Des drones de la flotte fantôme de Poutine liés à 144 incidents de surveillance à travers l'Europe

Les services de renseignement russes ont probablement coordonné une vaste campagne de surveillance par drones ciblant des installations militaires et nucléaires à travers l'Europe pendant une période de 18 mois débutant fin 2024, selon un rapport de l'International Institute for Strategic Studies. La campagne a impliqué 144 incidents liés aux drones dans plus d'une douzaine de pays de l'OTAN et en Irlande, certains drones ayant été lancés depuis des navires liés à la flotte fantôme russe, notamment le pétrolier Seasons 1 et le cargo Hav Dolphin. L'activité des drones a culminé en septembre et novembre 2025 avant de décliner après que les forces navales européennes ont commencé à saisir des navires suspects de la flotte fantôme en 2026. L'opération ciblait des sites stratégiques, dont la RAF Lakenheath dans le Suffolk et la base navale de l'Île Longue en France, exposant d'importantes faiblesses dans les défenses aériennes européennes alors que les autorités n'ont pas réussi à intercepter ou capturer les drones.

Le rapport de l'IISS documente 144 incidents de drones dans les pays de l'OTAN

Le rapport de l'International Institute for Strategic Studies conclut que les services de renseignement russes ont orchestré 144 incidents liés aux drones dans plus d'une douzaine de pays de l'OTAN et en Irlande à partir de fin 2024. Charlie Edwards, chercheur principal à l'IISS et co-auteur du rapport, a déclaré que les preuves indiquent fortement que le Kremlin a mené une campagne coordonnée de drones en Europe. Edwards a décrit l'opération comme une série de succès tactiques pour la Russie, mettant en lumière ce qu'il a appelé un échec stratégique des défenses alliées, principalement conçues pour contrer les menaces militaires conventionnelles plutôt que les petits drones peu coûteux volant à basse altitude. Les chercheurs ont affirmé que la campagne a été menée avec une impunité considérable.

RAF Lakenheath et Île Longue parmi les sites stratégiques ciblés

Parmi les sites présumés ciblés figuraient la RAF Lakenheath dans le Suffolk, qui se préparait à accueillir des armes nucléaires américaines, et la RAF Fairford dans le Gloucestershire. La base de sous-marins nucléaires française de l'Île Longue en Bretagne a également été identifiée comme l'un des lieux où une activité suspecte de drones a été enregistrée. L'analyse a révélé que l'Allemagne a enregistré le plus grand nombre d'incidents. Malgré la fréquence des intrusions, les armées occidentales n'auraient pas réussi à abattre ou à saisir l'un des drones impliqués.

Seasons 1 et Hav Dolphin identifiés comme navires suspects de lancement

Le rapport suggère que certains drones pourraient avoir été lancés depuis des navires liés à la flotte fantôme russe. Les enquêteurs ont identifié le pétrolier Seasons 1, qui opérait en mer du Nord près de l'Essex, et le cargo Hav Dolphin, amarré à Hull lors de plusieurs incidents signalés, comme plates-formes de lancement possibles. Le Hav Dolphin a ensuite été également soupçonné d'être impliqué dans des observations de drones au-dessus d'une base de sous-marins dans le nord de l'Allemagne.

Les objectifs de la campagne allaient au-delà de la simple collecte de renseignements

Les chercheurs estiment que les objectifs de la campagne allaient au-delà de la simple collecte de renseignements. Les motivations potentielles incluent la surveillance d'installations nucléaires, la reconnaissance militaire, la cartographie des chaînes d'approvisionnement et logistiques, ainsi que des opérations psychologiques destinées à créer de l'incertitude. Bien que de nombreux gouvernements européens se soient abstenus d'accuser publiquement la Russie d'avoir orchestré les incidents, Edwards a déclaré que les responsables reconnaissaient en privé la gravité des conclusions. Selon lui, les gouvernements consultés pendant les recherches ont accueilli favorablement la publication du rapport malgré leur réticence à porter des accusations publiques officielles.

Le pic des incidents a eu lieu de septembre à novembre 2025

Les observations de drones ont culminé en septembre et novembre 2025. Le nombre d'incidents signalés a diminué depuis que les forces navales européennes ont commencé à saisir des navires associés à la flotte fantôme russe en 2026.

FAQ

Quels sites la campagne de surveillance par drones russes a-t-elle ciblés en Europe ?

Selon le rapport de l'IISS, les sites ciblés comprenaient la RAF Lakenheath dans le Suffolk, qui se préparait à accueillir des armes nucléaires américaines, la RAF Fairford dans le Gloucestershire, et la base de sous-marins nucléaires française de l'Île Longue en Bretagne. L'Allemagne a enregistré le plus grand nombre d'incidents parmi les pays touchés.

Quels navires ont été identifiés comme plates-formes de lancement suspectes pour les drones ?

Les enquêteurs ont identifié le pétrolier Seasons 1, qui opérait en mer du Nord près de l'Essex, et le cargo Hav Dolphin, amarré à Hull lors de plusieurs incidents signalés, comme plates-formes de lancement possibles. Le Hav Dolphin a ensuite été également soupçonné d'être impliqué dans des observations de drones au-dessus d'une base de sous-marins dans le nord de l'Allemagne.

Quand l'activité des incidents de drones a-t-elle culminé et décliné ?

Les observations de drones ont culminé en septembre et novembre 2025. Le nombre d'incidents signalés a diminué depuis que les forces navales européennes ont commencé à saisir des navires associés à la flotte fantôme russe en 2026.

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