
Selon les informations de Protos, le Myanmar a publié le 15 mai un projet de loi intitulé « Loi antiprogrammes de fraude sur Internet », prévoyant de punir de la peine de mort les auteurs de fraudes en ligne qui forcent autrui à commettre ces actes par la violence, la torture, l’arrestation ou la détention illégales, ou par des moyens cruels ; les exploitants de centres de fraude ou les auteurs de fraudes liées aux cryptoactifs risquent quant à eux la réclusion à perpétuité. Le projet de loi devrait être soumis au Parlement pour examen en juin.
Article de confirmation : dispositions du projet de loi antiprogrammes de fraude sur Internet
D’après le rapport de la CNA, les dispositions du projet de loi sont les suivantes :
Peine de mort (conditions d’application) : peine de mort pour les criminels qui, en recourant à la « violence, la torture, l’arrestation, la détention illégales ou des moyens cruels », forcent autrui à se livrer à des fraudes sur Internet
Réclusion à perpétuité : toute personne reconnue coupable d’exploiter un centre de fraude ou de commettre une fraude en crypto-monnaie encourt la réclusion à perpétuité
Calendrier d’examen au Parlement : le gouvernement militaire du Myanmar (au pouvoir après un coup d’État en 2021) prévoit de revenir au Parlement en juin ; le projet de loi sera alors soumis à l’examen
Points non clarifiés : à ce jour, les autorités n’ont pas précisé si la disposition relative à la réclusion à perpétuité s’applique aux victimes forcées, agissant contre leur gré, à participer à des fraudes (les victimes dites de « traite d’êtres humains » sous forme de « vendeurs de cochons »).
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