L’Association nationale des agents immobiliers (NAR) a indiqué le 16, à l’heure locale, que les ventes de logements en attente aux États-Unis pour juin ont reculé de 5,4% en glissement mensuel et de 0,3% en glissement annuel, avec une forte déception par rapport aux attentes du marché, qui tablaient sur une baisse mensuelle de 0,5%. Cette baisse a été attribuée à la remontée des taux hypothécaires à un niveau proche du plus haut sur un an, combinée à la hausse des prix médians nationaux des logements, désormais à des niveaux records. Le chef économiste de la NAR, Lawrence Yun, a souligné que la combinaison de ces facteurs contribue à un ralentissement du marché immobilier, particulièrement difficile pour les primo-accédants, même si la croissance de l’emploi pourrait contribuer à soutenir la demande de logements.
Ventes de logements en attente en juin : raté des attentes de marché avec un écart important
Le chiffre des ventes de logements en attente pour juin, à -5,4% en glissement mensuel, a nettement manqué la prévision consensuelle du marché d’Yonhap Infomax, fixée à -0,5%. En glissement annuel, les ventes en attente ont diminué de 0,3%. L’indice des ventes de logements en attente constitue un indicateur avancé du secteur immobilier : il suit les contrats signés qui n’ont pas encore été finalisés. Les transactions immobilières sont généralement conclues 1 à 2 mois après la signature du contrat.
Les quatre principales régions des États-Unis enregistrent des baisses mensuelles
Les données régionales montrent des reculs dans les quatre principales zones des États-Unis en juin. Le Midwest a enregistré la plus forte baisse, à -8,9% en glissement mensuel, suivi de l’Ouest à -4,7%, du Sud à -4,1% et du Nord-Est à -3,0%. En comparaison annuelle, le Nord-Est progresse de 2,2% et le Midwest de 0,3%, tandis que le Sud recule de 0,9% et l’Ouest baisse de 1,1%.
L’économiste de la NAR cite les taux hypothécaires et des prix records comme facteurs clés
Lawrence Yun, chef économiste de la NAR, a déclaré que « la combinaison de taux hypothécaires proches d’un plus haut sur un an et du prix médian national des logements atteignant un plus haut historique contribue à la contraction du marché immobilier ». Il a insisté sur le fait que cet environnement est « particulièrement difficile pour les primo-accédants ». Yun a ajouté que « la croissance de l’emploi peut contribuer à soutenir la demande de logements » et a précisé « qu’il vaut la peine d’insister sur le fait que c’est l’activité de clôture finale, et non la signature des contrats, qui a un impact économique ».
FAQ
Qu’est-ce qui a fait baisser les ventes de logements en attente aux États-Unis en juin ?
Les ventes de logements en attente ont reculé en raison de taux hypothécaires proches d’un plus haut sur un an, combinés à des prix médians nationaux des logements atteignant des niveaux records, selon Lawrence Yun, chef économiste de la NAR.
Quelle région des États-Unis a enregistré la plus forte baisse des ventes de logements en attente en juin ?
La région du Midwest a enregistré la plus forte baisse, à -8,9% en glissement mensuel, en juin, suivie de l’Ouest à -4,7%, du Sud à -4,1% et du Nord-Est à -3,0%.