Un tweet resurfaced de Michael J. Casey déclarant « Fin de partie » pour XRP attire à nouveau l’attention de la communauté crypto.
À l’époque, la suspension avait suscité une inquiétude généralisée quant à la possibilité que XRP soit définitivement mis de côté sur le marché américain. Casey, qui a auparavant été directeur du contenu chez CoinDesk et qui préside maintenant DAIS Global, avait partagé un article de CoinDesk concernant la décision de Coinbase avec le commentaire « Fin de partie ».
Malgré les prédictions sombres, XRP n’a pas disparu. À la mi-2023, un tribunal fédéral américain a déclaré que XRP n’est pas une valeur mobilière lorsqu’il est vendu sur des plateformes. Suite à cette décision, Coinbase et plusieurs autres grandes plateformes américaines ont remis XRP en liste, permettant aux traders américains d’y accéder à nouveau.
Ce relisting a marqué un tournant pour l’actif, qui avait enduré des années de tensions réglementaires. Le retour a été une preuve que le projet avait survécu à ce que certains qualifiaient de « menace existentielle ».
Fait notable, ces discussions ont émergé après la réapparition en ligne d’emails liés à Jeffrey Epstein. Un échange d’emails de 2017 entre Austin Hill et Epstein mentionnait « Michael Casey » dans le contexte d’une éventuelle implication dans un projet.
Les emails ne mentionnaient pas directement XRP. Cependant, leur réapparition, combinée au commentaire passé de Casey « Fin de partie », a alimenté les spéculations chez certains supporters de XRP selon lesquelles la dynamique précoce de l’industrie aurait pu jouer un rôle dans les défis rencontrés par XRP.
Des voix influentes dans la communauté XRP ont réagi vivement. Brad Kimes de Digital Perspectives a suggéré que la situation ressemblait à une « grande conspiration ».
Zach Rector, YouTuber spécialisé dans XRP, a décrit cela comme un « effort coordonné » pour faire taire XRP, arguant que la communauté cherchait simplement un terrain de jeu équitable.
Plus tôt ce mois-ci, David Schwartz, CTO émérite de Ripple, a également abordé les nouvelles allégations de l’ère Epstein. Il a rejeté les théories du complot, qualifiant plutôt le tout de rivalité crypto typique des débuts.
Par ailleurs, Schwartz a reconnu que certains acteurs de l’industrie auraient pu tenter « des tentatives malavisées en coulisses » pour saper des projets comme Ripple et Stellar à leurs débuts.
Ce débat renouvelé a incité certains membres de la XRP Army à soutenir que les rivalités industrielles et les batailles réglementaires précoces ont ralenti la croissance de XRP. Ils pensent que son prix, son adoption ou sa valeur de marché auraient été plus élevés sans ces défis.
Alors que certains croient à une opposition coordonnée, Schwartz évoque plutôt des tensions compétitives normales durant les premières années de la crypto, plutôt qu’une conspiration organisée.
Ce qui reste clair, c’est qu’en dépit du retrait de XRP des grandes plateformes et de sa longue bataille juridique, il continue de se négocier et de rester actif sur le marché, bien après que beaucoup aient prédit sa disparition. Pour ses supporters, cette résilience parle d’elle-même.