Selon un rapport de la Banque mondiale publié le 28 juillet, des chercheurs de la NYU Stern et du think tank économique CEPR ont constaté qu’en cas d’arrêt des demandes des investisseurs étrangers pour des actifs libellés en dollars américains, les États-Unis perdraient environ 300 milliards de dollars par an en avantages de seigneuriage, soit l’équivalent d’environ 1 % du PIB.
L’étude prévoit également que la valeur réelle du dollar baisserait durablement de 8,8 %, que les rendements des bons du Trésor américain augmenteraient de 87 points de base et que les taux d’intérêt de la dette privée s’élèveraient de 72 points de base. Ces résultats reflètent les inquiétudes croissantes des investisseurs mondiaux concernant des déficits budgétaires américains persistants, malgré l’émission continue de titres du Trésor. Les données indiquent que la part des investisseurs étrangers dans les avoirs en bons du Trésor américains est passée de 45 % à 30 % au cours de la dernière décennie.