Le ministre français de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a indiqué que la police avait recensé 77 cas d'enlèvement, de séquestration, d'extorsion ou de tentative d'enlèvement liés au secteur des cryptomonnaies depuis janvier. Ce chiffre marque une forte augmentation par rapport aux 45 incidents signalés sur l'ensemble de l'année 2025. S'exprimant lors d'un événement organisé par l'Association des détenteurs d'actifs numériques (Adan), Nuñez a qualifié la stratégie de sécurité actualisée du ministère de l'Intérieur de plus ambitieuse que les précédentes, visant à lutter contre les crimes violents ciblant les professionnels des cryptomonnaies. Cette augmentation fait suite à une série d'attaques très médiatisées en 2025, dont l'enlèvement du cofondateur de Ledger, David Balland, qui a suscité une large inquiétude au sein de l'industrie française des cryptomonnaies.
Le ministère de l'Intérieur lance un partage de renseignements élargi et un réseau d'experts
Dans le cadre de ce cadre actualisé, les autorités prévoient d'élargir le partage de renseignements afin de mieux suivre les réseaux criminels, dont beaucoup opèrent en dehors de la France. Le ministère travaillera avec l'Adan pour constituer un réseau d'experts reliant les agents de sécurité de l'État aux acteurs du secteur privé. Nuñez a indiqué que les protocoles d'urgence introduits l'année dernière se sont avérés efficaces, les autorités fournissant une sécurité renforcée aux entrepreneurs en cryptomonnaies et à leurs familles. Au total, 724 professionnels des cryptomonnaies sont désormais inscrits sur les plateformes d'identification immédiate du ministère, soit une augmentation de 11 % par rapport à l'année dernière.
Les forces de l'ordre enregistrent 200 arrestations dans des affaires de cryptomonnaies en 2026
Nuñez a déclaré que les forces de l'ordre avaient arrêté 200 personnes cette année lors ou avant des attaques liées aux cryptomonnaies. Il a cité un incident survenu le 26 juin dans la Somme, dans le nord de la France, où des suspects ont été interpellés huit heures après le début d'une attaque. Il a attribué cette intervention rapide à une ligne d'urgence activée par la victime. Nuñez a cherché à rassurer les acteurs du secteur, affirmant que leur inquiétude est légitime et décrivant la stratégie actualisée comme plus ambitieuse que les précédentes.
L'arrestation au Maroc en juin 2025 a mis fin à une vague d'enlèvements à Paris
La vulnérabilité du secteur a été soulignée par une série d'attaques très médiatisées qui ont débuté en janvier 2025 et se sont intensifiées jusqu'en mai à Paris. Cette vague comprenait l'enlèvement de David Balland, cofondateur du fabricant de portefeuilles matériels de cryptomonnaies Ledger. Nuñez a déclaré que ces attaques ont cessé brutalement après l'arrestation en juin 2025 au Maroc d'un citoyen franco-marocain soupçonné d'avoir orchestré les enlèvements.
FAQ
Combien de cas d'enlèvement liés aux cryptomonnaies la police française a-t-elle recensés depuis janvier ?
Le ministre français de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a déclaré que la police avait recensé 77 cas d'enlèvement, de séquestration, d'extorsion ou de tentative d'enlèvement liés au secteur des cryptomonnaies depuis janvier. Cela représente une forte augmentation par rapport aux 45 incidents signalés sur l'ensemble de l'année 2025.
Quelles mesures de sécurité le ministère français de l'Intérieur a-t-il mises en place pour les professionnels des cryptomonnaies ?
Le ministère de l'Intérieur a élargi le partage de renseignements pour suivre les réseaux criminels et a travaillé avec l'Adan pour constituer un réseau d'experts reliant les agents de sécurité de l'État aux acteurs du secteur privé. Les autorités ont fourni une sécurité renforcée aux entrepreneurs en cryptomonnaies et à leurs familles, avec 724 professionnels des cryptomonnaies désormais inscrits sur les plateformes d'identification immédiate du ministère. Les forces de l'ordre ont arrêté 200 personnes cette année lors ou avant des attaques liées aux cryptomonnaies, notamment un incident survenu le 26 juin dans la Somme où des suspects ont été interpellés huit heures après le début d'une attaque grâce à une ligne d'urgence.