Les cinq premiers détenteurs de licences cryptographiques du Vietnam en concurrence féroce, l'interdiction des échanges étrangers forçant la localisation du marché

Les cinq principaux concurrents pour la première licence de cryptomonnaie au Vietnam

Selon un rapport de Reuters mardi, cinq entreprises vietnamiennes ont passé la première étape de vérification de leur qualification et se disputent l’obtention de la première licence réglementaire pour une plateforme d’échange de cryptomonnaies dans le pays. Par ailleurs, les autorités réglementaires sont en train de rédiger des règlements qui pourraient interdire aux citoyens vietnamiens d’utiliser des plateformes étrangères. Le Vietnam se classe au quatrième rang mondial dans le dernier indice global d’adoption de la cryptomonnaie de Chainalysis, avec un volume total de transactions estimé à 200 milliards de dollars sur une période de 12 mois jusqu’en juin 2025, malgré l’absence d’un cadre réglementaire national.

Contexte des cinq candidats : banques, courtiers et groupes d’entreprises en compétition

Selon Reuters, les cinq sociétés suivantes ont été sélectionnées pour la première étape de l’examen des licences de plateformes d’échange de cryptomonnaies au Vietnam :

Partenaire de Techcombank : l’une des principales banques privées du Vietnam, qui a récemment intensifié ses activités dans les services financiers numériques.

Partenaire de VPBank : l’une des plus grandes banques commerciales privées du Vietnam, qui a confirmé à Reuters avoir soumis une demande de licence.

Partenaire de LPBank : une banque commerciale de taille moyenne au Vietnam.

VIX Securities : un courtier local ayant une expérience en conformité réglementaire sur les marchés financiers.

Sun Group : un groupe d’entreprises diversifiées de renom au Vietnam, ayant également confirmé avoir déposé une demande de licence.

Cointelegraph a sollicité des interviews auprès de ces institutions, mais n’a pas encore reçu de réponse officielle à la date de publication.

Interdiction des plateformes étrangères et évolution rapide du cadre réglementaire vietnamien

Le Vietnam a commencé à accepter les demandes de licences pour les plateformes d’échange de cryptomonnaies en janvier 2026. La nouvelle législation a pour la première fois défini les actifs numériques comme des « biens » mais a explicitement interdit leur utilisation comme monnaie légale ou moyen de paiement. Les autorités s’inquiètent de l’utilisation croissante des cryptomonnaies et des stablecoins, notamment en raison des risques potentiels de fuite de capitaux.

Les caractéristiques principales du cadre réglementaire vietnamien sont :

Obligation de transactions en monnaie locale : à partir de septembre 2025, un programme pilote de cinq ans impose que toutes les transactions soient réglées en đồng vietnamien (VND).

Restrictions sur les entités éligibles : seules les entreprises officiellement enregistrées au Vietnam peuvent obtenir une licence d’émission.

Restrictions sur les actifs : le cadre interdit l’émission de cryptomonnaies adossées à des monnaies fiat (comme USDC, USDT, etc.), autorisant uniquement celles soutenues par de véritables actifs non financiers.

Interdiction des plateformes étrangères en cours d’élaboration : les autorités préparent des règlements visant à interdire aux citoyens vietnamiens d’utiliser des plateformes de cryptomonnaies étrangères, afin de concentrer l’activité sur des plateformes conformes localement.

Il est important de noter que le seuil de capital requis fixé par le ministère des Finances est très élevé (environ 379 millions de dollars), ce qui a empêché jusqu’à présent toute demande officielle pour un pilote de trading d’actifs numériques. Les cinq entreprises en phase d’examen initial indiquent une possible adaptation des exigences de capital ou une avancée dans le processus d’approbation.

Cadre fiscal et perspectives futures

En février de cette année, le Vietnam a élaboré un projet de taxation des transactions en cryptomonnaies, assimilant l’achat et la vente d’actifs numériques à la négociation d’actions ou de titres :

Investisseurs individuels : chaque transaction cryptographique effectuée via une plateforme agréée sera taxée à 0,1 %, tandis que les transferts liés resteront exonérés de TVA.

Entreprises et investisseurs institutionnels : les profits issus des transactions cryptographiques, après déduction des coûts, seront soumis à un impôt sur les sociétés de 20 %.

Ce cadre fiscal marque la transition du Vietnam d’un « espace gris » tolérant à une réglementation claire et officielle, offrant une base plus sûre pour l’exploitation conforme des futures plateformes locales.

Questions fréquentes

Pourquoi le Vietnam veut-il interdire les plateformes étrangères de cryptomonnaies ?
La principale motivation est le contrôle des flux de capitaux. Les autorités craignent que de nombreux fonds ne sortent du pays via des plateformes étrangères, affaiblissant ainsi la réserve de capitaux du système financier national. En imposant que toutes les transactions se fassent sur des plateformes locales agréées et en utilisant le VND, le gouvernement peut mieux surveiller les mouvements transfrontaliers et assurer l’intégration fiscale.

L’interdiction des stablecoins comme USDT et USDC signifie-t-elle qu’ils ne peuvent plus être utilisés au Vietnam ?
Selon le cadre actuel, les stablecoins adossés à des monnaies fiat, tels que USDT et USDC, ne figurent pas dans la liste des actifs conformes pour le marché local. Cependant, l’interdiction des plateformes étrangères n’a pas encore été appliquée pleinement, et les utilisateurs vietnamiens peuvent encore utiliser ces stablecoins sur des plateformes étrangères comme Binance. La portée finale de la réglementation dépendra des détails des règlements et de leur application.

Pourquoi ces cinq candidats sont-ils principalement des banques et de grandes entreprises plutôt que des startups cryptographiques ?
Le cadre réglementaire vietnamien privilégie les institutions traditionnelles. La exigence de capital très élevé (environ 379 millions de dollars) exclut en pratique la majorité des startups cryptographiques, sauf celles disposant déjà d’une base financière solide, comme les banques ou les grands groupes. Cette approche reflète la stratégie des autorités vietnamiennes, qui souhaitent gérer le marché des cryptomonnaies en s’appuyant sur la conformité et la gestion des risques des acteurs traditionnels.

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