Auteur : Common Sense Investor (CSI)
Traduction : 深潮 TechFlow
Deep潮 guide : Avec le bouleversement macroéconomique prévu pour 2026, la logique du marché est en train de changer profondément. L’investisseur macro expérimenté Common Sense Investor (CSI) propose un point de vue inversé : 2026 sera une année où les obligations surpasseront les actions.
Basé sur la lourde pression des dépenses d’intérêts du gouvernement américain, les signaux déflationnistes libérés par l’or, la congestion extrême des positions short sur les obligations et le conflit commercial imminent, l’auteur pense que les obligations américaines à longue durée (comme TLT) sont à un point d’éclatement avec un avantage de « jeu asymétrique ».
Alors que le marché considère généralement que les obligations sont « non investissables », cet article, à travers une déduction macroéconomique rigoureuse, révèle pourquoi les obligations à longue échéance pourraient devenir l’actif à la plus forte rentabilité en 2026.
Voici le corps de l’article :
Pourquoi je surestime TLT et TMF — et pourquoi les actions seront en retard en 2026
Je n’écris pas ces lignes à la légère : 2026 est destinée à être une année où les obligations surperformeront les actions. Ce n’est pas parce que les obligations sont « sûres », mais parce que la mathématique macroéconomique, la répartition des positions et les contraintes politiques convergent de manière sans précédent — et cette situation ne se termine que rarement par un « taux d’intérêt plus élevé pour plus longtemps ».
J’ai déjà mis en pratique mon point de vue avec de l’argent réel.
TLT (ETF des obligations américaines à plus de 20 ans) et TMF (ETF triple levier sur les obligations américaines à plus de 20 ans) représentent actuellement environ 60 % de mon portefeuille. Cet article compile mes données récentes, ajoute un contexte macroéconomique neuf, et esquisse un scénario haussier pour les obligations à longue échéance (notamment TLT).
Cette combinaison a toujours été le carburant de fusée pour TLT dans l’histoire.
Chaque fois que l’or grimpe de plus de 200 % en peu de temps, ce n’est pas une inflation hors de contrôle qu’il annonce — c’est une pression économique, une récession et une baisse des taux réels (voir figure 1 ci-dessous).
L’expérience historique montre :
Depuis 2020, l’or a de nouveau augmenté d’environ 200 %. Ce modèle ne s’est jamais terminé par une inflation durable.
Quand la croissance se retourne, la performance de l’or ressemble davantage à celle d’un actif de refuge.

Les États-Unis dépensent actuellement environ 1,2 trillion de dollars par an en intérêts, soit environ 4 % du PIB (voir figure 2 ci-dessous).
Ce n’est plus une question théorique. C’est une sortie d’argent réelle — lorsque le rendement à long terme reste élevé, les intérêts s’accumulent rapidement par effet composé.

C’est ce qu’on appelle la « dominance fiscale » :
Ce cercle vicieux ne se résoudra pas par un « taux d’intérêt plus élevé pour plus longtemps ». Il doit être résolu par une intervention politique !
Pour soulager la douleur immédiate, le Trésor a fortement réduit l’émission de dettes à long terme :

Cela ne résout pas le problème — cela le transfère simplement dans le futur :
Ironiquement, c’est précisément cette situation qui maintient les rendements à long terme à un niveau élevé… et qui, en cas de crise de croissance, entraînera une chute brutale.
La Fed contrôle les taux à court terme, pas ceux à long terme. Lorsque les rendements à long terme atteignent :
… la Fed n’interviendra que de deux façons :
Elle n’agira pas en avance. Elle n’interviendra qu’en cas de pression manifeste.
Références historiques :
Ce n’est pas qu’une théorie — c’est une réalité qui s’est déjà produite !
Les données récentes montrent que l’inflation de base revient au niveau de 2021 (voir figure 4).

Le marché est en avance. Le marché obligataire a déjà commencé à percevoir ces signaux.

Les positions congestionnées ne se dissipent pas lentement. Elles peuvent se retourner violemment — surtout lorsque la narration du marché change.
Et surtout :
« Les shorteurs entrent en masse après que la tendance est lancée, pas avant. »
C’est typique d’un comportement en fin de cycle !
Une récente publication de 13F montre qu’un grand fonds a massivement acheté des options d’achat (Calls) sur TLT dans ses positions trimestrielles.
Quelle que soit la source, le message est clair : le capital sophistiqué commence à repositionner la duration. Même le fonds de George Soros détient des options d’achat sur TLT dans sa dernière déclaration 13F.

Les dernières nouvelles renforcent la logique « refuge ». Le président Trump a annoncé de nouvelles menaces de droits de douane contre le Danemark / le Groenland, et des responsables européens discutent publiquement de geler ou suspendre leur participation à l’accord douanier UE-États-Unis en réponse.
Les tensions commerciales :
Ce n’est pas une impulsion inflationniste, mais un choc déflationniste.
Les valorisations actuelles des actions reflètent :
Tandis que celles des obligations reflètent :
Si l’un de ces deux scénarios dévie, les rendements se différencieront fortement.
Les obligations à longue échéance ont une « convexité » (Convexity), ce que les actions n’ont pas.
Et cela sans compter les revenus d’intérêts, la prime de convexité, et l’effet accélérateur du rachat à découvert. Voilà pourquoi je vois un « potentiel de hausse asymétrique ».
Honnêtement : après la débâcle de 2022, j’avais juré de ne plus toucher aux obligations longues. Voir ces actifs à longue durée se faire déchiqueter a été une expérience très frustrante.
Mais le marché ne paie pas pour votre traumatisme psychologique — il ne paie que pour la probabilité et le prix.
Quand tout le monde pense que les obligations sont « non investissables », que le sentiment est au plus bas, que les shorteurs sont nombreux, que les rendements sont élevés et que le risque de croissance augmente…
2026 sera finalement « l’année des obligations ».