La Corée du Sud met fin à la zone grise de la cryptomonnaie ! La Cour suprême : le Bitcoin et autres peuvent être saisis comme des dépôts bancaires

韓國終結加密灰色地帶

韓國最高法院裁定,交易所比特币可依法扣押,终结法律争议。案件源于扣押 55.6 BTC(41.3 万美元),嫌疑人称数字信息非有形物。法院认定具经济支配性,等同银行存款法律地位。韩国 2018 年认定无形财产,2021 年纳入刑法,此次补扣押程序。1600 万人受影响。

55.6 BTC 扣押案的法律攻防

Selon le rapport du Chosun Ilbo, la Cour Suprême de Corée a récemment rendu une décision clé, indiquant clairement que les bitcoins stockés dans les comptes d’échange de cryptomonnaies sont des actifs pouvant être saisis conformément à la loi, mettant fin à une longue controverse juridique sur la question « Les actifs numériques sont-ils des objets saisissables en droit pénal ? ».

L’affaire est née d’une enquête sur le blanchiment d’argent, lors de laquelle la police a saisi 55,6 bitcoins dans le compte d’un suspect désigné simplement par « A ». La valeur à l’époque était d’environ 600 millions de won coréens, soit environ 413 000 dollars américains. A a ensuite fait appel, arguant que selon l’article 106 du Code de procédure pénale, la saisie ne concerne que « les choses tangibles », et que le bitcoin étant une information purement numérique, il ne s’agit pas d’un objet physique, donc ne devrait pas être saisi légalement.

Après que le tribunal du district de Séoul ait rejeté cette argumentation, l’affaire a été portée en appel jusqu’à la Cour Suprême. Finalement, la Cour Suprême a soutenu la position du parquet, estimant que dans la procédure pénale, la saisie ne concerne pas seulement les objets physiques, mais aussi les informations électroniques ayant une valeur économique et une capacité de contrôle. La logique centrale de cette décision est que la loi doit se concentrer sur la substance économique de l’actif plutôt que sur sa forme physique.

Dans ses motifs, la Cour Suprême a indiqué que, bien que le bitcoin n’existe pas physiquement, il répond aux critères fondamentaux d’un actif en tant que « jeton électronique pouvant être géré de manière autonome, négocié et ayant une valeur économique réelle », ce qui le conforme aux éléments essentiels définis par le droit pénal. La Cour a souligné que si l’on excluait simplement en raison de sa nature numérique, cela créerait des lacunes importantes dans la traçabilité et la confiscation des produits du crime, ce qui serait manifestement contraire à l’objectif législatif.

Évolution du statut juridique des actifs cryptographiques en Corée

2018 : La Cour Suprême reconnaît le bitcoin comme « un bien intangible ayant une valeur économique », pouvant être confisqué en cas de crime.

2018 (affaire de divorce) : La cour considère les actifs cryptographiques comme des biens divisibles.

2021 : La décision indique que le bitcoin est un bien virtuel reconnu par le droit pénal.

2026 (cette décision) : Finalise la procédure de saisie, permettant la saisie légale des actifs des échanges.

L’équivalence juridique entre échanges et dépôts bancaires

Cette décision revient en pratique à confirmer que « les actifs cryptographiques dans un échange » ont un statut juridique proche de celui des dépôts dans un compte bancaire, dans le cadre du droit pénal. Pour les autorités, tant qu’elles peuvent prouver le lien entre ces actifs et une activité criminelle, elles peuvent demander leur saisie conformément à la loi, empêchant ainsi les suspects de transférer ou dissimuler leurs gains illicites via des actifs numériques.

L’établissement de cette équivalence juridique est crucial. Par le passé, les forces de l’ordre rencontraient souvent des obstacles procéduraux lors de la traque de la criminalité cryptographique, car les suspects soutenaient que les actifs cryptographiques n’étaient pas soumis à la saisie en droit pénal, demandant la levée du gel. Cette incertitude juridique permettait aux criminels de transférer leurs fonds illicites à l’étranger ou de les blanchir via des opérations de mixing. La décision claire de la Cour Suprême comble cette lacune.

Cela signifie également que, à l’avenir, les échanges cryptographiques seront plus fréquemment sollicités pour geler, transférer ou sécuriser les actifs des utilisateurs lors d’enquêtes judiciaires. Les échanges devront renforcer leurs équipes juridiques et leurs processus d’urgence pour répondre rapidement aux ordres de saisie. Pour les échanges coréens très réglementés, cette obligation de coopération deviendra une partie intégrante de leur fonctionnement quotidien.

Du point de vue des utilisateurs, cette décision est aussi un avertissement. Si votre compte dans un échange a une origine de fonds douteuse ou est impliqué dans une activité illégale, les autorités peuvent procéder à une saisie directe. Même si vous affirmez que « le bitcoin n’est pas de l’argent » ou « juste un code numérique », le tribunal ne l’acceptera pas. Bien que cette clarté juridique limite la marge d’action des criminels, elle signifie aussi que si un utilisateur se retrouve impliqué dans une affaire, ses actifs risquent d’être gelés de manière préventive.

1600 milliards de won coréens : une nouvelle ère de conformité

En réalité, la Cour de Corée n’est pas la première à avoir clairement défini la nature des actifs cryptographiques. Dès 2018, la Cour Suprême a reconnu le bitcoin comme « un bien intangible ayant une valeur économique », pouvant être confisqué en cas de crime ; la même année, dans une affaire de divorce, elle a considéré les actifs cryptographiques comme des biens divisibles. En 2021, la jurisprudence a encore précisé que le bitcoin est un bien virtuel reconnu par le droit pénal.

Cette décision intervient comme la dernière pièce du puzzle procédural, permettant d’appliquer pleinement les mécanismes de saisie, de confiscation et de restitution pour les actifs des échanges cryptographiques. Avec une adoption de la cryptomonnaie très répandue en Corée, où plus de 16 millions de personnes détiennent un compte d’échange d’ici 2025, cette jurisprudence est considérée comme ayant une forte portée pratique.

Il est généralement admis que, dans les affaires impliquant fraude, blanchiment ou autres crimes économiques, les actifs cryptographiques ne seront plus une zone grise juridique, mais intégrés dans le système de responsabilité pénale et de gestion patrimoniale. Cela aura un impact profond sur la conformité du marché et la perception des risques par les utilisateurs. La clarté juridique constitue un double tranchant pour l’industrie coréenne : d’un côté, elle renforce la conformité et l’acceptation mainstream, de l’autre, elle accroît la capacité de surveillance du gouvernement.

Pour les 16 millions d’utilisateurs de cryptomonnaies en Corée, cette décision signifie concrètement que : vos bitcoins dans un échange ne sont plus de simples « codes numériques hors de portée de la loi », mais des biens ayant le même statut que des dépôts bancaires. En cas d’affaire pénale, les autorités peuvent procéder à leur saisie. Si vos fonds sont d’origine légitime, cette décision ne vous affectera pas. Mais si vos actifs proviennent de transactions douteuses, préparez-vous à leur gel potentiel.

D’un point de vue mondial, la décision de la Cour Suprême de Corée pourrait servir de référence pour d’autres pays. Lorsqu’ils seront confrontés à des controverses similaires, la logique coréenne — « se concentrer sur la substance économique plutôt que sur la forme physique » — offre une base juridique à suivre. Cela pourrait accélérer la clarification du statut juridique des actifs cryptographiques à l’échelle mondiale.

BTC0,12%
Voir l'original
Cette page peut inclure du contenu de tiers fourni à des fins d'information uniquement. Gate ne garantit ni l'exactitude ni la validité de ces contenus, n’endosse pas les opinions exprimées, et ne fournit aucun conseil financier ou professionnel à travers ces informations. Voir la section Avertissement pour plus de détails.
  • Récompense
  • Commentaire
  • Reposter
  • Partager
Commentaire
0/400
Aucun commentaire
Trader les cryptos partout et à tout moment
qrCode
Scan pour télécharger Gate app
Communauté
Français (Afrique)
  • 简体中文
  • English
  • Tiếng Việt
  • 繁體中文
  • Español
  • Русский
  • Français (Afrique)
  • Português (Portugal)
  • Bahasa Indonesia
  • 日本語
  • بالعربية
  • Українська
  • Português (Brasil)