de la monnaie fiduciaire → STRC → collatéral bitcoin
la liquidité du bitcoin se resserre
la boucle se répète à un niveau supérieur
C’est le “moteur de rareté” – un système qui se renforce à mesure que la monnaie fiduciaire s’affaiblit.
L’arbitrage (ARB) entre les rendements comprimés de la monnaie fiduciaire et le rendement structurel interne (IRR) du bitcoin devient un trou noir monétaire.
Si le STRC passe à l’échelle, les financiaristes risquent de perdre le contrôle de :
taux d’intérêt,
rareté du collatéral,
mécanisme de transmission monétaire,
canaux de liquidité,
et du coût du capital lui-même.
C’est le contexte de la première attaque.
V. Action coordonnée de répression
(Ceci est un schéma, pas une preuve formelle.)
Après le pic du bitcoin le 6 octobre :
BTC chute de 126k à 80k,
MSTR passe de la zone des 360 $ à celle des 100 $,
le STRC reste stable malgré la volatilité du marché crypto,
jusqu’au 13 novembre où un vide de liquidité fissure le STRC.
Quelques jours plus tard, le narratif MSCI de “sortie d’indice” refait surface, visant directement MSTR.
Cette séquence ne semble pas naturelle. Elle porte tous les signes d’une première attaque coordonnée contre les rails de conversion. (Encore une fois, il s’agit d’un schéma, pas d’une preuve, mais il est difficile d’ignorer le motif.)
Tant que le STRC restait stable, il montrait à quoi pourrait ressembler un moteur de crédit adossé au bitcoin en fonctionnement normal.
Même si les chiffres étaient modestes sur les deux premières semaines, leur signification est immense :
3-9 novembre : 26,2 M$ de BTC achetés pour un volume de 6,4 Md$ ;
10-16 novembre : 131,4 M$ de BTC achetés pour un volume de 8,3 Md$.
Source : @0xPhii
Ne vous focalisez pas sur les montants en dollars, mais sur le mécanisme.
À l’échelle, la réaction des financiaristes devient évidente.
Si le STRC passe à l’échelle :
le marché monétaire perd toute pertinence,
le marché repo n’est plus central,
les mécanismes de répression des prix des dérivés s’affaiblissent,
les rendements générés par les banques s’effondrent,
les flux de capitaux contournent le système bancaire,
les Trésors perdent le contrôle de l’épargne domestique,
la base monétaire du dollar commence à se fragmenter.
MicroStrategy ne lance pas juste un produit, mais construit un nouveau rail de conversion.
Et JPMorgan a réagi promptement.
VI. La riposte de JPMorgan : l’ombre synthétique
(Ceci est un schéma, pas une preuve.)
Lors d’une semaine de trading raccourcie par les fêtes – moment idéal pour un ajustement structurel discret – JPMorgan a lancé avec fracas une note structurée “indexée sur le bitcoin”.
Sa conception ressemble à une “confession” :
indexée sur IBIT, pas sur le spot,
règlement en cash,
aucun achat de bitcoin,
pas de réduction de la liquidité bitcoin,
rendement à la hausse plafonné,
convexité captée par la banque,
risque baissier transféré au client.
Mais, comme le révèle @Samcallah, le fond de l’affaire est plus sombre : JPMorgan a récemment multiplié les produits structurés indexés sur IBIT.
Source : @samcallah :
Ce n’est pas de l’innovation, c’est la vieille recette centralisée – les gains pour le concepteur, les pertes socialisées.
C’est une tentative de “récupération” – ramener l’exposition bitcoin dans le giron bancaire, sans jamais toucher au vrai bitcoin.
C’est la renaissance du système de “papier-or”. Ici : “ombre synthétique” = quantité de bitcoins papier indétectable.
À l’inverse :
le STRC exige de vrais bitcoins,
le STRC resserre la liquidité du bitcoin,
le STRC renforce le “moteur de rareté”.
Deux produits, deux paradigmes : l’un pour l’avenir, l’autre pour le passé.
VII. Pourquoi MicroStrategy est la première cible
(Ceci est un schéma, pas une preuve.)
MicroStrategy menace le modèle des financiaristes parce que c’est :
la société cotée détenant le plus de bitcoins,
la première à adopter le bitcoin comme réserve d’entreprise,
la seule à monétiser le collatéral bitcoin à l’échelle institutionnelle,
la seule entité réglementée offrant un rendement réel adossé au bitcoin,
le seul pont contournant tous les canaux d’exposition synthétique.
Cela explique le schéma de pression :
MSCI sanctionne les entreprises fortement exposées au bitcoin – voir le post de @martypartymusic :
Source : @martypartymusic
(Remarquez qu’ils évitent Coinbase, Tesla ou Block.)
Les agences de notation (créatures de Wall Street) daignent à peine noter la préférence de MicroStrategy pour les actions, mais s’en prennent “habilement” à Tether, toutes deux visant à affaiblir la légitimité du bitcoin comme collatéral.
Rumeurs sur JPMorgan bloquant le transfert d’actions MicroStrategy.
Chute des prix du BTC et de MSTR en phase avec les annonces MSCI.
Soudain, l’attention des décideurs politiques, positive ou négative.
Les banques se bousculent pour créer une exposition synthétique au bitcoin et rapatrier la demande dans le vieux système.
MicroStrategy est attaquée non à cause de Michael Saylor, mais parce que son modèle de bilan dérange le système des financiaristes.
Toujours un schéma (pas une preuve formelle)… mais des signaux frappants de similarité.
VIII. La couche souveraine – destination finale
À l’échelle macro, l’architecture se clarifie :
les stablecoins domineront le court terme de la courbe des taux,
les BitBonds stabiliseront l’extrémité longue,
les réserves en bitcoin deviendront l’ancre centrale des bilans souverains.
MicroStrategy est le prototype d’une banque de réserve de bitcoin pour les marchés de capitaux.
Les souverainistes n’ont peut-être pas encore formalisé ce plan, mais ils s’en rapprochent.
Le STRC en est le catalyseur en amont.
En réalité, le STRC n’est ni une dette, ni une action. Le STRC est un “mécanisme d’évasion”.
C’est un dérivé qui déclenche une réaction chimique, dissolvant la monnaie fiduciaire dans la rareté.
Il brise le monopole sur :
les rendements,
le collatéral,
et la transmission monétaire.
Mieux encore, il s’attaque au système de l’intérieur, utilisant le cadre de régulation comme levier.
IX. Notre moment
Aujourd’hui, la logique de dévaluation inhérente à la monnaie fiduciaire est devenue un fait mathématique simple et incontestable… et de plus en plus de gens en prennent conscience.
Si les souverainistes utilisent le bitcoin comme outil, l’architecture financiariste pourrait s’effondrer comme le mur de Berlin.
Car, au final, une fois la vérité révélée, elle triomphe toujours rapidement.
Le bitcoin est le champ de bataille de cette guerre.
MicroStrategy en est le signal.
Le STRC est le pont qui relie les deux.
Cette guerre (ouverte, visible, incontestable) est celle des rails de conversion entre monnaie fiduciaire et bitcoin.
Elle définira tout le XXIe siècle.
Et, pour la première fois en 110 ans, les deux camps abattent leurs cartes.
Vivre en une telle époque, quelle extraordinaire aventure.