La Banque de réserve de l'Inde a réaffirmé son soutien à une politique crypto en faveur de l'interdiction, proposant d'interdire aux banques et aux institutions financières de détenir, de négocier ou d'exposer leur portefeuille aux actifs cryptographiques, selon des documents gouvernementaux consultés par Reuters mercredi. La banque centrale vise à maintenir les cryptomonnaies en dehors du système financier réglementé, en raison de préoccupations concernant les stablecoins et la souveraineté monétaire. Le service fiscal indien a identifié une non-conformité généralisée, avec moins d'un quart des 645 000 personnes ayant effectué des transactions cryptographiques lors de l'exercice financier se terminant en mars 2023 les déclarant dans leurs déclarations fiscales.
La RBI propose une interdiction de l'exposition des institutions financières aux cryptomonnaies
La Reserve Bank of India a indiqué que les banques et les institutions financières devraient être interdites de détenir, de négocier ou d'exposer leur portefeuille aux actifs cryptographiques dans le cadre de mesures visant à exclure les cryptomonnaies du système financier réglementé, a rapporté Reuters mercredi. Cette position, favorable à une interdiction, reflète la position continue de la banque centrale sur la restriction de la participation institutionnelle aux marchés des actifs numériques.
La banque centrale met en garde contre les risques des stablecoins pour la souveraineté monétaire
La RBI a exprimé des préoccupations concernant les stablecoins dans les documents gouvernementaux. La banque centrale a averti que les stablecoins émis par des entités privées, adossés à des devises étrangères, pourraient représenter des risques pour la souveraineté monétaire nationale. Les stablecoins adossés à la roupie pourraient réduire les recettes du gouvernement provenant de l’émission de monnaie fiduciaire et créer des risques pour la stabilité financière en période de stress du marché, selon l’évaluation de la RBI.
Le service fiscal identifie une sous-déclaration généralisée des transactions cryptographiques
Le service fiscal indien a repéré des cas de déclaration erronée des détentions de cryptomonnaies dans les déclarations de revenus. Il a constaté que moins d’un quart des 645 000 personnes ayant effectué des transactions cryptographiques lors de l’exercice financier se terminant en mars 2023 les avaient déclarées dans leurs déclarations fiscales. Les transactions effectuées via des plateformes étrangères et des portefeuilles privés compliquent l’identification des bénéficiaires effectifs et la récupération des impôts, tandis que les transactions peer-to-peer en roupie rendent plus difficile le suivi des revenus imposables issus des cryptomonnaies, selon le service fiscal.
L’Inde maintient près de 39 millions d’investisseurs en cryptomonnaies malgré l’incertitude politique
L’Inde reste l’un des plus grands marchés cryptographiques en termes d’utilisateurs, malgré l’incertitude concernant la politique. Le pays comptait près de 39 millions d’investisseurs en cryptomonnaies détenant environ 2,1 milliards de dollars en actifs numériques à la fin mai, selon les estimations du service fiscal citées par Reuters.
FAQ
Que proposait la banque centrale indienne concernant les institutions financières et la crypto ?
La Reserve Bank of India a proposé que les banques et les institutions financières soient interdites de détenir, de négocier ou d’exposer leur portefeuille aux actifs cryptographiques, selon des documents gouvernementaux consultés par Reuters mercredi. La banque centrale soutient une politique crypto en faveur de l’interdiction pour maintenir les cryptomonnaies en dehors du système financier réglementé.
Combien de traders en cryptomonnaies en Inde ont déclaré des transactions dans leurs déclarations fiscales pour l’exercice se terminant en mars 2023 ?
Moins d’un quart des 645 000 personnes ayant effectué des transactions cryptographiques lors de l’exercice financier se terminant en mars 2023 les ont déclarées dans leurs déclarations fiscales, selon les conclusions du service fiscal indien dans des documents gouvernementaux consultés par Reuters.