2025 sera sans aucun doute une année marquante dans l’histoire financière mondiale, qualifiée d’« année zéro de la souveraineté dans l’industrie des actifs cryptographiques ». Si 2024 a été celle du « moment Wall Street » apporté par les ETF Bitcoin, alors 2025 marque la transformation des actifs numériques d’un simple outil de spéculation financière à un levier stratégique en géopolitique et une réserve nationale de premier ordre. Ce changement est principalement impulsé par le virage radical de l’administration américaine — après l’arrivée du gouvernement Trump, avec la création de la « Réserve stratégique de Bitcoin », une initiative historique qui a profondément modifié la logique sous-jacente de la compétition monétaire mondiale.
Cette année a été ponctuée d’événements décisifs dans le domaine réglementaire : la signature de la loi GENIUS a conféré aux stablecoins le statut légal du dollar américain ; le projet World Liberty Financial (WLFI), lancé par la famille Trump, a brisé la barrière entre politique et DeFi ; et les pardons de Ross Ulbricht et CZ ont marqué la fin de l’ère des « hors-la-loi » de la cryptosphère et l’ouverture d’un nouvel ordre.
Cet article dresse la liste, selon l’auteur, des 10 événements majeurs de 2025 dans l’industrie cryptographique.
Ces événements constituent ce que l’on peut appeler le « point irréversible » de l’évolution du secteur en 2025 — des moments décisifs qui ont totalement modifié la structure du marché, le cadre réglementaire ou le paradigme technologique.
1. La réorientation géopolitique : la création de la Réserve stratégique de Bitcoin des États-Unis
L’événement le plus ambitieux et profond de 2025 est sans conteste la mise en place officielle par le gouvernement américain de la « Réserve stratégique de Bitcoin » (Strategic Bitcoin Reserve). Cette politique ne vise pas seulement à tenir la promesse du président Trump lors de sa campagne de faire des États-Unis la capitale mondiale de la cryptomonnaie, mais elle bouleverse aussi la politique répressive américaine envers les actifs cryptographiques, en leur conférant une importance stratégique nationale équivalente à celle de l’or ou du pétrole.
1.1 Origine de la politique et mécanismes de mise en œuvre
Dès ses débuts, le président Trump a signé un ordre exécutif, suivi le 6 mars par une directive officielle pour établir cette réserve. L’idée centrale est de reconnaître le rôle potentiel du Bitcoin comme « or numérique » dans le futur système financier mondial.
Concrètement, l’administration a adopté une stratégie de « confiscation pour réserve » — arrêt des ventes aux enchères des bitcoins saisis par la justice (dans des affaires comme Silk Road ou Bitfinex), soit environ 200 000 BTC, qui sont transférés dans un « dépôt d’actifs numériques » nouvellement créé pour une détention permanente. De plus, l’ordre indique que le Trésor et le Département du Commerce doivent élaborer une stratégie d’accroissement « neutre en budget », ce qui signifie que le gouvernement américain devient en réalité un détenteur à long terme de cette classe d’actifs, plutôt qu’un vendeur potentiel.
1.2 La « Loi Lummis » et la bataille législative
La sénatrice Cynthia Lummis a soumis à nouveau le « Projet de loi sur la Réserve stratégique de Bitcoin », proposant d’utiliser les fonds excédentaires de la Réserve fédérale pour acheter un million de BTC (environ 5 % de l’offre totale) sur cinq ans, avec une détention minimale de 20 ans. Bien que cette proposition paraisse utopique et qu’elle suscite un débat intense au Congrès, la mise en œuvre anticipée par l’ordre exécutif a permis d’ouvrir la voie.
1.3 Effets domino au niveau des États
Le changement d’attitude du gouvernement fédéral a déclenché une « course à l’armement numérique » chez les États. À fin 2025, 16 États ont déjà inscrit cette question à leur ordre du jour ou en sont à la phase de discussion.
Texas : a lancé un achat pilote de 5 millions de dollars via le bureau du contrôleur.
New Hampshire : a adopté la loi HB 302, autorisant le département des Finances à investir dans des actifs numériques, marquant une avancée majeure dans la gestion financière publique au niveau étatique.
2. La fin du cycle réglementaire : la loi GENIUS et la « dollarisation » des stablecoins, l’arrivée de MiCA
Entrée en vigueur le 18 juillet 2025, la loi GENIUS incarne la concrétisation de la régulation du dollar étendu à la sphère crypto. Elle marque l’intégration officielle des stablecoins dans le cadre réglementaire fédéral, mettant fin à l’ère du « Far West » dominé par USDT.
2.1 La fin du vide réglementaire
La loi GENIUS a essentiellement instauré un cadre réglementaire unifié au niveau fédéral :
Exigence de 100 % de réserves : obligation pour les émetteurs de détenir 100 % d’actifs liquides de haute qualité (cash, short-term US bonds) en réserve, excluant notamment les billets de trésorerie, pour renforcer la crédibilité.
Fin des stablecoins algorithmiques : interdiction effective de l’émission de stablecoins algorithmiques ne pouvant pas garantir un ratio 1:1 avec des réserves physiques.
2.2 L’entrée massive du secteur bancaire
Le texte autorise les banques et leurs filiales à émettre des stablecoins, ce qui a déclenché une ruée vers la cryptosphère.
Stratégie de Visa : rapidement, Visa annonce le lancement d’un service de règlement USDC basé sur Solana aux États-Unis, tirant parti de la certitude juridique apportée par la loi pour une intégration à grande échelle.
Fonds tokenisés JPMorgan : lancement d’un fonds monétaire tokenisé sur Ethereum (MONY), en amont d’une exploration réglementaire pour l’émission de stablecoins par les banques.
2.3 La mise en place de MiCA en Europe enfin concrète
Le règlement européen sur les marchés des crypto-actifs (MiCA) est entré en application début 2025, devenant le premier cadre réglementaire unifié couvrant 27 pays. Son système de « passeport » a permis d’éliminer la fragmentation réglementaire régionale, forçant les stablecoins non conformes à quitter le marché européen, et établissant une nouvelle référence mondiale pour la conformité.
3. La montée en puissance des tokens présidentiels : l’essor de TRUMP et de World Liberty Financial (WLFI)
Le 17 janvier, trois jours avant l’investiture de Trump comme président des États-Unis, celui-ci a lancé son memecoin $TRUMP . Peu importe les gains que la famille Trump pourrait en tirer, cette initiative a non seulement fragilisé la liquidité du meme Solana déjà en difficulté, mais a aussi déclenché l’effet « célébrité-monnaie ». Lors d’un dîner privé en avril, cette farce a atteint son apogée.
Ce n’est pas tout : World Liberty Financial (WLFI), autre arme de la famille Trump, ne se limite pas à un protocole DeFi, mais devient aussi le symbole d’un lien profond entre la marque politique Trump et le capital cryptographique.
Sous la direction de la famille Trump, WLFI vise à « démocratiser la finance ». Après plusieurs levées de fonds, et avant même son introduction en bourse, une version dérivée, DAT, a été créée. Le 1er septembre 2025, WLFI a officiellement été cotée.
Son prix initial a dépassé brièvement 30 milliards de dollars de FDV, avant de chuter fortement. Outre la colère suscitée par la chute du prix, le projet a suscité de vives controverses, notamment sur la possibilité que des capitaux étrangers (Justin Sun, Aqua 1) achètent des tokens pour faire du financement politique déguisé. Certains estiment que l’émergence de WLFI marque la déstigmatisation totale des cryptomonnaies, permettant à des millions de supporters MAGA de découvrir pour la première fois un portefeuille DeFi ; d’autres pensent que cette démarche rend l’industrie cryptographique prétendument décentralisée encore plus « centralisée », faisant reculer tout le marché.
4. La montée en puissance des institutions : l’approbation des ETF Solana et XRP, la prolifération des « clone DAT »
L’année 2025 a été celle où, malgré la performance « remarquable » des altcoins, les ETF de ces tokens ont connu une expansion fulgurante. Avec une nouvelle réglementation plus pragmatique, la SEC a réduit le délai d’approbation des ETF cryptographiques de 240-270 jours à seulement 75 jours. Ce changement a ouvert l’ère des « ETF altcoins » : Solana, XRP, Litecoin, etc., ont rapidement obtenu leur approbation, marquant la transition d’un marché basé sur un seul actif vers une diversification institutionnelle.
4.1 ETF Solana : établir la « troisième voie »
L’application pour un ETF Solana a été acceptée dans la seconde moitié de 2025, avec une forte probabilité d’approbation. Cela a été la principale force motrice du maintien de la forte valorisation de SOL en 2025, les investisseurs institutionnels le considérant comme la seule « chaîne publique » d’investissement en dehors du BTC et ETH.
4.2 ETF Ripple : du « titre » au « commodity »
Après la résolution du litige avec la SEC, l’introduction du ETF XRP en septembre 2025 a constitué un tournant majeur. Le REX-Osprey XRP ETF (XRPR) a été lancé le 18 septembre. Cela symbolise une « amnistie » réglementaire sur les questions en suspens, faisant grimper le prix du XRP au-dessus de 2 dollars, et envoyant un signal que, après conformité, cette cryptomonnaie peut intégrer le système mainstream.
4.3 La fête des clone DATs
L’euphorie du premier semestre a montré une autre voie, incitant de nombreux imitateurs à se lancer, du ETH, HYPE, BNB, AVAX à des altcoins à plus petite capitalisation. Chacun voulait profiter de cette tendance, certains pour attirer plus de flux, d’autres pour faire du marketing. Aujourd’hui, avec un NAV < 1, on se demande si cela ne va pas entraîner leur propre liquidation. Mais cela a sans doute attiré l’attention des capitaux traditionnels, ouvrant la voie à une opération de « lien entre tokens et actions » devenue une pratique régulière.
Cela ouvre de nouvelles possibilités pour les tokens, ainsi que pour la DeFi, les NFT, le ve, le staking ou le buyback.
5. L’évolution accélérée des infrastructures : FireDancer, Pectra et Fusaka
5.1 Solana FireDancer
En décembre 2025, le client de validation FireDancer, développé par Jump Crypto, a été lancé sur le réseau principal de Solana. C’est le premier logiciel de validation réécrit en C++ par un tiers, avec un TPS en test dépassant le million. Il apporte une diversité essentielle de clients pour Solana, éliminant le risque de point unique de défaillance, et prépare l’arrivée de géants comme Visa.
5.2 Mises à jour Pectra et Fusaka sur Ethereum
En mai 2025, la mise à jour Pectra a considérablement amélioré la disponibilité d’Ethereum :
Optimisation du seuil de staking : le plafond maximal de staking par validateur est porté à 2048 ETH, réduisant les coûts pour les grands acteurs.
Account abstraction : introduction de « portefeuilles programmables », permettant aux comptes ordinaires d’avoir des fonctionnalités de contrats intelligents, abaissant ainsi la barrière à l’entrée pour les utilisateurs.
En décembre 2025, Fusaka a principalement « corrigé » la chaîne de valeur entre L1 et L2, en gros, L2 doit « rendre des comptes » à L1. L’EIP-7918 a introduit un mécanisme de « prix plancher » — une augmentation du prix de base des blobs. Il stipule que le coût de base des blobs ne peut plus baisser indéfiniment à 1 wei. Au contraire, le prix minimum sera lié au coût en gas de l’exécution sur L1. Si tout se passe comme prévu, cela pourrait générer d’importants revenus pour ETH.
6. La maturité des actions d’entreprise : IPO de Circle, Kraken et HashKey
En 2025, la performance des entreprises cryptographiques sur le marché des capitaux a prouvé la maturité du secteur, avec une structuration en trois pôles : États-Unis, Hong Kong et Corée du Sud.
6.1 IPO de Circle : la première action stablecoin
Le 5 juin 2025, Circle, émetteur de USDC, a réussi son IPO à la NYSE sous le code CRCL. La levée de fonds a dépassé 1 milliard de dollars, avec une valorisation d’environ 8 milliards. Son succès a confirmé la reconnaissance de Wall Street de la valeur à long terme des « stablecoins comme réseau de paiement », la plus importante IPO du secteur depuis Coinbase. (Cet article ne couvre pas le mouvement Bullish)
6.2 Kraken : valorisation rétablie et transformation
Bien que Kraken n’ait pas encore réalisé d’IPO en 2025, elle a levé 800 millions de dollars en pré-IPO, portant sa valorisation à 20 milliards. Après un accord avec la SEC, Kraken s’est transformée en un courtier institutionnel complet, avec un projet d’introduction en bourse en 2026, défiant Coinbase.
6.3 IPO de HashKey Group : la première société réglementée à Hong Kong
Le 17 décembre 2025, HashKey Group a été cotée sur le marché principal de HKEX. La levée de fonds a atteint environ 1,67 milliard HKD (environ 215 millions USD), avec une capitalisation d’environ 2,5 milliards USD.
Ce jalon marque la première introduction en bourse d’un groupe d’échanges d’actifs cryptographiques réglementé à Hong Kong et en Asie. La réussite de HashKey confirme l’efficacité de la politique de « centre de l’actif numérique » à Hong Kong, ouvrant la voie au financement des entreprises cryptographiques asiatiques sur le marché local.
6.4 Bithumb cherche une IPO aux États-Unis ; Upbit racheté intégralement par Naver
Le marché coréen de la cryptographie voit aussi ses premières sorties de capitaux, avec deux des principales plateformes annonçant leur projet d’introduction en bourse cette année.
7. La révolution des couches de règlement : explosion de Visa, USDC et RWA
En 2025, la tokenisation des RWA et la dématérialisation des paiements en chaîne ont connu une adoption massive.
7.1 Visa choisit Solana
En décembre 2025, Visa annonce le lancement officiel d’un service de règlement USDC basé sur la blockchain Solana aux États-Unis. Cela signifie que Visa reconnaît la capacité d’une blockchain performante comme couche de règlement mondiale, intégrant la blockchain dans le réseau de paiement central mondial.
7.2 La tokenisation massive des bons du Trésor américain
La tokenisation des bons du Trésor américain par des géants comme BlackRock (ex : fonds BUIDL) a explosé en 2025, devenant progressivement une garantie pour les protocoles DeFi. Cela connecte les taux traditionnels et le marché DeFi, améliorant considérablement l’efficacité du capital.
8. Le signal d’alarme de la sécurité : le piratage de Bybit à 1,5 milliard de dollars
Le 21 février 2025, la plateforme Bybit a subi la plus grande attaque de l’histoire, avec une perte de 1,5 milliard de dollars en ETH.
Le groupe Lazarus a infiltré l’ordinateur d’un développeur du service multisignature Safe, y a implanté un code malveillant, et a modifié l’interface utilisateur. Sans le savoir, l’équipe de Bybit a signé une transaction transférant les fonds aux hackers.
Cet incident a secoué tout le secteur, accélérant la transition d’une multi-signature unique vers des stratégies MPC et hardware, et a été un catalyseur clé pour l’article 反洗钱 (anti-blanchiment) de la loi GENIUS aux États-Unis.
Il a aussi révélé la main invisible entre les « alliances » d’échanges, où la compétition apparente n’était qu’un malentendu.
9. L’extrême des cycles de marché : l’événement 10.11 et le nettoyage à grande échelle du levier
Le marché de 2025 a connu une montagne russe, passant d’une euphorie extrême à un nettoyage brutal, avec l’événement 10.11 comme point de rupture.
Porté par l’effet Trump et la création de la réserve stratégique, le Bitcoin a atteint un sommet historique d’environ 126 000 dollars le 6 octobre. Mais le marché s’est rapidement retourné.
Le 11 octobre est devenu la journée la plus terrible du marché secondaire de 2025. BTC et ETH ont reculé de 10 %, certains altcoins ont presque disparu, tout le marché a été massacré, Binance a dû verser la plus grande indemnisation jamais vue.
La panique s’est propagée avec la mise en faillite de « l’argent intelligent », les « dérapages » des market makers, et un carnet d’ordres presque vide. En quelques jours, environ 150 milliards de dollars ont été liquidés en chaîne, le prix du Bitcoin est retombé à 85 000 dollars. L’événement 10.11 est considéré comme le début de la « période de calme » du second half du marché haussier 2025, ayant permis de nettoyer les capitaux spéculatifs excessifs dépendants du levier, dans un contexte très dur.
10. La grande amnistie du siècle : le retour de Ross Ulbricht et CZ
En 2025, deux figures emblématiques de la cryptosphère ont connu un tournant décisif, symbolisant une sorte de « réconciliation » entre le gouvernement américain, les crypto-orthodoxes et les premières plateformes.
10.1 La grâce de Ross Ulbricht
Le 21 janvier 2025, le président Trump, le lendemain de son investiture, a signé une grâce présidentielle, libérant inconditionnellement Ross Ulbricht, fondateur de Silk Road. Condamné à la prison à vie pour avoir créé le marché noir Silk Road, il a déjà purgé 12 ans. Dans la communauté crypto, il est considéré comme un martyr de la liberté.
Cette grâce a concrétisé la promesse de campagne de Trump, et est vue comme une victoire majeure par les libertariens et les premiers adopteurs du Bitcoin, symbolisant la fin de la criminalisation des codeurs et la reconnaissance de leur contribution à l’histoire de l’Internet naissant.
10.2 La libération de CZ
En octobre 2025, CZ a également bénéficié d’un pardon. Son retour (même s’il ne sera peut-être plus CEO) et la libération de Ross marquent la fin de l’ère des « hors-la-loi » de la cryptosphère.
Ces deux pardons ne sont pas seulement des changements personnels, mais annoncent aussi qu’avec la nouvelle configuration géopolitique et financière, d’anciens « hors-la-loi » peuvent, via le capital, l’opinion et la politique, être réintégrés dans le « mainstream ».
Conclusion : de la spéculation à la fondation
En résumé, 2025 montre que, de Bitcoin en tant que réserve nationale (préparatoire) à l’introduction en bourse de HashKey et Circle, en passant par les pardons de Ross et CZ, tous ces événements convergent vers une même direction : la transformation complète des actifs cryptographiques en un système intégré.
Les rebelles d’hier deviennent intégrés, les actifs marginaux deviennent des réserves nationales. 2025 n’est pas la fin d’un cycle, mais le début d’un « réalisme cryptographique ». Dans cette nouvelle ère, le code reste la loi, mais la loi apprend aussi à coexister et même à tirer parti du code.
Postface
Ce qui peut rendre tout le monde excité, c’est probablement
11. La tendance à la « tokenisation » des bilans d’entreprises dans le monde entier s’affirme
D’ici la fin 2025, plus de 200 sociétés cotées en bourse et fonds détiennent environ 5,1 % de l’offre totale de Bitcoin. Outre MicroStrategy (plus de 670 000 BTC), plusieurs fintechs et « sociétés de gestion d’actifs numériques (DAT) » ont attiré au total 92 milliards de dollars de flux de capitaux. Le Bitcoin, qui était autrefois une démarche isolée, est devenu une méthode standard pour les entreprises pour lutter contre l’inflation et optimiser leur structure de capital.
Cette page peut inclure du contenu de tiers fourni à des fins d'information uniquement. Gate ne garantit ni l'exactitude ni la validité de ces contenus, n’endosse pas les opinions exprimées, et ne fournit aucun conseil financier ou professionnel à travers ces informations. Voir la section Avertissement pour plus de détails.
Du monde marginal aux institutions, récapitulatif des événements clés qui définiront le paysage du marché cryptographique en 2025
2025 sera sans aucun doute une année marquante dans l’histoire financière mondiale, qualifiée d’« année zéro de la souveraineté dans l’industrie des actifs cryptographiques ». Si 2024 a été celle du « moment Wall Street » apporté par les ETF Bitcoin, alors 2025 marque la transformation des actifs numériques d’un simple outil de spéculation financière à un levier stratégique en géopolitique et une réserve nationale de premier ordre. Ce changement est principalement impulsé par le virage radical de l’administration américaine — après l’arrivée du gouvernement Trump, avec la création de la « Réserve stratégique de Bitcoin », une initiative historique qui a profondément modifié la logique sous-jacente de la compétition monétaire mondiale.
Cette année a été ponctuée d’événements décisifs dans le domaine réglementaire : la signature de la loi GENIUS a conféré aux stablecoins le statut légal du dollar américain ; le projet World Liberty Financial (WLFI), lancé par la famille Trump, a brisé la barrière entre politique et DeFi ; et les pardons de Ross Ulbricht et CZ ont marqué la fin de l’ère des « hors-la-loi » de la cryptosphère et l’ouverture d’un nouvel ordre.
Cet article dresse la liste, selon l’auteur, des 10 événements majeurs de 2025 dans l’industrie cryptographique.
Ces événements constituent ce que l’on peut appeler le « point irréversible » de l’évolution du secteur en 2025 — des moments décisifs qui ont totalement modifié la structure du marché, le cadre réglementaire ou le paradigme technologique.
1. La réorientation géopolitique : la création de la Réserve stratégique de Bitcoin des États-Unis
L’événement le plus ambitieux et profond de 2025 est sans conteste la mise en place officielle par le gouvernement américain de la « Réserve stratégique de Bitcoin » (Strategic Bitcoin Reserve). Cette politique ne vise pas seulement à tenir la promesse du président Trump lors de sa campagne de faire des États-Unis la capitale mondiale de la cryptomonnaie, mais elle bouleverse aussi la politique répressive américaine envers les actifs cryptographiques, en leur conférant une importance stratégique nationale équivalente à celle de l’or ou du pétrole.
1.1 Origine de la politique et mécanismes de mise en œuvre
Dès ses débuts, le président Trump a signé un ordre exécutif, suivi le 6 mars par une directive officielle pour établir cette réserve. L’idée centrale est de reconnaître le rôle potentiel du Bitcoin comme « or numérique » dans le futur système financier mondial.
Concrètement, l’administration a adopté une stratégie de « confiscation pour réserve » — arrêt des ventes aux enchères des bitcoins saisis par la justice (dans des affaires comme Silk Road ou Bitfinex), soit environ 200 000 BTC, qui sont transférés dans un « dépôt d’actifs numériques » nouvellement créé pour une détention permanente. De plus, l’ordre indique que le Trésor et le Département du Commerce doivent élaborer une stratégie d’accroissement « neutre en budget », ce qui signifie que le gouvernement américain devient en réalité un détenteur à long terme de cette classe d’actifs, plutôt qu’un vendeur potentiel.
1.2 La « Loi Lummis » et la bataille législative
La sénatrice Cynthia Lummis a soumis à nouveau le « Projet de loi sur la Réserve stratégique de Bitcoin », proposant d’utiliser les fonds excédentaires de la Réserve fédérale pour acheter un million de BTC (environ 5 % de l’offre totale) sur cinq ans, avec une détention minimale de 20 ans. Bien que cette proposition paraisse utopique et qu’elle suscite un débat intense au Congrès, la mise en œuvre anticipée par l’ordre exécutif a permis d’ouvrir la voie.
1.3 Effets domino au niveau des États
Le changement d’attitude du gouvernement fédéral a déclenché une « course à l’armement numérique » chez les États. À fin 2025, 16 États ont déjà inscrit cette question à leur ordre du jour ou en sont à la phase de discussion.
2. La fin du cycle réglementaire : la loi GENIUS et la « dollarisation » des stablecoins, l’arrivée de MiCA
Entrée en vigueur le 18 juillet 2025, la loi GENIUS incarne la concrétisation de la régulation du dollar étendu à la sphère crypto. Elle marque l’intégration officielle des stablecoins dans le cadre réglementaire fédéral, mettant fin à l’ère du « Far West » dominé par USDT.
2.1 La fin du vide réglementaire
La loi GENIUS a essentiellement instauré un cadre réglementaire unifié au niveau fédéral :
Exigence de 100 % de réserves : obligation pour les émetteurs de détenir 100 % d’actifs liquides de haute qualité (cash, short-term US bonds) en réserve, excluant notamment les billets de trésorerie, pour renforcer la crédibilité.
Fin des stablecoins algorithmiques : interdiction effective de l’émission de stablecoins algorithmiques ne pouvant pas garantir un ratio 1:1 avec des réserves physiques.
2.2 L’entrée massive du secteur bancaire
Le texte autorise les banques et leurs filiales à émettre des stablecoins, ce qui a déclenché une ruée vers la cryptosphère.
Stratégie de Visa : rapidement, Visa annonce le lancement d’un service de règlement USDC basé sur Solana aux États-Unis, tirant parti de la certitude juridique apportée par la loi pour une intégration à grande échelle.
Fonds tokenisés JPMorgan : lancement d’un fonds monétaire tokenisé sur Ethereum (MONY), en amont d’une exploration réglementaire pour l’émission de stablecoins par les banques.
2.3 La mise en place de MiCA en Europe enfin concrète
Le règlement européen sur les marchés des crypto-actifs (MiCA) est entré en application début 2025, devenant le premier cadre réglementaire unifié couvrant 27 pays. Son système de « passeport » a permis d’éliminer la fragmentation réglementaire régionale, forçant les stablecoins non conformes à quitter le marché européen, et établissant une nouvelle référence mondiale pour la conformité.
3. La montée en puissance des tokens présidentiels : l’essor de TRUMP et de World Liberty Financial (WLFI)
Le 17 janvier, trois jours avant l’investiture de Trump comme président des États-Unis, celui-ci a lancé son memecoin $TRUMP . Peu importe les gains que la famille Trump pourrait en tirer, cette initiative a non seulement fragilisé la liquidité du meme Solana déjà en difficulté, mais a aussi déclenché l’effet « célébrité-monnaie ». Lors d’un dîner privé en avril, cette farce a atteint son apogée.
Ce n’est pas tout : World Liberty Financial (WLFI), autre arme de la famille Trump, ne se limite pas à un protocole DeFi, mais devient aussi le symbole d’un lien profond entre la marque politique Trump et le capital cryptographique.
Sous la direction de la famille Trump, WLFI vise à « démocratiser la finance ». Après plusieurs levées de fonds, et avant même son introduction en bourse, une version dérivée, DAT, a été créée. Le 1er septembre 2025, WLFI a officiellement été cotée.
Son prix initial a dépassé brièvement 30 milliards de dollars de FDV, avant de chuter fortement. Outre la colère suscitée par la chute du prix, le projet a suscité de vives controverses, notamment sur la possibilité que des capitaux étrangers (Justin Sun, Aqua 1) achètent des tokens pour faire du financement politique déguisé. Certains estiment que l’émergence de WLFI marque la déstigmatisation totale des cryptomonnaies, permettant à des millions de supporters MAGA de découvrir pour la première fois un portefeuille DeFi ; d’autres pensent que cette démarche rend l’industrie cryptographique prétendument décentralisée encore plus « centralisée », faisant reculer tout le marché.
4. La montée en puissance des institutions : l’approbation des ETF Solana et XRP, la prolifération des « clone DAT »
L’année 2025 a été celle où, malgré la performance « remarquable » des altcoins, les ETF de ces tokens ont connu une expansion fulgurante. Avec une nouvelle réglementation plus pragmatique, la SEC a réduit le délai d’approbation des ETF cryptographiques de 240-270 jours à seulement 75 jours. Ce changement a ouvert l’ère des « ETF altcoins » : Solana, XRP, Litecoin, etc., ont rapidement obtenu leur approbation, marquant la transition d’un marché basé sur un seul actif vers une diversification institutionnelle.
4.1 ETF Solana : établir la « troisième voie »
L’application pour un ETF Solana a été acceptée dans la seconde moitié de 2025, avec une forte probabilité d’approbation. Cela a été la principale force motrice du maintien de la forte valorisation de SOL en 2025, les investisseurs institutionnels le considérant comme la seule « chaîne publique » d’investissement en dehors du BTC et ETH.
4.2 ETF Ripple : du « titre » au « commodity »
Après la résolution du litige avec la SEC, l’introduction du ETF XRP en septembre 2025 a constitué un tournant majeur. Le REX-Osprey XRP ETF (XRPR) a été lancé le 18 septembre. Cela symbolise une « amnistie » réglementaire sur les questions en suspens, faisant grimper le prix du XRP au-dessus de 2 dollars, et envoyant un signal que, après conformité, cette cryptomonnaie peut intégrer le système mainstream.
4.3 La fête des clone DATs
L’euphorie du premier semestre a montré une autre voie, incitant de nombreux imitateurs à se lancer, du ETH, HYPE, BNB, AVAX à des altcoins à plus petite capitalisation. Chacun voulait profiter de cette tendance, certains pour attirer plus de flux, d’autres pour faire du marketing. Aujourd’hui, avec un NAV < 1, on se demande si cela ne va pas entraîner leur propre liquidation. Mais cela a sans doute attiré l’attention des capitaux traditionnels, ouvrant la voie à une opération de « lien entre tokens et actions » devenue une pratique régulière.
Cela ouvre de nouvelles possibilités pour les tokens, ainsi que pour la DeFi, les NFT, le ve, le staking ou le buyback.
5. L’évolution accélérée des infrastructures : FireDancer, Pectra et Fusaka
5.1 Solana FireDancer
En décembre 2025, le client de validation FireDancer, développé par Jump Crypto, a été lancé sur le réseau principal de Solana. C’est le premier logiciel de validation réécrit en C++ par un tiers, avec un TPS en test dépassant le million. Il apporte une diversité essentielle de clients pour Solana, éliminant le risque de point unique de défaillance, et prépare l’arrivée de géants comme Visa.
5.2 Mises à jour Pectra et Fusaka sur Ethereum
En mai 2025, la mise à jour Pectra a considérablement amélioré la disponibilité d’Ethereum :
En décembre 2025, Fusaka a principalement « corrigé » la chaîne de valeur entre L1 et L2, en gros, L2 doit « rendre des comptes » à L1. L’EIP-7918 a introduit un mécanisme de « prix plancher » — une augmentation du prix de base des blobs. Il stipule que le coût de base des blobs ne peut plus baisser indéfiniment à 1 wei. Au contraire, le prix minimum sera lié au coût en gas de l’exécution sur L1. Si tout se passe comme prévu, cela pourrait générer d’importants revenus pour ETH.
6. La maturité des actions d’entreprise : IPO de Circle, Kraken et HashKey
En 2025, la performance des entreprises cryptographiques sur le marché des capitaux a prouvé la maturité du secteur, avec une structuration en trois pôles : États-Unis, Hong Kong et Corée du Sud.
6.1 IPO de Circle : la première action stablecoin
Le 5 juin 2025, Circle, émetteur de USDC, a réussi son IPO à la NYSE sous le code CRCL. La levée de fonds a dépassé 1 milliard de dollars, avec une valorisation d’environ 8 milliards. Son succès a confirmé la reconnaissance de Wall Street de la valeur à long terme des « stablecoins comme réseau de paiement », la plus importante IPO du secteur depuis Coinbase. (Cet article ne couvre pas le mouvement Bullish)
6.2 Kraken : valorisation rétablie et transformation
Bien que Kraken n’ait pas encore réalisé d’IPO en 2025, elle a levé 800 millions de dollars en pré-IPO, portant sa valorisation à 20 milliards. Après un accord avec la SEC, Kraken s’est transformée en un courtier institutionnel complet, avec un projet d’introduction en bourse en 2026, défiant Coinbase.
6.3 IPO de HashKey Group : la première société réglementée à Hong Kong
Le 17 décembre 2025, HashKey Group a été cotée sur le marché principal de HKEX. La levée de fonds a atteint environ 1,67 milliard HKD (environ 215 millions USD), avec une capitalisation d’environ 2,5 milliards USD.
Ce jalon marque la première introduction en bourse d’un groupe d’échanges d’actifs cryptographiques réglementé à Hong Kong et en Asie. La réussite de HashKey confirme l’efficacité de la politique de « centre de l’actif numérique » à Hong Kong, ouvrant la voie au financement des entreprises cryptographiques asiatiques sur le marché local.
6.4 Bithumb cherche une IPO aux États-Unis ; Upbit racheté intégralement par Naver
Le marché coréen de la cryptographie voit aussi ses premières sorties de capitaux, avec deux des principales plateformes annonçant leur projet d’introduction en bourse cette année.
7. La révolution des couches de règlement : explosion de Visa, USDC et RWA
En 2025, la tokenisation des RWA et la dématérialisation des paiements en chaîne ont connu une adoption massive.
7.1 Visa choisit Solana
En décembre 2025, Visa annonce le lancement officiel d’un service de règlement USDC basé sur la blockchain Solana aux États-Unis. Cela signifie que Visa reconnaît la capacité d’une blockchain performante comme couche de règlement mondiale, intégrant la blockchain dans le réseau de paiement central mondial.
7.2 La tokenisation massive des bons du Trésor américain
La tokenisation des bons du Trésor américain par des géants comme BlackRock (ex : fonds BUIDL) a explosé en 2025, devenant progressivement une garantie pour les protocoles DeFi. Cela connecte les taux traditionnels et le marché DeFi, améliorant considérablement l’efficacité du capital.
8. Le signal d’alarme de la sécurité : le piratage de Bybit à 1,5 milliard de dollars
Le 21 février 2025, la plateforme Bybit a subi la plus grande attaque de l’histoire, avec une perte de 1,5 milliard de dollars en ETH.
Le groupe Lazarus a infiltré l’ordinateur d’un développeur du service multisignature Safe, y a implanté un code malveillant, et a modifié l’interface utilisateur. Sans le savoir, l’équipe de Bybit a signé une transaction transférant les fonds aux hackers.
Cet incident a secoué tout le secteur, accélérant la transition d’une multi-signature unique vers des stratégies MPC et hardware, et a été un catalyseur clé pour l’article 反洗钱 (anti-blanchiment) de la loi GENIUS aux États-Unis.
Il a aussi révélé la main invisible entre les « alliances » d’échanges, où la compétition apparente n’était qu’un malentendu.
9. L’extrême des cycles de marché : l’événement 10.11 et le nettoyage à grande échelle du levier
Le marché de 2025 a connu une montagne russe, passant d’une euphorie extrême à un nettoyage brutal, avec l’événement 10.11 comme point de rupture.
Porté par l’effet Trump et la création de la réserve stratégique, le Bitcoin a atteint un sommet historique d’environ 126 000 dollars le 6 octobre. Mais le marché s’est rapidement retourné.
Le 11 octobre est devenu la journée la plus terrible du marché secondaire de 2025. BTC et ETH ont reculé de 10 %, certains altcoins ont presque disparu, tout le marché a été massacré, Binance a dû verser la plus grande indemnisation jamais vue.
La panique s’est propagée avec la mise en faillite de « l’argent intelligent », les « dérapages » des market makers, et un carnet d’ordres presque vide. En quelques jours, environ 150 milliards de dollars ont été liquidés en chaîne, le prix du Bitcoin est retombé à 85 000 dollars. L’événement 10.11 est considéré comme le début de la « période de calme » du second half du marché haussier 2025, ayant permis de nettoyer les capitaux spéculatifs excessifs dépendants du levier, dans un contexte très dur.
10. La grande amnistie du siècle : le retour de Ross Ulbricht et CZ
En 2025, deux figures emblématiques de la cryptosphère ont connu un tournant décisif, symbolisant une sorte de « réconciliation » entre le gouvernement américain, les crypto-orthodoxes et les premières plateformes.
10.1 La grâce de Ross Ulbricht
Le 21 janvier 2025, le président Trump, le lendemain de son investiture, a signé une grâce présidentielle, libérant inconditionnellement Ross Ulbricht, fondateur de Silk Road. Condamné à la prison à vie pour avoir créé le marché noir Silk Road, il a déjà purgé 12 ans. Dans la communauté crypto, il est considéré comme un martyr de la liberté.
Cette grâce a concrétisé la promesse de campagne de Trump, et est vue comme une victoire majeure par les libertariens et les premiers adopteurs du Bitcoin, symbolisant la fin de la criminalisation des codeurs et la reconnaissance de leur contribution à l’histoire de l’Internet naissant.
10.2 La libération de CZ
En octobre 2025, CZ a également bénéficié d’un pardon. Son retour (même s’il ne sera peut-être plus CEO) et la libération de Ross marquent la fin de l’ère des « hors-la-loi » de la cryptosphère.
Ces deux pardons ne sont pas seulement des changements personnels, mais annoncent aussi qu’avec la nouvelle configuration géopolitique et financière, d’anciens « hors-la-loi » peuvent, via le capital, l’opinion et la politique, être réintégrés dans le « mainstream ».
Conclusion : de la spéculation à la fondation
En résumé, 2025 montre que, de Bitcoin en tant que réserve nationale (préparatoire) à l’introduction en bourse de HashKey et Circle, en passant par les pardons de Ross et CZ, tous ces événements convergent vers une même direction : la transformation complète des actifs cryptographiques en un système intégré.
Les rebelles d’hier deviennent intégrés, les actifs marginaux deviennent des réserves nationales. 2025 n’est pas la fin d’un cycle, mais le début d’un « réalisme cryptographique ». Dans cette nouvelle ère, le code reste la loi, mais la loi apprend aussi à coexister et même à tirer parti du code.
Postface
Ce qui peut rendre tout le monde excité, c’est probablement
11. La tendance à la « tokenisation » des bilans d’entreprises dans le monde entier s’affirme
D’ici la fin 2025, plus de 200 sociétés cotées en bourse et fonds détiennent environ 5,1 % de l’offre totale de Bitcoin. Outre MicroStrategy (plus de 670 000 BTC), plusieurs fintechs et « sociétés de gestion d’actifs numériques (DAT) » ont attiré au total 92 milliards de dollars de flux de capitaux. Le Bitcoin, qui était autrefois une démarche isolée, est devenu une méthode standard pour les entreprises pour lutter contre l’inflation et optimiser leur structure de capital.