AliExpress fait l’objet d’une amende de 550 millions d’euros de la part de l’Union européenne et le titre d’Alibaba devra présenter un plan de remédiation.

La Commission européenne a annoncé le 20 juillet que la plateforme de commerce électronique transfrontalière AliExpress, appartenant à la société dont les actions sont représentées par Alibaba (09988-HK), a été lourdement sanctionnée à hauteur de 550 millions d’euros (environ 629 millions de dollars) pour violation des dispositions du « Digital Services Act » (DSA) concernant la modération des contenus et la sécurité des consommateurs. Il s’agit de l’amende la plus élevée infligée par l’Union européenne à une grande plateforme en ligne depuis la mise en œuvre intégrale du DSA.

Décision du DSA de l’UE : 550 millions d’euros dépassent les plateformes X et Temu

D’après l’annonce publiée par la Commission européenne le 20 juillet 2026, l’amende de 550 millions d’euros constitue la sanction la plus élevée infligée par l’UE à de grandes plateformes en ligne depuis la mise en œuvre complète du DSA, dépassant les précédentes condamnations visant la plateforme X (120 millions d’euros), propriété d’Elon Musk, ainsi que la plateforme e-commerce chinoise Temu (200 millions d’euros).

La Commission indique que, lors du calcul du montant de la sanction, elle a retenu comme facteur de réduction la « nouveauté » du DSA. Si ce facteur n’avait pas été pris en compte, conformément aux dispositions du DSA, l’amende aurait pu atteindre jusqu’à 6 % du chiffre d’affaires annuel mondial total de l’entreprise. Henna Virkkunen a déclaré dans un communiqué : « AliExpress compte 193 millions d’utilisateurs en Europe. Ce manque de conformité réglementaire n’est pas seulement dangereux pour les consommateurs ; il est aussi extrêmement injuste pour les autres entreprises qui respectent les règles. »

Catégories de violations du DSA : les contrefaçons restent pendant des semaines, le système publicitaire amplifie la diffusion, le mécanisme d’autorisation de marque manque d’efficacité

D’après l’enquête de la Commission européenne, les principales violations du DSA reprochées à AliExpress sont les suivantes :

Problème de maintien des produits illégaux : la plateforme permet que des contrefaçons, des jouets dangereux et des produits cosmétiques dangereux restent sur la plateforme pendant jusqu’à plusieurs semaines

Publicité et systèmes de recommandation : les algorithmes publicitaires et de recommandation d’AliExpress seraient accusés d’amplifier la diffusion des produits illégaux

Système d’autorisation de marque défaillant : le système d’« autorisation de marque », censé prévenir les contrefaçons, en raison d’un manque de personnel et d’une efficacité insuffisante, est très facilement contourné par des commerçants

Politique de sanctions non mise en œuvre : bien qu’AliExpress dispose d’une politique de sanctions, elle n’a pas réussi à l’appliquer, permettant à plusieurs commerçants en infraction de continuer à vendre des produits illégaux

Plan de remédiation à soumettre le 20 octobre, examen en décembre par l’UE

D’après la décision de la Commission européenne, AliExpress doit soumettre un plan de mesures de remédiation avant le 20 octobre 2026, précisant comment améliorer son évaluation des risques et ses mécanismes d’atténuation ; l’UE examinera ce plan en décembre 2026. Si, à cette date, l’on considère que les mesures ne répondent toujours pas aux exigences du DSA, AliExpress pourrait faire face à de nouvelles sanctions.

Jusqu’au 20 juillet 2026, la société Alibaba n’avait pas encore publié de réponse à cette décision.

Foire aux questions

Quel est le montant de l’amende DSA imposée par l’UE à AliExpress, et quand a-t-elle été annoncée ?

D’après l’annonce de la Commission européenne du 20 juillet 2026, AliExpress a été sanctionnée à hauteur de 550 millions d’euros (environ 629 millions de dollars) pour violation du « Digital Services Act ». Il s’agit de l’amende la plus élevée depuis la mise en œuvre complète du DSA, dépassant la plateforme X (120 millions d’euros) et Temu (200 millions d’euros).

Quelles étapes AliExpress doit-elle suivre après la sanction de l’UE ?

D’après la décision de la Commission européenne, AliExpress doit soumettre un plan de mesures de remédiation avant le 20 octobre 2026, indiquant comment améliorer l’évaluation des risques et les mécanismes d’atténuation. L’UE examinera le plan en décembre 2026 ; en cas de non-conformité aux exigences du DSA, AliExpress pourrait faire face à de nouvelles sanctions.

Quelles sont les principales raisons de la violation du DSA par AliExpress cette fois-ci ?

D’après l’enquête de l’UE, les principales raisons incluent : des contrefaçons, des jouets dangereux et des produits cosmétiques dangereux laissés sur la plateforme pendant des semaines, un système publicitaire qui intensifie la diffusion des produits illégaux, ainsi qu’un système d’« autorisation de marque » insuffisamment doté en personnel et peu efficace, facilement contournable par les commerçants.

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