Les marchés mondiaux des obligations réévaluent leur prix sous l’effet des tensions géopolitiques et du rebond de l’inflation au T1 2026

Message de Gate News, 23 avril — Les marchés mondiaux des obligations ont abordé 2026 en s’attendant à un assouplissement monétaire, mais les tensions géopolitiques au Moyen-Orient et les perturbations de l’approvisionnement énergétique ont renversé ce récit au cours du T1, obligeant les investisseurs à réévaluer les perspectives de taux d’intérêt. D’après les données d’Eurex, mars a marqué un tournant : les chocs énergétiques ont ravivé les inquiétudes liées à l’inflation et déclenché une large vague de ventes sur les obligations d’État.

Le choc inflationniste porté par l’énergie a conduit les investisseurs à réduire leurs attentes de baisses de taux aux États-Unis et à intégrer un éventuel resserrement supplémentaire en Europe. La Réserve fédérale a maintenu ses taux à 3,75 %, tandis que la Banque centrale européenne a conservé ses taux à 2,15 % tout au long du trimestre. Malgré une politique stable, les prix de marché ont avancé par rapport aux banques centrales, reflétant des risques d’inflation orientés vers l’avenir.

Les courbes de rendement se sont pentifiées sur les principaux marchés. Aux États-Unis, l’écart entre le taux à deux ans et le taux à dix ans a atteint 53 points de base, tandis qu’en Allemagne il se situait à 40 points de base. Les rendements à long terme ont augmenté plus fortement que les taux à court terme, signalant que les anticipations d’inflation à long terme ont entraîné une grande partie de la réévaluation. Les obligations italiennes à 10 ans ont réduit leur écart par rapport aux Bunds allemands, à 90 points de base, indiquant une demande durable pour des actifs offrant un rendement plus élevé.

L’activité de négociation s’est nettement intensifiée. Les volumes de contrats à terme sur les taux d’intérêt à long terme sur Eurex ont progressé de 18 % en glissement annuel, tandis que le volume d’intérêt ouvert a augmenté de 20 % sur les marchés allemands, de 31 % sur les marchés italiens et de 27 % sur les contrats français. La liquidité est restée stable pendant les périodes normales, avec des tailles en haut de carnet sur les contrats Bund dépassant 1 000 lots, même si elle s’est resserrée à environ 190 lots durant les épisodes de tension géopolitique et les périodes de report de contrats.

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