Trump signe un décret exécutif pour des examens volontaires des modèles d’IA

Le président Donald Trump a signé un décret présidentiel établissant un processus fédéral d’examen volontaire pour les modèles d’IA avancés, visant à renforcer la surveillance fédérale des systèmes d’IA avant leur mise à disposition du public. Dans le cadre de cette mesure, il est encouragé aux développeurs d’IA de soumettre volontairement leurs modèles à une évaluation par le gouvernement afin de déterminer l’étendue de leurs capacités avancées liées au cyberespace. Le dispositif intervient dans une période de concurrence accrue entre les principaux développeurs d’IA aux États-Unis.

Le décret de Trump met en place un cadre d’examen volontaire de l’IA

Dans le cadre du décret présidentiel, il est encouragé aux développeurs d’IA de soumettre volontairement leurs modèles à une évaluation par le gouvernement afin de déterminer s’ils répondent à ce qu’on appelle des systèmes d’IA de pointe. Le cadre propose que les entreprises participantes fournissent aux autorités fédérales un accès aux modèles éligibles jusqu’à 30 jours avant un déploiement plus large. Le processus permettrait aussi aux agences gouvernementales d’aider à identifier des organisations de confiance susceptibles de recevoir un accès anticipé à des fins d’évaluation. Le décret précise explicitement qu’il n’instaure pas d’exigences obligatoires de licence, d’approbation ou d’autorisation pour le développement, la publication, la mise sur le marché, la diffusion ou la distribution de technologies d’IA, y compris des modèles de pointe.

Le décret présidentiel a été signé en privé après le report d’une cérémonie publique précédemment prévue, impliquant des dirigeants de la technologie. À l’époque, Trump avait indiqué qu’il avait des réserves concernant certains éléments de la proposition. L’annonce fait suite à des informations selon lesquelles l’entreprise d’IA Anthropic aurait déposé confidentiellement des documents auprès de la Securities and Exchange Commission en préparation d’une éventuelle introduction en bourse initiale. OpenAI explorerait également, selon des informations, une éventuelle entrée sur un marché public. Parallèlelement, la société d’aérospatiale d’Elon Musk, SpaceX, affiliée à sa branche d’intelligence artificielle SpaceXAI, devrait atteindre les marchés publics avant les deux autres sociétés, des projections suggérant une valorisation dépassant 1 billion de dollars.

Des informations indiquent que plusieurs personnalités de premier plan, dont le capital-risqueur David Sacks, Elon Musk et le PDG de Meta, Mark Zuckerberg, ont fait part de leurs inquiétudes à l’administration concernant une version antérieure de la politique d’IA qui était à l’étude.

Le modèle de sécurité d’Anthropic attire l’attention du gouvernement

Le décret intervient plusieurs mois après qu’Anthropic a attiré l’attention des responsables gouvernementaux et des marchés financiers avec le lancement de Claude Mythos Preview, un modèle d’IA conçu pour identifier des vulnérabilités logicielles et des faiblesses en matière de sécurité. La société a d’abord restreint l’accès à un nombre limité d’organisations via une initiative de cybersécurité connue sous le nom de Project Glasswing, qui a été élargie mardi. Le déploiement du modèle a entraîné une série de réunions entre des dirigeants d’Anthropic et des responsables seniors de l’administration, dont la cheffe de cabinet de la Maison-Blanche, Susie Wiles, et la secrétaire au Trésor, Scott Bessent.

En plus de définir des procédures d’évaluation des systèmes d’IA avancés, l’ordre fixe des calendriers pour que les agences fédérales élaborent des orientations et des directives supplémentaires. Il charge le ministère de la Défense de donner la priorité à la protection des systèmes d’information du gouvernement contre les menaces de cybersécurité.

Le ministère de la Défense classe Anthropic comme risque lié à la chaîne d’approvisionnement

Le ministère de la Défense a déjà fait part de préoccupations concernant les modèles d’IA avancés d’Anthropic. Avant le lancement de Mythos, l’agence a classé l’entreprise comme présentant un risque lié à la chaîne d’approvisionnement, une désignation qui empêche les sous-traitants de la défense d’utiliser sa technologie dans des travaux liés au ministère, et qui reflète des inquiétudes liées à la sécurité nationale. Anthropic a ensuite déposé un recours juridique visant à faire annuler cette désignation. Les procédures judiciaires liées à ce différend restent en cours.

FAQ

Que prévoit le décret de Donald Trump sur l’IA ?

Donald Trump a signé un décret présidentiel établissant un processus fédéral d’examen volontaire pour les modèles d’IA avancés. Dans le cadre de cette mesure, il est encouragé aux développeurs d’IA de soumettre volontairement leurs modèles à une évaluation du gouvernement jusqu’à 30 jours avant un déploiement plus large afin de déterminer l’étendue de leurs capacités avancées liées au cyberespace. Le décret précise explicitement qu’il n’instaure pas d’exigences obligatoires de licence, d’approbation ou d’autorisation pour les technologies d’IA.

Pourquoi Anthropic a-t-elle attiré l’attention du gouvernement ?

Anthropic a attiré l’attention des responsables gouvernementaux avec l’introduction de Claude Mythos Preview, un modèle d’IA conçu pour identifier des vulnérabilités logicielles et des faiblesses en matière de sécurité. Le lancement a conduit à des réunions entre des dirigeants d’Anthropic et des responsables seniors de l’administration, dont la cheffe de cabinet de la Maison-Blanche, Susie Wiles, et la secrétaire au Trésor, Scott Bessent. Avant la sortie de Mythos, le ministère de la Défense a classé Anthropic comme présentant un risque lié à la chaîne d’approvisionnement, limitant l’accès des sous-traitants de la défense à sa technologie dans des travaux liés au ministère.

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