Dire que l’affaire ZEC a une saveur d’humour noir. Une crypto qui mise sur « confidentialité absolue » qui finit par échouer sur le point de ne pouvoir prouver si une faille a été exploitée ou non.



Regardons d’abord la surface : la faille dans l’algorithme elliptique du protocole Orchard, en gros, c’est une porte dérobée laissée dans le code, permettant à un attaquant de générer de toute pièce des ZEC, et cela ne se voit pas sur la blockchain. La faille était présente depuis mai 2022, presque quatre ans avant d’être découverte. Ce qui est encore plus dur à avaler, c’est que ce n’est pas une équipe de sécurité de haut niveau qui a trouvé la faille, mais quelqu’un qui a écrit un programme d’exploitation avec Claude Opus 4.8 — le seuil pour exploiter une faille via IA devient vraiment accessible.

Mais ce qui a vraiment fait s’effondrer le marché, ce n’est pas la faille elle-même, mais la rétroaction négative sur la caractéristique de confidentialité de Zcash. Lorsqu’une faille apparaît dans une blockchain publique classique, on peut remonter, auditer, prouver si elle a été exploitée ou non. Zcash, non — sa conception est faite pour que rien ne soit visible. Personne ne peut répondre à la question cruciale : au cours des quatre dernières années, cette faille a-t-elle été utilisée en secret ? Personne ne sait, et il n’y aura jamais de preuve cryptographique pour le confirmer.

C’est comme si votre coffre-fort avait un trou, mais que vous ne savez pas si quelqu’un a déjà pris ce qu’il contenait. La réaction rationnelle, c’est de supposer qu’il a été vidé. Le marché a réagi comme ça, avec une chute de 40 % en une journée, presque la moitié du prix, ce n’est pas injustifié.

Et puis il y a ce gros baleinier Garrett Jin, qui a ouvert une position short de 57 460 ZEC juste avant ou autour du 23 mai, deux semaines avant la divulgation publique. Actuellement, il affiche un gain flottant de 16,48 millions de dollars, en tête du classement des gains flottants sur Hyperliquid. Si vous pensez que c’est une analyse purement technique, je suis sceptique. Zcash, cette crypto de seconde zone, avec une liquidité pas très profonde, ose prendre une position short aussi lourde à ce moment-là, cela indique que ses sources d’informations ne sont probablement pas publiques. Deux semaines d’écart, c’est trop flagrant.

Globalement, cette affaire ne touche pas seulement le prix de ZEC. Elle remet en cause une hypothèse fondamentale des cryptos de confidentialité : que l’on peut détenir en toute confiance, car personne ne peut voir ce que l’on fait. Maintenant, même les détenteurs ne peuvent pas savoir si la faille a été exploitée ou non. Cette confiance s’effrite, et c’est difficile à réparer.

À court terme, il pourrait y avoir un rebond dû à la survente, après tout, le marché est très shorté. Mais à long terme, la promesse de Zcash « confidentialité non auditable » devient une faiblesse fatale. Si le projet ne propose pas une solution d’« auditabilité de la confidentialité » minimale, cette crypto ne sera plus qu’un actif spéculatif. Quant à ce gros baleinier qui a shorté en avance, on peut juste dire — ce n’est pas fini.
ZEC-6,41%
Voir l'original
Cette page peut inclure du contenu de tiers fourni à des fins d'information uniquement. Gate ne garantit ni l'exactitude ni la validité de ces contenus, n’endosse pas les opinions exprimées, et ne fournit aucun conseil financier ou professionnel à travers ces informations. Voir la section Avertissement pour plus de détails.
  • Récompense
  • Commentaire
  • Reposter
  • Partager
Commentaire
Ajouter un commentaire
Ajouter un commentaire
Aucun commentaire
  • Épinglé