Récemment, l’indicateur de volatilité du marché obligataire américain a de nouveau attiré une attention mondiale dans le secteur financier. L’indice MOVE, qui mesure la volatilité des options sur les obligations américaines, a augmenté de 28 % en une seule journée vendredi dernier (20/03), atteignant un sommet relatif de 108,84. Ce phénomène est principalement dû à l’escalade des tensions géopolitiques, à la hausse des prix du pétrole brut et à la réévaluation des anticipations d’inflation par le marché. Arthur Hayes, co-fondateur de BitMEX, a laissé entendre dans un tweet que si l’indice continue de grimper, Bent et les décideurs pourraient intervenir rapidement pour fournir un mécanisme de tampon politique afin d’éviter un chaos sur le marché obligataire.
MOVE en hausse de 28 % en une journée
Le 20 mars 2026, l’indice MOVE a connu une augmentation significative de 28 %, atteignant 108,84. En tant qu’indicateur clé de l’incertitude sur le marché obligataire, il reflète les divergences des investisseurs concernant la trajectoire future des taux d’intérêt. La cause immédiate de cette volatilité est la hausse des prix du Brent suite à l’escalade des tensions géopolitiques au Moyen-Orient, dépassant la barre des 100 dollars. La hausse des prix de l’énergie a également modifié les attentes du marché pour les obligations anti-inflation (TIPS), avec une inflation implicite de 5 % pour l’année à venir. Face à ces anticipations d’inflation persistante, le marché craint que la Réserve fédérale ne se tourne vers une politique de resserrement, ce qui pousse les rendements des obligations américaines à 10 et 30 ans proches respectivement de 4,39 % et 5 %.
En se référant à l’expérience du “Jour de la Libération” en avril dernier, Bent pourrait intervenir rapidement
Les participants au marché comparent généralement cette volatilité à la pression exercée sur le marché obligataire en avril 2025. Le 2 avril 2025, le président américain Trump a officiellement annoncé la mise en œuvre d’une vaste politique tarifaire dite “Jour de la Libération”. Lors de l’annonce initiale, le marché obligataire américain a connu une revalorisation extrême. La forte anticipation d’une hausse des droits d’importation, qui devait directement faire grimper les prix domestiques, a alimenté l’inflation, entraînant une vente initiale des obligations américaines, avec une hausse notable des rendements à long terme et une montée de l’indice MOVE jusqu’à 140.
Le secrétaire au Trésor américain, Bent, possède une solide expérience en gestion de fonds macro de couverture, avec une grande sensibilité à la liquidité du marché obligataire et aux coûts de financement. Face à la demande croissante de prolongation de la dette américaine, le marché suppose que le Département du Trésor a pris conscience de la gravité de la pression sur le marché obligataire. Arthur Hayes, co-fondateur de BitMEX, a laissé entendre dans un tweet que si l’indice continue de grimper, Bent et les décideurs pourraient intervenir rapidement pour fournir un mécanisme de tampon politique afin d’éviter un chaos sur le marché obligataire.
Que fera Buffalo Bill Bessent après avoir désengagé le pétrole iranien si MOVE continue de s’envoler ? pic.twitter.com/FelT2rR4D2
— Arthur Hayes (@CryptoHayes) 21 mars 2026
Faut-il réduire les risques ou attendre une intervention de liquidité pour sauver le marché ?
La hausse de l’indice MOVE reflète non seulement les inquiétudes à court terme concernant l’inflation, mais met aussi en lumière la pression systémique que subit la dette américaine. Dans un contexte de taux élevés et de forte volatilité, la réduction des achats d’obligations devient une préoccupation structurelle. Certains analystes macro recommandent de diminuer modérément l’exposition aux risques à ce stade.
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Cependant, certains acteurs du secteur des cryptomonnaies et du trading macro ont une opinion différente. Ils estiment que si la volatilité extrême du marché obligataire oblige la Fed ou le Trésor à intervenir en injectant de la liquidité, cette anticipation d’assouplissement monétaire pourrait en fait catalyser des flux vers des actifs risqués comme le Bitcoin. En se référant à la tendance d’avril dernier, le Bitcoin a également montré une forte résilience après une correction temporaire, amorçant une reprise indépendante.
Cependant, Arthur Hayes avait également mis en garde les investisseurs au début du mois, soulignant qu’il est difficile de prévoir la durée et l’intensité de la politique américaine envers l’Iran, ni quand ou si la Fed changera de cap. Mieux vaut attendre des actions concrètes, telles qu’une baisse des taux ou une relance du bilan, plutôt que de parier à l’avance.
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Cet article sur la hausse de près de 30 % de l’indice MOVE en une journée soulève la question : faut-il réduire les risques ou attendre une intervention de liquidité pour sauver le marché ? Publié initialement par Chain News ABMedia.