La stratégie de stablecoin de l’Iran attire l’attention mondiale au milieu des turbulences géopolitiques plus larges. À cet égard, lors des frappes aériennes du 28 février, la Banque centrale d’Iran a suspendu la paire de trading $USDT-toman afin de réduire la revalorisation de la monnaie.
Cela indique l’importance systémique des stablecoins dans l’économie du pays. De plus, le Groupe d’action financière (GAFI) a révélé que les stablecoins représentaient jusqu’à 84 % des volumes de crypto illégaux en Iran en 2025.
L’économie de crypto de 10 milliards de dollars de l’Iran subit un test de résistance en pleine guerre
Au début de février 2026, les rapports ont indiqué que les volumes de transferts crypto de l’Iran avaient atteint environ 8 à 10 milliards de dollars en 2025. À cet égard, la Banque centrale d’Iran a acheté au moins 507 millions de dollars en $USDT en 2025. Cela montre un plan sophistiqué pour contourner le système bancaire mondial.
Les rapports de marché soulignent qu’une part importante de l’activité crypto en Iran était liée au Corps des Gardiens de la révolution islamique (IRGC). Plus précisément, lorsque l’Iran a subi des frappes américaines et israéliennes le 28 février, et que la situation au Moyen-Orient, notamment dans le détroit d’Hormuz, s’est aggravée, la connectivité Internet du pays a chuté de 99 %.
Cela a entraîné une baisse de 80 % des volumes de transferts crypto, et les échanges ont adopté une posture défensive, suspendant les retraits tout en procédant à un traitement par lots.
L’Iran utilise les stablecoins comme partie intégrante de sa stratégie d’évasion des sanctions
Par ailleurs, la Banque centrale iranienne a ordonné aux échanges crypto de suspendre la paire $USDT-toman. Par la suite, lorsque le trading a repris, les prix déconnectés et les carnets de commandes réduits ont révélé une perspective de marché fragile sans cette paire cruciale. Même alors, alors que les citoyens iraniens perdaient l’accès lors du blackout, des acteurs liés au régime auraient pu continuer à transférer des fonds discrètement.
Récemment, le GAFI a publié un rapport sur les stablecoins ainsi que sur les portefeuilles non hébergés, faisant référence aux 84 % de volumes de crypto illégitimes en 2025, incluant les stablecoins. Le rapport a clairement pointé du doigt des acteurs iraniens tout en exhortant les émetteurs à adopter rapidement des capacités de gel, de liste noire et de brûlage.
En conséquence, ce cas met en lumière le paradoxe au cœur des stablecoins, car ces actifs liés au dollar, essentiels pour les paiements légitimes transfrontaliers, sont devenus un instrument d’évasion des sanctions.
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