Une « morale du pluralisme » et le rôle de la crypto
Le co-fondateur d’Ethereum, Vitalik Buterin, a publié mardi un nouveau billet de blog approfondi intitulé « Balance of Power ». Le billet offre une analyse critique des menaces convergentes posées par « Big Business », « Big Government » et « Big Mob ».
Aucun contrôle ni contrepoids
Buterin soutient que les contrôles et contrepoids qui, historiquement, maintenaient les forces sociales en échec ne sont plus en place. Ils se sont finalement effondrés au cours du 21e siècle.
Le prodige canadien a cité le progrès technologique rapide et l’automatisation pour argumenter que les économies d’échelle permettent à des acteurs puissants de consolider le contrôle à un rythme sans précédent.
Sa solution proposée est un concept qu’il qualifie de « diffusion obligatoire ». La stratégie consiste à imposer l’ouverture et l’interopérabilité aux systèmes fermés.
Buterin décrit l’ère moderne comme une « jungle dense ». Les principales sources de progrès sont devenues des sources de peur.
Il soutient que les gouvernements doivent agir comme un terrain neutre plutôt que comme un participant actif choisissant les gagnants.
En même temps, Buterin a noté un changement inquiétant dans la Silicon Valley. Il a observé que les leaders technologiques, qui avaient autrefois des vues fortement libertariennes, travaillent désormais activement à capturer autant de pouvoir gouvernemental que possible.
Imposer la diffusion
Le cœur de l’argument de Buterin est que l’on ne peut plus compter sur la friction naturelle pour empêcher une centralisation totale. Il y a donc un besoin urgent d’ingénier la diffusion.
Il a mentionné « l’interopérabilité adversariale » comme un mécanisme clé. Cela consiste à créer des outils qui se connectent aux plateformes existantes sans l’autorisation des créateurs. Buterin a listé plusieurs exemples pertinents pour l’esprit Web3. Ces exemples incluent des interfaces qui filtrent le contenu différemment de ce que la plateforme hôte souhaite ( par exemple, des bloqueurs de publicités ou des filtres IA ), ainsi que des systèmes permettant le transfert de valeur sans dépendre de points de congestion financiers centralisés.
Sci-Hub a été cité comme un outil qui a imposé l’équité dans la science par la diffusion obligatoire.
« Le dilemme : comment avoir une civilisation florissante au 21e siècle… sans concentration extrême du pouvoir ? » demande Buterin. « La solution : imposer plus de diffusion. »
Une « morale du pluralisme » et le rôle de la crypto
Buterin appelle à une synthèse des moralités : une qui encourage les acteurs à avoir un impact tout en empêchant qu’ils deviennent hégémoniques.
Notamment, il a pris l’exemple du protocole de staking liquide basé sur Ethereum, Lido. Malgré la détention d’environ 24 % de l’offre ETH stakée, Buterin soutient que Lido est moins redouté qu’une entité centralisée de taille équivalente en raison de sa structure interne.
« Lido n’est pas un acteur unique : c’est un DAO décentralisé en interne avec plusieurs dizaines d’opérateurs », écrit Buterin, tout en ajoutant que la communauté reste vigilante pour que Lido ne contrôle pas la majorité de la mise.
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Buterin d'Ethereum révèle comment lutter contre la centralisation « sans âme » - U.Today
Aucun contrôle ni contrepoids
Buterin soutient que les contrôles et contrepoids qui, historiquement, maintenaient les forces sociales en échec ne sont plus en place. Ils se sont finalement effondrés au cours du 21e siècle.
Le prodige canadien a cité le progrès technologique rapide et l’automatisation pour argumenter que les économies d’échelle permettent à des acteurs puissants de consolider le contrôle à un rythme sans précédent.
Sa solution proposée est un concept qu’il qualifie de « diffusion obligatoire ». La stratégie consiste à imposer l’ouverture et l’interopérabilité aux systèmes fermés.
Buterin décrit l’ère moderne comme une « jungle dense ». Les principales sources de progrès sont devenues des sources de peur.
Il soutient que les gouvernements doivent agir comme un terrain neutre plutôt que comme un participant actif choisissant les gagnants.
En même temps, Buterin a noté un changement inquiétant dans la Silicon Valley. Il a observé que les leaders technologiques, qui avaient autrefois des vues fortement libertariennes, travaillent désormais activement à capturer autant de pouvoir gouvernemental que possible.
Imposer la diffusion
Le cœur de l’argument de Buterin est que l’on ne peut plus compter sur la friction naturelle pour empêcher une centralisation totale. Il y a donc un besoin urgent d’ingénier la diffusion.
Il a mentionné « l’interopérabilité adversariale » comme un mécanisme clé. Cela consiste à créer des outils qui se connectent aux plateformes existantes sans l’autorisation des créateurs. Buterin a listé plusieurs exemples pertinents pour l’esprit Web3. Ces exemples incluent des interfaces qui filtrent le contenu différemment de ce que la plateforme hôte souhaite ( par exemple, des bloqueurs de publicités ou des filtres IA ), ainsi que des systèmes permettant le transfert de valeur sans dépendre de points de congestion financiers centralisés.
Sci-Hub a été cité comme un outil qui a imposé l’équité dans la science par la diffusion obligatoire.
« Le dilemme : comment avoir une civilisation florissante au 21e siècle… sans concentration extrême du pouvoir ? » demande Buterin. « La solution : imposer plus de diffusion. »
Une « morale du pluralisme » et le rôle de la crypto
Buterin appelle à une synthèse des moralités : une qui encourage les acteurs à avoir un impact tout en empêchant qu’ils deviennent hégémoniques.
Notamment, il a pris l’exemple du protocole de staking liquide basé sur Ethereum, Lido. Malgré la détention d’environ 24 % de l’offre ETH stakée, Buterin soutient que Lido est moins redouté qu’une entité centralisée de taille équivalente en raison de sa structure interne.
« Lido n’est pas un acteur unique : c’est un DAO décentralisé en interne avec plusieurs dizaines d’opérateurs », écrit Buterin, tout en ajoutant que la communauté reste vigilante pour que Lido ne contrôle pas la majorité de la mise.