D’après l’analyse de Herald Economy, l’index KOSPI de la Corée du Sud s’est fortement découplé du S&P 500 américain en juillet : son coefficient de corrélation mensuel est tombé à 0,025, contre 0,5 en février, ce qui indique une rupture du mouvement synchronisé. Samsung Electronics et SK Hynix représentent désormais 52,30 % de la capitalisation boursière totale du KOSPI, transformant l’index en indicateur, de fait, du secteur des semi-conducteurs.
L’écart se reflète également dans la volatilité récente : le KOSPI a connu 12 jours de trading avec des variations dépassant 5 %, tandis que le S&P 500 n’en a enregistré aucun sur la même période. Ce mois-ci, l’Philadelphia Semiconductor Index et le KOSPI ont évolué de concert : ils ont tous deux reculé de 13,36 % et 14,06 %, respectivement, renforçant l’idée que le KOSPI reflète de plus en plus la performance du secteur des semi-conducteurs plutôt que celle des actions américaines, au sens large.