
Le rendement des bons du Trésor américains à 30 ans est brièvement monté de 4 points de base le 18 mai à 5,16 %, atteignant le plus haut niveau depuis octobre 2023 ; le rendement à 10 ans a touché 4,63 % et celui à 2 ans 4,10 %. Guneet Dhingra, responsable de la stratégie de taux pour les États-Unis chez BNP Paribas, confirme qu’au-delà de 5 %, il n’y a aucun point d’ancrage.
Niveaux de rendement des obligations par échéance confirmés
30 ans : 5,16 % (+4 points de base), plus haut niveau depuis octobre 2023
10 ans : 4,63 %, plus haut niveau depuis février 2025
2 ans : 4,10 %, plus haut niveau depuis février 2025
Facteurs déclencheurs (confirmés) : taux de croissance annuel de l’IPC en avril à 3,8 % ; taux de croissance annuel du PPI en avril à 6 % (deux fois la prévision) ; les problèmes en Iran maintiennent la hausse du prix du pétrole ; la Réserve fédérale maintient ses taux inchangés, et les anticipations de baisse ont été repoussées à 2027.
4,2 % pour les obligations japonaises à 30 ans : record depuis 1999 et pression de ventes croisées mondiale
Le rendement des obligations japonaises à 30 ans a bondi de 20 points de base en une journée pour atteindre 4,2 %, établissant un nouveau record historique depuis la mise en émission en 1999, et figurant parmi les plus fortes hausses quotidiennes. Les rendements japonais de maturités longues ont également atteint un sommet, reflétant que la tarification du marché pour l’inflation passe de « temporaire » à « structurelle ».
Le Japon fait partie des plus grands détenteurs d’obligations américaines. La hausse des rendements japonais réduit l’attrait relatif des investisseurs institutionnels japonais pour acheter des bons du Trésor américains, créant une pression de ventes croisées sur le marché des obligations US et Japon, ce qui fait encore monter les rendements des maturités longues à l’échelle mondiale. La Banque du Japon, après avoir mis fin l’an dernier à la politique de taux négatifs, a progressivement relevé ses taux, mais le rendement à 30 ans, avec une hausse de 20 points de base sur une seule journée, a néanmoins dépassé les attentes du marché.
Le cadre de transaction confirmé par BNP Paribas
Position confirmée par Guneet Dhingra, responsable de la stratégie de taux pour les États-Unis chez BNP Paribas :
Citation directe : « Au-delà de 5 %, il n’y a aucun point d’ancrage. »
Plage à surveiller : le rendement des bons du Trésor américains à 30 ans entre 5,25 % et 5,5 %, constitue le prochain intervalle de négociation indiqué par Dhingra.
Les traders obligataires considèrent depuis longtemps le rendement de 5 % à 30 ans comme une ligne de « bon niveau pour acheter ». Ils pensent que les achats des investisseurs institutionnels s’y engageront. Mais comme le rendement a déjà franchi 5 % et continue de grimper, cette hypothèse a été contredite par l’évolution du marché.
Questions fréquentes
Après le franchissement de 5 % du rendement des bons du Trésor américains à 30 ans, quelle est la prochaine zone d’attention recommandée par Dhingra ?
BNP Paribas, par la voix de Guneet Dhingra, confirme qu’au-delà de 5 % « il n’y a aucun point d’ancrage » et recommande de surveiller la plage de négociation de 5,25 % à 5,5 %, ce qui suggère que la pression de vente pourrait persister tant que le marché n’a pas atteint cette zone.
Comment le fait que le rendement des obligations japonaises à 30 ans ait atteint un nouveau sommet en 1999 impacte-t-il le marché des bons du Trésor américains ?
Le Japon est l’un des plus grands détenteurs mondiaux d’obligations américaines. Après la hausse des rendements des obligations japonaises, l’attrait relatif pour les investisseurs institutionnels japonais d’acheter des bons du Trésor américains diminue, créant une pression de ventes croisées en sens inverse sur les bons du Trésor américains, ce qui pousse encore le rendement américain à long terme à la hausse.
Quand les anticipations de baisse des taux de la Réserve fédérale sont-elles actuellement prévues ?
D’après les informations disponibles, le marché a déjà repoussé les anticipations de baisse des taux de la Réserve fédérale à 2027. Les données d’inflation d’avril (IPC 3,8 %, PPI 6 %) réduisent encore la probabilité d’une baisse à court terme, et la Réserve fédérale maintient actuellement ses taux inchangés.